Dakar est Saint Germain des Près.
juin 29, 2007
Pour ceux qui ne connaissent pas, Dakar est la capitale du Sénégal à l’extrême pointe atlantique de l’Afrique de l’ouest. Je ne vais pas faire ici un cours de géographie, Wikipédia fait ça très bien. En maints points, Dakar est semblable à Saint Germain des Près. (mmm, pas pour la vie culturelle on est d’accord…) Et, si de prime abord, l’analogie peut jurer, les communautés dorées libano-franco-dakaroises le reconnaîtront sûrement. Dakar a ses valeurs sûres, ses élites, ses petites frappes, ses marginaux, ses icônes et ses revanchards. Dakar est un tout petit monde, un village, où chacun connaît la vie de ses voisins. A quand un Sun, un Mirror, local ? Lisez la suite de cette entrée »
De l’art d’être futile
juin 28, 2007
Des fois, quand l’atmosphère pèse, je prends de grandes inspirations et je m’accorde quelques jours heures en « fille superficielle ». Ainsi j’oublie :
- la thèse
- Babouche, mon chat qui a sauté du 8ème
- l’ONU
…. et toute ma ribambelle de troubles existentiels chroniques Lisez la suite de cette entrée »
La thèse: mode d’emploi
juin 26, 2007
Quand je parcours un peu le web à la recherche de guides de thésard, manuels de doctorants, ou forums divers ; je reviens toujours bredouille…Il y a donc si peu de visibilité de cette espèce – pas si rare – de miséreux étudiants en doctorat ? Libé titre « Thésard, une vie de looser ». Tout un programme… Lisez la suite de cette entrée »
Hommes, bêtes et empathie
juin 20, 2007
Je me demande pourquoi on dissocie si souvent l’identité animale de l’identité humaine. Ou plutôt : si cette dissociation a lieu d’être, elle ne met pas en avant, selon moi, les bonnes raisons.Dans la pensée commune, l’homme s’oppose à l’animal par sa capacité de raisonnement, de recul, d’analyse, de bon sens. L’animal est soumis à ses instincts quand l’homme obéit à sa raison. Et surtout, l’homme serait capable de pitié, ce que l’animal ne peut.
Modeste observatrice du fait social, entourée d’hommes comme de bêtes, je ne peux que remettre en question ces arguments si basiques. Je trouve aux animaux beaucoup plus de capacité d’empathie que chez mes concitoyens. L’empathie, cette capacité à comprendre la souffrance d’autrui sans la ressentir soi même, est devenue une qualité rare, en voie de disparition dans l’espèce humaine.
Les religions meurtrières
juin 12, 2007
Livre bouclé : « Les religions meurtrières » d’Elie Barnavi. Je suis déçue…Et pire, révoltée.J’avais assisté à une de ses conférences il y a deux ans quand je travaillais sur le Gouch Emounim, un groupuscule juif extrémiste. Brillante conférence, où l’ex ambassadeur d’Israël, faisait preuve d’une impartialité et d’une finesse rares. C’est à cet esprit brillant que je m’attendais en ouvrant ce livre. Je m’attendais à une analyse rigoureuse et juste de cette dangereuse ré-imbrication du religieux et du politique, qui des évangélistes américains aux islamistes d’Al Quaeda en passant par les colons dissidents de la bande de Gaza, fourvoie nos sociétés contemporaines. Il n’en est rien.L’essai s’adresse d’abord et apparemment uniquement aux Européens : « Voici 9 thèses sur la religion politique. Pour vous, cher Européen perplexe et angoissé, pour vous armer contre un adversaire très différent de tous ceux que les siècles passés ont dressés contre vous. Il y va de vos valeurs, de vos libertés, de l’avenir de vos enfants. »Mmmm… C’est un joli condensé de sectarisme et d’incitation implicite à la haine. Ceux qui ne sont pas Européens peuvent dores et déjà passer leur chemin. Et Barnavi annonce vite la couleur : l’autre c’est l’ennemi : l’adversaire à abattre, celui qui condamne inexorablement le bel édifice démocratique occidental. Que de manichéisme, que de communautarisme. Le monde est définitivement manichéen chez Barnavi, noir ou blanc. Bon ou mauvais. Terroriste ou Victime. Bref, du bushime pur et dur… Lisez la suite de cette entrée »
