jpg_dessin-liban-e9b03.jpgQuels sont les enjeux des présidentielles libanaises ? Quels sont les acteurs de cet échiquier décisif pour l’avenir du Liban ?

Barah Mikaïl, chercheur à l’IRIS, nous livre ses clés de décodage des élections libanaises. Revenons d’abord sur les particularités institutionnelles du Liban : L’article 49 de la constitution libanaise stipule que : « Le président de la République est élu, au premier tour, ou scrutin secret à la majorité des deux tiers des suffrages par la Chambre des Députés. Aux tours de scrutin suivants, la majorité absolue suffit. La durée de la magistrature du Président est de 6 ans. » La date butoir de désignation du nouveau président est donc le 24 novembre 2007. Lisez la suite de cette entrée »

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Je viens d’achever « Le Hezbollah, un mouvement islamo nationaliste » de Walid Charara et Frédéric Domont. Les auteurs se proposent ici de déconstruire le mythe selon lequel le Hezbollah ne serai qu’une simple officine de l’Iran et de la Syrie. Si c’est sensé être le fil conducteur de l’ouvrage, il s’oublie au profit d’un stérile panorama historique du mouvement. Peut être tout simplement car ce n’est pas un mythe ? Peut être aussi car Walid Charara qui s’autoproclame politologue et chercheur en relations internationales alors qu’il ne fait partie d’aucun laboratoire de recherche, cherchait juste – sous couvert d’une pseudo neutralité académique qu’il n’a pas- à canoniser le Hezbollah. Lisez la suite de cette entrée »

Liban 2006, remember.

juillet 12, 2007

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Un an déja. Mais tout frais en mémoire. 12 juillet la frontière libano-israélienne s’embrase. Deux soldats israéliens sont capturés par le Hezbollah. 13 juillet à l’aube, l’aéroport de Beyrouth est bombardé par Israël. Lever aux aurores. Têtes dans le coltard. Les fêtards que nous étions venions à peine de nous coucher. Ahurris. Hébétés. Les images qui passent en boucle sur CNN, Future, Euronews. Et puis l’escalade. Le petit appart de Hamra devient vite un squatt. On s’y tasse, on fume, on y boit le café scotchés à l’écran. Les uns parlent arabe, les autres français. C’est l’effervescence. Les téléphones sonnent timidement, le réseau a commencé à saturer. Dès ce jour, il faudra parfois faire 100 fois le numéro pour joindre quelqu’un au Liban.

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Livre bouclé : « Les religions meurtrières » d’Elie Barnavi. Je suis déçue…Et pire, révoltée.J’avais assisté à une de ses conférences il y a deux ans quand je travaillais sur le Gouch Emounim, un groupuscule juif extrémiste. Brillante conférence, où l’ex ambassadeur d’Israël, faisait preuve d’une impartialité et d’une finesse rares. C’est à cet esprit brillant que je m’attendais en ouvrant ce livre. Je m’attendais à une analyse rigoureuse et juste de cette dangereuse ré-imbrication du religieux et du politique, qui des évangélistes américains aux islamistes d’Al Quaeda en passant par les colons dissidents de la bande de Gaza, fourvoie nos sociétés contemporaines. Il n’en est rien.L’essai s’adresse d’abord et apparemment uniquement aux Européens : « Voici 9 thèses sur la religion politique. Pour vous, cher Européen perplexe et angoissé, pour vous armer contre un adversaire très différent de tous ceux que les siècles passés ont dressés contre vous. Il y va de vos valeurs, de vos libertés, de l’avenir de vos enfants. »Mmmm… C’est un joli condensé de sectarisme et d’incitation implicite à la haine. Ceux qui ne sont pas Européens peuvent dores et déjà passer leur chemin. Et Barnavi annonce vite la couleur : l’autre c’est l’ennemi : l’adversaire à abattre, celui qui condamne inexorablement le bel édifice démocratique occidental. Que de manichéisme, que de communautarisme. Le monde est définitivement manichéen chez Barnavi, noir ou blanc. Bon ou mauvais. Terroriste ou Victime. Bref, du bushime pur et dur… Lisez la suite de cette entrée »

beirut-2.jpgUn petit texte glané sur le web ( transmis par Hasar Baidoun), bel hommage à Beyrouth:

“I love Beirut because I see a girl in a mini skirt and her sister in a Tchador (veil).

I love Beirut because it is neither West nor East: it is both. I love Beirut because you can party till 6 in the morning and not realize that it is tuesday. I love Beirut because in Beirut you can live as if you are going to die tomorrow and party as if they you are going to live forever. Lisez la suite de cette entrée »