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« New York c’est une ville où chacun peut se sentir chez soi » me disait le philosophe Souleymane Bachir Diagne dans son bureau imprégné de savoir au Philosophy Department à l’Université Columbia. Et j’ai pris alors toute la mesure de cette formule qui me paraissait plus prégnante encore à la lumière du pluriel « Je suis légion » de Victor Hugo, que citait l’éminent penseur sénégalais. Oui New York est une source à laquelle s’abreuvent les gens aux identités multiples. Lisez la suite de cette entrée »

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Je ne dirais pas que nous sommes une génération désenchantée. Car pour être désenchantés, encore faudrait-il avoir eu des illusions. Notre génération n’a pas d’espoirs. Elle a des objectifs. Notre génération n’a pas de rêves. Elle a des impératifs. Notre génération a été bercée par le culte de la productivité, la gloire de la société de consommation, le toujours plus de NTIC, pour voir aujourd’hui tous ces châteaux de sable s’effriter sous la pression des krach financiers, la crise économique, l’alarmisme écologique et les guéguerres des puissants. Lisez la suite de cette entrée »

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J’ai trouvé mon alter ego là où je m’y attendais le moins. Il est aujourd’hui à six pieds sous terre, vivait au 19ème siècle, comme un ermite esthète et narquois, et pourtant ses préoccupations ont fait bruyamment écho à mon âme. S’il vivait encore aujourd’hui, on le jugerait probablement bien plus subversif que toutes ces pathétiques cohortes de pete dohertey. Il se nomme Arthur Schopenhauer et son pessimisme systématique en a dégoûté plus d’un. Pourtant, sa pensée précise, diffuse et lumineuse pourrait éclairer nos contemporains sur la perte de sens du monde actuel. Mais Schopenhauer, comme tous les véritables visionnaires est bien trop terrifiant pour que le monde daigne lui faire écho. Lisez la suite de cette entrée »

beigbeder1.jpgBeigbeder est trop fort. Il a encore réussi à « écrire » un livre torchon: Au secours, pardon” aussi insipide qu’une feuille de chou de Voici. On devine aisément qu’il a du le pondre, à moitié torché, cocké à mort entre deux virées au Paris Paris ou au Baron. Si la quatrième de couverture décrit l’opus comme une satire de la tyrannie de la beauté et de la jeunesse, le lecteur y verra plutôt les derniers soupirs vaincus de testostérone du dandy collectionneur de canons. Lisez la suite de cette entrée »

Sex in the cortex …

novembre 17, 2007

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Il parait qu’une fille ça fait joli dans un salon. Avec une french manucure, les cheveux faussement négligés (après trois heures de mise en pli), le make up « nude » de circonstance ( teint peau de pêche et lèvres pimpantes de près). Si elle n’a pas de conversation, c’est encore mieux. C’est bien connu, une fille qui parle, c’est pire que tout. Lisez la suite de cette entrée »

Jeune et con.

octobre 20, 2007

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Les jeux sont faits. Les paroles sont vaines. Les regards sont sourds.Génération perdue. Leurs jeunesses se noient dans des verres insondables. Leurs rêves sont derrière eux. La surprise fait défaut au présent. Leur quotidien est implacablement rythmé par de faux émois et des désirs de pacotille.Les débats sont stériles et remplis de platitude. Leurs look sont fruit d’un mimétisme consternant. Leurs styles sont pleins d’une fausse nonchalance. La jeune faune se meut avec agilité dans un univers qu’elle construit avec soin. Cette jeunesse balise avec agilité un univers conforme à ses codes. Rien ni personne ne pourra venir ébranler leurs mythes. Dans leurs yeux hagards, sombre l’ennui. Lisez la suite de cette entrée »

pessl.jpgOn ne rencontre de ses grands romans que quelques rares fois dans sa vie de lecteur. On le lit avidement, on s’y prélasse, on lit entre les lignes, on emprunte des chemins de travers, on s’y oublie. Et pendant toutes ces heures, où l’écrivain a réussi ce miracle : créer un pont familier entre lui et nous ; nous sommes tour à tour curieux, étonnés, ravis, émerveillés et puis finalement, reconnaissants. Marisha Pessl, en publiant « La physique des catastrophes » (Special topics in calamity physics), lance un chef d’œuvre dans la sombre mare de l’industrie du livre, un chef d’œuvre, qui, soyez en surs, ne sera que le premier opus d’une œuvre rare, inédite.A 27 ans seulement, Marisha Pessl, jeune américaine de Caroline du Nord, voit son roman sélectionné par le prestigieux New York Times Book Review et a recu de prestigieux prix littéraires. Lisez la suite de cette entrée »

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Sommes nous cyberdépendants ? Nous vivons en réseau, dans un monde virtuel où tout est à portée de click. La sphère cybernétique est un vaste marché où l’on trouve tout ce qui peut nous passer par la tête… Un it bag en ligne ? Un homme mis à prix ? Une halte aux Maldives ? Un tarot express ? Une dissertation prête à rendre ? Ne cherchez pas, TOUT est sur le net. C’en est devenu grotesque. Je suis moi-même victime de cette monomanie du clavier. Et je furette, farfouille, me ballade et me baguenaude au fil de mes trouvailles. Lisez la suite de cette entrée »

Apocalypse now

juillet 31, 2007

medium_kertez-paris-ete-orage_2.jpgLes pluies à Dakar font remonter toutes les odeurs de la terre et de la mer dans les rues. Les routes sont inondées. Les gens se terrent. Les parapluies se font timides. Les gens ne se parlent pas mais savent tacitement que ce jour n’est pas un jour comme les autres. Première vraie pluie depuis un an, pluie drue et intense, pluie grasse qui épuise la misère. Des visages d’enfants baignés d’eau, des pagnes de femmes à retors, un voile de brume sur la ville et la chappe de plomb qui régnait sur la ville fourneau se dissipe enfin…  

La pluie prend possession des imaginaires. Lisez la suite de cette entrée »

18476914.jpgRwanda. Depuis quelques semaines, j’essaie de faire un travail de mémoire. Se souvenir, pour eux, pour nous, d’eux. De ces 800 000 à un million de Tutsi, abattus à coup de machettes. Il y a eu ce film « Shooting Dogs », grandiose, qui se fait écho de l’horreur. La double horreur : le massacre, discontinu, mécanique, barbare. Le silence de l’occident, son mutisme, son immobilisme. L’histoire vraie d’un prêtre occidental qui cacha des  milliers de Tutsies dans son école (l’Ecole Technique de Kigali) qui abritait également une partie du contingent belge de l’ONU. Ces réfugiés étaient en sécurité jusqu’au rapatriement des occidentaux, et au départ des troupes de l’ONU. Jusqu’à ce que, derrière les barbelés de l’école, les génocidaires, abattent les 2500 réfugiés. Et les Blancs partirent, sachant, sciemment le massacre à venir, pressentant l’horreur, humant le meurtre. Lisez la suite de cette entrée »