Ici et là siègent quelques considérations éparses sur l’identité, ce concept polysémique, prolifique et matière à débats.
Au fil de mes lectures, de mes réflexions et de vos contributions je tenterais de dresser un patchwork de l’identité.
Identité biologique, sociale, religieuse, nationale, philosophique, sexuelle identité menacée, revendiquée, abdiquée, déconstruite, reconstituée, mono identité, identités plurielles, identité en mouvement, identité incertaine…
Car s’interroger sur l’Homme c’est s’interroger sur ce qu’il EST, je prends le parti d’un blog transversal et sans frontières où notre unique certitude est le doute.
juin 16, 2007 à 3:47
j’aime bien votre phrase de Michaux et la peinture aussi Merci
juillet 11, 2007 à 4:59
“La seule certitude que j’ai, c’est d’être dans le doute.” Pierre Desproges
juillet 24, 2007 à 4:02
intéressant comme concept
août 13, 2007 à 9:30
Pour commencer cette démarche vers soi, j’ai choisi de répondre à ton appel par ce texte. Il exprime le désarroi identitaire, la confusion des images de soi, le besoin de Tout savoir de Tout maîtriser, paradoxe quand on sait à quel point il dure de se connaître et de se maîtriser soi même…
Désarroi nocturne.
J’ai peur de l’ombre qui se traîne sous mes rêves, du goût amer sur tes lèvres quand je regarde tes yeux grands fermés.
J’ai peur de ce reflet brisé, tissé de mes faiblesses, à l’orée de mes nuits aux étoiles mortes. Mes astres sont voilés par les contreforts de mon âme enchaînée, mon âme ensanglantée.
Je pensais tout connaître mais le Tout s’écroule. Des tréfonds de mon coeur aux battements de mes veines : La Peur. Peur de se livrer à un combat acharné contre soi- même alors que, cet Autre, nécrose ma conscience.
Derrière les spectres de toutes les vérités émiettées, le vent des souvenirs m’emporte, vers l’exil adoré. Talisman aux ténèbres qui dévorent mon cerveau, l’exil est ma croix.
Partir. Partir loin de moi, pour mieux y revenir, pour mieux s’y préparer. Partir et trouver l’aube qui pourra sonder ces abysses. Laisser derrière moi les démons. N’emporter que les larmes, ces eaux de Passé, pour ne pas oublier et pour tout reconstruire.
Une plume dans l’âme, je réécrirai la galaxie pour en goûter l’essence, pour en extraire le sens. Dans ma secrète émulation du Créateur ou du Chaos, j’inventerai mon Tout.
Enfin, me faire prophète pour comprendre la fin, pour comprendre le silence fracassant d’une Humanité éphémère, pour la beauté de l’Oeuvre et pas celle de l’instant.