On sort de ce livre comme l’on sort d’un coma éthylique. Fébrile, hagard, forcément patraque. Corps volatils est le premier roman de Jakuta Alikavazovic, normalienne de 28 ans, alchimiste forcené qui fait des ces pages un livre brasier et nous offre une lecture extatique.

Les âmes sensibles s’abstiendront de faire ce voyage en eaux troubles, car ici on cause mélancolique, de névroses et d’anxiolytiques. Lisez la suite de cette entrée »

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« Un léopard sur le garrot » : on aurait pu titrer dans la presse « l’opus de l’homme à multiples casquettes » et ça aurait déplu à tout le monde. On aurait pu reprocher à l’homme d’être un hédoniste convaincu et de passer tantôt de la médecine tantôt à la diplomatie et d’emprunter toutefois ces chemins de traverse que sont l’humanitaire. On aurait pu s’attendre à une autobiographie ronflante empreinte d’un ego bien assis et s’ennuyer d’un portrait auto complaisant et flatteur d’un homme qui se rie des catégories et déplace les frontières. Il n’en est rien. Lisez la suite de cette entrée »

Lodgement bon…..

mars 5, 2008

9780141000213.jpgDavid Lodge est passé maître dans l’art de décortiquer l’antichambre de l’université anglo saxonne avec un humour caustique dont on ne se lasse pas.Dans Pensées secrètes, s’initie un fascinant dialogue entre un professeur de sciences cognitives, Ralph Messenger et une jeune femme écrivain, Helen Reed. Lisez la suite de cette entrée »

beigbeder1.jpgBeigbeder est trop fort. Il a encore réussi à « écrire » un livre torchon: Au secours, pardon” aussi insipide qu’une feuille de chou de Voici. On devine aisément qu’il a du le pondre, à moitié torché, cocké à mort entre deux virées au Paris Paris ou au Baron. Si la quatrième de couverture décrit l’opus comme une satire de la tyrannie de la beauté et de la jeunesse, le lecteur y verra plutôt les derniers soupirs vaincus de testostérone du dandy collectionneur de canons. Lisez la suite de cette entrée »

pessl.jpgOn ne rencontre de ses grands romans que quelques rares fois dans sa vie de lecteur. On le lit avidement, on s’y prélasse, on lit entre les lignes, on emprunte des chemins de travers, on s’y oublie. Et pendant toutes ces heures, où l’écrivain a réussi ce miracle : créer un pont familier entre lui et nous ; nous sommes tour à tour curieux, étonnés, ravis, émerveillés et puis finalement, reconnaissants. Marisha Pessl, en publiant « La physique des catastrophes » (Special topics in calamity physics), lance un chef d’œuvre dans la sombre mare de l’industrie du livre, un chef d’œuvre, qui, soyez en surs, ne sera que le premier opus d’une œuvre rare, inédite.A 27 ans seulement, Marisha Pessl, jeune américaine de Caroline du Nord, voit son roman sélectionné par le prestigieux New York Times Book Review et a recu de prestigieux prix littéraires. Lisez la suite de cette entrée »

reza.jpgL’aube, le soir, ou la nuit: Un livre creux. Stérile. Au niveau du sujet que Yasmina Reza a bien voulu choisir.
Bien que les voies de l’écrivain soient impénétrables, celles-ci demeurent plus que hermétiques. On a du mal à comprendre la démarche de l’auteur prolifique (Adam Hademberg, Dans la luge de Arthur Schopenhauer) qui, dans un grand élan de lyrisme patriotique, nous sert un Sarkozy, naïf, idéaliste et gauche. ( sans jeu de mot !)

Le décor : Sarkoland pendant la campagne. Le « héros » : l’aspirant au pouvoir. L’intrigue : les méandres intérieurs d’un homme qui disait jadis : « Tout m’était contraire mais je pensais tout est possible. » Lisez la suite de cette entrée »

jay-mcinerney-oiseau-de-nuit.jpgC’est beau un homme qui pleure. Surtout quand il s’appelle Jay McInerney, qu’il est aussi larmoyant que Bret Easton Ellis est narquois, qu’on le trouve niais au début et que, comme toute fille empathique, on se retrouve à pleurer avec lui. Dans Journal d’un oiseau de nuit ( Brights Lights, Big City) , Jay est un gentil looser, dont le talent périme au service vérification d’un hebdomadaire new yorkais et dont la femme top model tout droit sortie du Kansas le quitte par téléphone. S’en suit un nombre interminable de soirées dans les bars branchés de New York, où cocaïne et champagne rythment de pauvres frasques. Lisez la suite de cette entrée »

Bret Easton Ellis, sinon rien.

septembre 15, 2007

 

 

lunar_park.jpg Je t’ai quitté avec regrets. Et pourtant quand je lisais la critique de François Busnel de Lire qui te canonifiait Livre de l’année, je restais dubitative.
Mais que dire après cette lecture marathon, où chaque chapitre dépasse le précédent, où le suspense est sans retenue, où l’angoisse est monnaie courante, où la tachycardie est reine et où l’on renoue avec la réalité avec autant d’errance ?
Lunar Park, ou le pitch classique serait : un écrivain à succès ( l’idole anti puritaine made in USA allias Bret Easton Ellis) se fait personnage de fiction à travers un roman extatique où l’on ne sait jamais si l’on est dans un rêve éveillé, un trip sous C ou un délire mégalomaniaque. Soit.
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Vive Maalouf…

mai 24, 2007

maalouf1.jpgJe me suis mise à relire “Les identités meurtrières” d’Amin Maalouf. Je trouvais ça de circonstances. Dès les premières pages, je me reconnais dans ses dires: ” Moitié Français, donc, et moitié Libanais? Pas du tout! L’identité ne se compartimente pas, elle ne se répartit ni par moitié, ni par tiers, ni par plages cloisonnées. Je n’ai pas plusieurs identités, j’en ai une seule faite de tous les éléments qui l’ont façonnée, selon un dosage particulier qui n’est jamais le même d’une personne à l’autre.” Ainsi, les êtres métissés et cosmopolites que nous sommes serions :” des êtres frontaliers, en quelque sorte, traversés par des lignes de fracture ethniques, religieuses ou autres.”

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