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	<title>Les identités plurielles...</title>
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	<description>"Ce que l'on te reproche,cultive-le, c'est toi." Jean Cocteau</description>
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		<title>Du Jasmin au Baobab&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Jan 2011 11:29:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>identites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[ Qu’est devenu le pays de mon enfance ? Il est défiguré, détourné, transformé. Corrompu et souillé jusqu’à la moelle. A grands renforts de grues et de truelles, on construit à plein « régime » la façade d’un pays dont dure sera la chute. Rien n’est assez beau pour faire de Dakar une vitrine à l’occidentale, un trompe l’œil [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&amp;blog=1141271&amp;post=209&amp;subd=identites&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"> <a href="http://identites.files.wordpress.com/2011/01/un_baobab_1953.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-211" title="un_baobab_1953" src="http://identites.files.wordpress.com/2011/01/un_baobab_1953.jpg?w=460&#038;h=357" alt="" width="460" height="357" /></a>Qu’est devenu <span style="color:#800080;"><strong>le pays de mon enfance</strong> </span>? Il est défiguré, détourné, transformé. Corrompu et souillé jusqu’à la moelle. A grands renforts de grues et de truelles, on construit à plein « régime » la façade d’un pays dont dure sera la chute. Rien n’est assez beau pour faire de Dakar une vitrine à l’occidentale, un<strong> <span style="color:#800080;">trompe l’œil de progrès</span></strong>. Des building poussent comme des champignons aux quatre coins de la capitale, comme un pied de nez aux règles de base de l’urbanisme. La corniche de Dakar est devenue <span style="color:#800080;">la <strong>halte des nantis</strong></span>, où l’on shoppe dans les mall centers, se calfeutre dans un hotel 5 étoiles ou s’achète une résidence super luxe. L’asphalte est lisse et parfait, fraichement moulu. Les 4X4 se succèdent, tous plus insolents les uns que les autres. La statue de la Renaissance s’érige, anachronique, inerte, pointant la mégalomanie présidentielle vers le ciel. Qu’il est beau le pays de mon enfance ! Recouvert de paillettes, enduit d’un <span style="color:#800080;"><strong>vernis de luxure et d’argent sale</strong>.<span id="more-209"></span></span></p>
<p style="text-align:justify;"> Je ne retrouve plus le calme et la <strong><span style="color:#800080;">volupté d’antan</span>.</strong> Les<strong><span style="color:#800080;"> flamboyants</span>,</strong> ces arbres aux fleurs orange, qui encadraient les avenues calmes et propres que je longeais pour aller à l’école, ont été rasés. Les<strong> <span style="color:#800080;">visages lumineux</span></strong> et gais des ouvriers qui prenaient leur « ataya » dans une cantine de quartier. La simplicité qui régnait loin des fastes.. Je revois <strong><span style="color:#800080;">l’université Cheikh Anta Diop</span></strong>, qui était la gloire de l’Afrique, et formait de grands cerveaux. L’avez-vous visité aujourd’hui ? J’y ai erré, comme un zombie, dans les couloirs désaffectés de bâtiments sinistres et j’y ai croisé les regards hagards de tous ces futurs chômeurs. Et ces professeurs, désemparés, qui continuent d’enseigner, bon an, mal an, n’y croyant plus, pendant que quelques privilégiés fuient, appelés ça et là par des universités américaines, canadiennes, qui leur donneront les moyens d’exercer, vraiment.</p>
<p style="text-align:justify;">Et pendant ce temps, au pouvoir, ils vantent leurs réalisations, gonflent leurs égos déjà surdoppés, paradent devant leurs routes, leurs autoroutes… <strong><span style="color:#800080;">Est-ce qu’on développe un pays avec du goudron et des péages </span>?</strong> Que fait-on des écoles et des hôpitaux ? Est-ce qu’une route donnera du travail au peuple ? Ou fera t’elle juste illusion quand les délégations internationales viendront de l’aéroport au centre ville, constatant réjouies, ayant l’illusion que sur ce circuit au périmètre réduit est représentatif de tout le Sénégal. Leur dira t’on à ces pontes de la politique internationale et des finances, ces gars de l’Arabie Saoudite et de la Chine, qui n’en ont peut être rien à faire d’ailleurs, <strong><span style="color:#800080;">qu’au pays une femme sur deux meurt en couche</span>. </strong>Que la plupart des dispensaires des régions n’ont ni le matériel ni les compétences nécessaires pour pratiquer une césarienne ?</p>
<p style="text-align:justify;">Quand dans les appartements douillets et luxueux de Gorgui, les dignitaires internationaux se régaleront devant d’opulents mets, constatant avec délice que le Sénégal est bien le pays que l’on vantait,<strong> <span style="color:#800080;">le pays de la Terranga</span> ;</strong> quand tous les splits du palais seront allumés, les lustres étincelants et les écrans plats allumés sans interruptions, pourront ils deviner que le pays a été quadrillé en zones vivant au rythme des coupures de la SENELEC ? Doit-on encore parler aujourd’hui de délestage, ou n’est il pas plus juste d’évoquer <strong><span style="color:#800080;">le terme  de rationnement</span></strong> ? Est-ce un signe de progrès qu’un foyer soit sans électricité pendant plus de 24 heures ? Quand la SENELEC nous exhorte à un comportement économe envers notre consommation d’électricité, nous fournissent ils la preuve d’une gestion saine et transparente de leurs services?</p>
<p style="text-align:justify;"> Non, décidément je ne reconnais plus le pays de mon enfance. Car le Sénégal d’aujourd’hui n’est qu’un ersatz de développement. <strong><span style="color:#800080;">Un pays qui s’est développé à l’envers. </span></strong>Qu’importe les portables, l’accès à internet si les prix de produit de base augmentent quand les salaires stationnent. Qu’importe toute cette façade, cet<em> african dream </em>factice, quand dans les chaumières, on revient au moyen âge, faisant bouillir son eau pour se laver, s’éclairant à la bougie, stockant la nourriture qu’avec parcimonie. Combien de scandales faut il pour que le peuple n’en puisse plus ? ANOCI, FESMAN, SENELEC,… <strong><span style="color:#800080;">combien d’acronymes tachés de corruption ? </span></strong>Ici c’est la <strong><span style="color:#800080;">politique du ventre </span></strong>qui règne. Et ce n’est pas le ventre du peuple qu’on remplit. C’est celui de l’Etat, qui boulimique, <strong><span style="color:#800080;">s’engraisse des deniers publics.</span></strong> Quand quelques trublions se dorent au soleil et font leurs comptes en milliards, la masse, elle, cherche à survivre.</p>
<p style="text-align:justify;"> Dans le pays de mon enfance, je me souviens <strong><span style="color:#800080;">qu&#8217;on mangeait du pain de singe, les pieds dans le sable </span></strong>tandis que l’on nous racontait des histoires et des légendes. Nos souvenirs sont peuplés de <strong><span style="color:#800080;">baobabs</span>.</strong> Ces dignes arbres, tordus d’angoisse, comme nous rappelait Senghor, qui tendaient leurs bras vers le ciel et nous inspiraient, nous enfants, peur et respect. On raconte ici que c’est Dieu lui-même qui a <strong><span style="color:#800080;">planté les baobabs à l’envers </span></strong>et qu&#8217;ils abritent les esprits. Personne n&#8217;écorche un baobab. Mais là bas, dans leur palais, ils se moquent des baobabs. Et le pain de singe, ça fait longtemps qu&#8217;ils n&#8217;en mangent plus. Quant au sable que leurs pieds foulent, c&#8217;est plutôt le sable fin de Biarritz quand ils y partent en goguette. Et au château, on ne leur raconte plus d&#8217;histoires et de légendes. Non. C&#8217;est eux qui nous en racontent.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Mais, un jour, sois en sur, les baobabs se réveilleront.</strong></p>
<p style="text-align:justify;"> </p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/identites.wordpress.com/209/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/identites.wordpress.com/209/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/identites.wordpress.com/209/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/identites.wordpress.com/209/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/identites.wordpress.com/209/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/identites.wordpress.com/209/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/identites.wordpress.com/209/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/identites.wordpress.com/209/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/identites.wordpress.com/209/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/identites.wordpress.com/209/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/identites.wordpress.com/209/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/identites.wordpress.com/209/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/identites.wordpress.com/209/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/identites.wordpress.com/209/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&amp;blog=1141271&amp;post=209&amp;subd=identites&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Môman?&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Dec 2010 11:41:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>identites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors, ça te fait quoi d’être mère ? Quelques semaines après l’accouchement, moi l’introspective, la décortiqueuse d’affect, je ne me suis toujours pas posée entre 4 yeux avec moi et moi pour réfléchir à la question. Etrange… Au-delà de ne pas avoir le temps d’intellectualiser, mais d’être plutôt dans le feu de l’action, façon Jack Bauer du [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&amp;blog=1141271&amp;post=196&amp;subd=identites&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://identites.files.wordpress.com/2010/12/bc3a9bc3a9-simpson.jpg"><img class="size-full wp-image-197 alignnone" title="bébé simpson" src="http://identites.files.wordpress.com/2010/12/bc3a9bc3a9-simpson.jpg?w=460" alt=""   /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Alors, ça te fait quoi d’être <span style="color:#ff00ff;">mère</span> ? Quelques semaines après l’accouchement, moi l’introspective, la décortiqueuse d’affect, je ne me suis toujours pas posée entre 4 yeux avec moi et moi pour réfléchir à la question. Etrange… Au-delà de ne pas avoir le temps d’intellectualiser, mais d’être plutôt dans le feu de l’action, <span style="color:#ff00ff;">façon Jack Bauer du biberon </span>; c’est surtout que « moi » cet égo omniprésent s’est naturellement mis en sourdine. <span style="color:#ff00ff;">Etre mère</span>, c’est avant tout faire l’exercice parfois,  <span style="color:#ff00ff;">incongru,  de s’oublier.<span id="more-196"></span></span></p>
<p style="text-align:justify;">Oubliées les sensations de faim, de sommeil, de désir, les envies futiles, les coups de gueule frénétiques, et tous ces impératifs du moi quotidien. <span style="color:#ff00ff;">Place à « l’élu ». </span>Ce petit être, incroyablement issu d’une illustre partie de jambes en l’air, complètement « <span style="color:#ff00ff;">home made </span>», passant extraordinairement du statut de la nano cellule à celle de <span style="color:#ff00ff;">petit jambonneau qui se tortille sur la table à langer</span>. Heureusement que l’on a environ 9 mois pour s’habituer à cette nouvelle tonitruante X-Filesque « You are not alone …. ». La nature étant bien faite, la grossesse nous prépare à cette idée saugrenue, faisant de nous au fil des mois,<span style="color:#ff00ff;"> un éléphant dans un magasin de porcelaines</span>, qui prend 10 kilos, une taille de chaussure, bave au rayon layette et puéricultrice, avale des bouquins de pédo psychiatrie, s’effrayant devant le terrifiant « Tout se joue avant 2 ans », et accessoirement, <span style="color:#ff00ff;">se sevrant</span> ! Finies les cigarettes bleutées qui pendaient à nos lèvres goguenardes du petit matin, les ballons de vins rouge dégustés, hilare, avec les copines, les stilletos qui martèlent le dance floor. Le corps se met en mode détox, la future maman fait son nid, <span style="color:#ff00ff;">son ventre dodelinant lui rappelant son nouveau dessein.</span></p>
<p style="text-align:justify;">Et puis, un jour, quand ca commence à trop peser (le bidon, les vergetures et la vessie qu’il faut vider chaque heure), <span style="color:#ff00ff;">bébé pointe son nez.</span> Césarienne ou accouchement naturel, on se souvient de ce grand jour, et de la madeleine pleureuse que nous fûmes face à la vue de l’ «élu ». <span style="color:#ff00ff;">Y a-t-il un instinct maternel ? </span>Ou sommes nous simplement conditionnées par l’éducation, par la société,  préparées à aimer plus que nous-mêmes ce petit bout de soi ? Quoiqu’il en soit, <span style="color:#ff00ff;">l’être auto-centré que nous étions</span>, devient alors un mammifère primitif qui automatiquement, et sans transitions, met tout en œuvre pour satisfaire les besoins de son rejeton.</p>
<p style="text-align:justify;">C’est pour cela que l’on se retrouve très tôt dans des situations burlesques, ou que l’on découvre, effarée, <span style="color:#ff00ff;">des pans entiers de sa personnalité que l’on ne soupçonnait pas</span>. L’élu crie à plein gosier à 4h du matin, alors que nous sommes en pleine phase de sommeil profond ? Aucun problème, on se lève, <span style="color:#ff00ff;">égrenant à peine un bâillement,</span> se dirigeant en mode pilotage automatique vers le berceau. Après avoir nourri, amusé, réconforté, tranquillisé, apaisé l’enfant roi, il est 5h30 du matin et on a plus trop sommeil. C’était, auparavant, l’heure à laquelle on rentrait de boite et où on se faisait un petit casse croute nocturne. Maintenant, c’est juste un petit changement d’habitudes : on se retrouve non pas à vider le frigidaire, mais à le nettoyer frénétiquement, chassant le microbe.</p>
<p style="text-align:justify;">Les moments de toilette, sont aussi d’intenses exercices d’abnégation de soi. Pensez vous que la maman tourne de l’œil à la vue de ce caca qui s’étale et détale hors de la couche, ou <span style="color:#ff00ff;">ce jet de pipi qui vient chatouiller notre narine </span>? Que nenni… La maman regarde amoureusement <span style="color:#ff00ff;">ces excréments solaires</span> qui ne témoignent que du bon fonctionnement de la petite machine digestive !</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#ff00ff;">Quid de la vie sociale </span>pendant le pouponnage intensif ? Elle devient quasi inexistante ! Hormis les visites familiales, où l’on montre l’élu comme un trophée et où l’on joue au jeu interminable des ressemblances, « tiens c’est l’orteil de son père » « oh le mauvais caractère de sa mère ! » ; <span style="color:#ff00ff;">les amis se divisent alors en 2 catégories</span> : <span style="color:#ff00ff;">Les amis parents</span>, qui de toute façon, n’ont plus notre temps depuis longtemps ; et <span style="color:#ff00ff;">les amis sans enfants</span> qui, ont en général le week end mieux à faire que faire les 100 pas dans le salon avec bébé sur les bras, et qui n’ont pas forcément envie de venir diner, pendant une soirée rythmée par les interférences du babyphone… Il reste, in fine, quelques amis fidèles, qui s’instituent alors tontons/ marraines et qui viennent, goûter avec nous les joies du «<span style="color:#ff00ff;"> you are not alone </span>». Ceux là, en général, ne vont pas tarder à en faire.</p>
<p style="text-align:justify;">Enfin, il ne faut pas oublier <span style="color:#ff00ff;">l’aspect glamour</span> de la phase de maternage. On ne dit jamais dans les bouquins que vous allez être hoooorrible pendant les premiers mois de bébé ! Que vous serez contente quand vous aurez réussi à prendre une douche avant midi ! (Non pas parce que vous dormiez, mais car vous jongliez !) Que vous verrez dépasser la toison de vos jambes, et que <span style="color:#ff00ff;">la forêt amazonienne fait pale figure à coté </span>! Que votre uniforme de travail ( Pantalon carrot, veste militaire, boots à lacet, et sac Chloé) a été sauvagement remplacé par un pyjama tout mou difforme et que ce qui pend, négligemment sur votre épaule droite, <span style="color:#ff00ff;">ce n’est pas le dernier foulard du défilé YSL</span>, mais le linge pétri de régurgitations de l’ « élu ». Heureusement que l’homme est bonne pate, et qu’il ne vous tient pas rigueur de <span style="color:#ff00ff;">cette allure follement seventies</span>, ce laisser aller patraque, il vous le pardonne. ( temporairement)</p>
<p style="text-align:justify;">Votre nouvelle vie rythmée par les biberons, l’allaitement, le caca, le pipi, les toilettes, le berçage, les calins, les ballades (et  ce, fois 8) ; <span style="color:#ff00ff;">votre cerveau est il encore opérationnel</span> ? Presque… Il vous reste encore un peu d’énergie pour regarder France 24 (Il vous faudrait au moins UNE SEMAINE pour lire Le Monde) , et les débats politiques, c’est avec bébé que vous les tenez. Avec un peu de chance, à 2 ans elle saura sans doute <span style="color:#ff00ff;">ce qu’est un bouclier anti-missile</span> et un accord bilatéral …</p>
<p style="text-align:justify;">Voila… Ca fait donc un peu tout ça d’être mère. <span style="color:#ff00ff;">Nous ne sommes plus seuls</span>. Nous sommes res-pon-sa-bles. Et ce mot ne vous fait même plus froid dans le dos.  Mais ce qui change vraiment le plus, c’est que, tout d’un coup,<span style="color:#ff00ff;"> la vie prend du sens</span>. Un sens, oui, une direction!  Au supermarché c’est au rayon couche culottes et lingettes que l’on court et non plus au rayon champagnes… Quand on se lève le matin, ( mmm la nuit plutôt), on sait où on va : la tête dans le couffin !</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#ff00ff;">Mais surtout, la vie a un sens, un vrai</span> : on a un but. Non, on a bien compris qu’on ne changera pas le monde, ni l’humain. 8 années d’études de sciences politiques, du vadrouillage à droite à gauche, des désillusions par cantines et des crises existentielles à foison, ont tôt fait de nous remettre les pendules à l’heure.</p>
<p style="text-align:justify;">On va juste essayer de <span style="color:#ff00ff;">rendre cet enfant heureux, serein, et, libre</span>. Et ça, c’est déjà <span style="color:#ff00ff;">beaucoup</span>.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/identites.wordpress.com/196/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/identites.wordpress.com/196/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/identites.wordpress.com/196/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/identites.wordpress.com/196/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/identites.wordpress.com/196/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/identites.wordpress.com/196/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/identites.wordpress.com/196/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/identites.wordpress.com/196/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/identites.wordpress.com/196/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/identites.wordpress.com/196/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/identites.wordpress.com/196/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/identites.wordpress.com/196/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/identites.wordpress.com/196/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/identites.wordpress.com/196/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&amp;blog=1141271&amp;post=196&amp;subd=identites&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;objet de mes fantasmes&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 23:41:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>identites</dc:creator>
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		<description><![CDATA[  …S’appelle Paraty et son nom seul retentit pour moi comme le doux nom du paradis. Son élégance, son arrogance, sa rock’n’roll attitude assumée et farouche, tout en lui me fait sauvagement de l’œil et chatouille ma libido. Ambivalent, il s’adapte à toutes les situations et se la joue caméléon. Tout en lui est ode [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&amp;blog=1141271&amp;post=186&amp;subd=identites&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"> </p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://identites.files.wordpress.com/2010/06/sucette1.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-192" title="sucette" src="http://identites.files.wordpress.com/2010/06/sucette1.jpg?w=460" alt=""   /></a></p>
<p style="text-align:justify;">…S’appelle <span style="color:#ff0000;">Paraty</span> et son nom seul retentit pour moi comme le doux nom du <span style="color:#ff0000;">paradis</span>. Son élégance, son arrogance, sa rock’n’roll attitude assumée et farouche, tout en lui me fait <span style="color:#ff0000;">sauvagement de l’œil</span> et chatouille ma libido. Ambivalent, il s’adapte à toutes les situations et se la joue <span style="color:#ff0000;">caméléon</span>. Tout en lui est ode au plaisir, et appelle à la <span style="color:#ff0000;">luxure.</span> Sa cambrure parfaite, son grain de peau exquis, son odeur suave…<span id="more-186"></span></p>
<p style="text-align:justify;">Paraty qui ? Non il ne s&#8217;agit pas de it-boy, mais bien de <span style="color:#ff0000;">it-bag.</span> Le it-bag c&#8217;est <span style="color:#ff0000;">The sac</span>, celui qui fait tourner toutes les têtes, celui qui exerce une folle attraction sur ses prétendantes, un sac haute couture, souvent très cher et toujours <span style="color:#ff0000;">culte</span>. Ici, l&#8217;objet de mes fantasmes est un sac dont <span style="color:#ff0000;">la version python</span> frôle les 4000 euros et j’entends déjà frémir les non-Chloé-addict quand les autres compatissant(e)s se fendront d’un sourire complice. Quand la raison me rappelle à l’ordre, je m’interroge sur cette <span style="color:#ff0000;">obsession monomaniaque</span> typiquement féminine des sacs (ou variante, des chaussures). J&#8217;ai connu bien des filles, <span style="color:#ff0000;">et pas que des cruches</span>,  qui se mettaient en transe pour un Chanel, ou qui pouvaient <span style="color:#ff0000;">s’évanouir à la seule vue du dernier Balenciaga</span>. Tapez it-bag sur google et comptez le nombre de résultats. Le sac est devenu un farouche objet de désir et de plaisir. Bien qu’il ait toujours été l’un des compagnons préférés des femmes, la <span style="color:#ff0000;">sac-addiction</span> restait souvent l’apanage des oisives, des fashionnistas et des très-riches. Mais <span style="color:#ff0000;">le it-bag s’est démocratisé</span>, et il s’immisce chez toutes les couches sociales, de la fille d’ouvrière à la bourgeoise, de la manuelle à l’intellectuelle et s’expatrie bien au-delà du triangle d’or parisien. <span style="color:#ff0000;">Pourquoi ?</span></p>
<p style="text-align:justify;">Pourquoi, alors que les femmes sont plus indépendantes, autonomes, libres, et qu’elles se sont affranchies, et continuent de s’affranchir des multiples barrières qu’a généré la lutte des genres ; de plus en plus d’entre elles sont aussi prêtes à renoncer à tout bon sens et à renier allègrement l’hémisphère gauche de leur cerveau pour cristalliser sur une petite parcelle de cuir de veau, une <span style="color:#ff0000;">bride nonchalante</span> et un logo XXL ? Cette addiction est elle le reflet de la fabrique de désirs inutiles dans une société hyper consommatrice où acheter se confond avec être?  L’intelligence féminine décroît elle progressivement quand la taille de la penderie augmente?</p>
<p style="text-align:justify;">Il est temps de <span style="color:#ff0000;">rétablir la vérité.</span> Femmes de tous bords ( Ferventes addicts de Marc Jacobs, Fendi, Jérome Dreyfus et consorts, levez-vous), il est temps d’entonner <span style="color:#ff0000;">l’internationale des serial shoppeuses libres et cérébralement bien dotées.</span> Non, non, ce n’est pas antinomique. Hommes hagards ou outrés, <span style="color:#ff0000;">copines bobo-gaucho condescendantes</span> partisanes du sac en papier recyclé, padre-madre déconfits devant notre <span style="color:#ff0000;">pseudo-futilité,</span> nous n’avons que faire de vos réprimandes et de vos leçons de morale délétères.</p>
<p style="text-align:justify;">L’unique et seule raison pour laquelle, nous femmes intelligentes, mettons des sommes folles dans des sacs adorés que nous oublierons demain, tient dans une seule phrase :</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#ff0000;">Le sac est notre prolongement phallique.</span> Le sac, c’est notre part de masculinité que nous arborons fièrement! Notre sexe, ce jardin secret et intérieur, nous le transplantons dans nos sacs. Faute de pénis, nous extériorisons notre « moi » profond dans cette excroissance de tissu qui matérialise souvent toute notre identité.</p>
<p style="text-align:justify;">Voilà, maintenant que j’ai fait toute la lumière sur cette part obscure de <span style="color:#ff0000;">l’inconscient collectif féminin</span>, je peux aller, gaiement et sans remords, <span style="color:#ff0000;">m’offrir mon petit bout de paradis….</span></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/identites.wordpress.com/186/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/identites.wordpress.com/186/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/identites.wordpress.com/186/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/identites.wordpress.com/186/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/identites.wordpress.com/186/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/identites.wordpress.com/186/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/identites.wordpress.com/186/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/identites.wordpress.com/186/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/identites.wordpress.com/186/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/identites.wordpress.com/186/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/identites.wordpress.com/186/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/identites.wordpress.com/186/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/identites.wordpress.com/186/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/identites.wordpress.com/186/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&amp;blog=1141271&amp;post=186&amp;subd=identites&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Sonia</media:title>
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			<media:title type="html">sucette</media:title>
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		<item>
		<title>Etre adulte: un jeu d&#8217;enfants&#8230;</title>
		<link>http://identites.wordpress.com/2010/06/16/etre-adulte-un-jeu-denfants/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Jun 2010 00:22:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>identites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Civilisation]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>

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		<description><![CDATA[On dit souvent aux enfants qui deviennent grands qu’il est temps d’arrêter de jouer. Quel énorme mensonge que perpétuent les dires collectifs… Car devoir être adulte c’est jouer perpétuellement. Dans ce monde opaque et mystérieux, où il faut des codes pour toute situation, on joue le jeu, et souvent double jeu. Dans la cour de [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&amp;blog=1141271&amp;post=179&amp;subd=identites&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://identites.files.wordpress.com/2010/06/labyrinthe.gif"><img class="alignnone size-medium wp-image-180" title="labyrinthe" src="http://identites.files.wordpress.com/2010/06/labyrinthe.gif?w=300&#038;h=300" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">On dit souvent aux enfants qui deviennent grands qu’il est temps <strong><span style="color:#ff00ff;">d’arrêter de jouer</span>.</strong> Quel énorme mensonge que perpétuent les dires collectifs… Car devoir être adulte c’est jouer perpétuellement. Dans ce monde opaque et mystérieux, où il faut des codes pour toute situation, <span style="color:#ff00ff;"><strong>on joue le jeu</strong>,</span> et souvent <span style="color:#ff00ff;"><strong>double jeu</strong>.</span> <span id="more-179"></span></p>
<p style="text-align:justify;">Dans la cour de récré, pas question de perdre du temps en stratégie, l’instant est roi et l’enfant va droit au but. L’adulte, lui, a la sournoise faculté d’anticiper. Anticiper les conséquences, toutes les conséquences. Au diable donc la spontanéité du moment, il vaut mieux sortir Art de la guerre selon Sun Tsé pour parer à toute hostilité ennemie. L’adulte avance masqué. Car ici, <strong><span style="color:#ff00ff;">on cache son jeu</span>.</strong> L’adulte a du mal à dompter son vrai moi. Le Ca de Freud, cette somme de névroses diverses et pathétiques dont est pourvu tout un chacun, est rarement décortiqué par l’individu lambda. Il préfère se débarrasser de ses incertitudes et de ses angoisses – tout ce qui est finalement si terriblement humain…- et les ranger au portemanteau. L’adulte, ainsi lavé de tout soupçon d’anormalité (l’opprobre suprême dans les sociétés humaines) peut arborer, en fonction des circonstances, les différents masques qui siéront aux différents évènements de sa vie. Le masque est le reflet de ce que l’environnement social immédiat attend de lui. Attention, ne vous trompez pas de masque car c’est votre <strong><span style="color:#ff00ff;">(sur)vie qui est en jeu</span></strong>…On a souvent vu des adultes malhabiles gérer difficilement ce devoir de schizophrénie et s’emmêler les pinceaux entre les différents discours qu’il convient d’adopter. Car, en observant l’adulte, on se rend compte qu’il y a autant de discours qu’il y a d’interlocuteurs…</p>
<p style="text-align:justify;">L’adulte fait donc <strong><span style="color:#ff00ff;">la part belle au jeu</span></strong>. Parfois évidemment il se retrouve un peu désolidarisé de lui-même. Le vrai moi qui l’habite, les désirs profonds qui l’animaient pendant l’enfance, les sombres vices qu’il a enfouis au plus profonds, sont autant de fantômes qui parfois refont surface, déstabilisant la démarche assurée de l’adulte. Mais il fait face. La plupart du temps, la société a fait en sorte de rappeler à l’ordre toute tentative individuelle de « renouement avec le moi profond ». Désirs programmés, vies téléguidées, planification sur 40 ans, partout et tout le temps, on rappelle à l’adulte ce qu’il doit penser, aimer et désirer. Et quid de la petite voix du tréfonds de l’âme ? Niet… Il a sitôt fait de l’enterrer. <strong><span style="color:#ff00ff;">Le jeu en vaut il la chandelle ?</span></strong> Il faudrait poser la question à tous les joueurs impénitents. Mais les grands joueurs étant souvent de parfaits roublards, il en arrive même que <span style="color:#ff00ff;"><strong>ceux-ci se prennent au jeu</strong>,</span> confondant jeu et vie, oubliant que le masque qu’ils portaient, a fini par leur coller à la peau.</p>
<p style="text-align:justify;">Heureusement, il y a les éternels enfants. Vous savez, ceux un peu « bizarres », qui ne rentrent dans aucune case et qui <strong><span style="color:#ff00ff;">d’entrée de jeu</span></strong> annoncent la couleur. Ceux là font fi de la comédie humaine. Ils préfèrent les tragédies grecques. Les grands sentiments, les valeurs, la noblesse, l’honneur, la droiture. Toutes ces choses si négligées par le 21<sup>ème</sup> siècle. Toutes ces choses qui ne s’achètent pas et qui ne s’acquièrent qu’au prix d’expériences humaines douloureuses et de lumineuses leçons de vie. Je les aime bien ces grands enfants. En général, ils ont l’œil qui brille. On les reconnait vite dans un endroit. Ils sont rares. Parfois mêmes, ils sont mis au banc, d’un groupe, d’une société, voire d’une époque. Ils se rient des codes et s’évertuent (car c’est un effort au quotidien) à ne pas être des contrefaçons d’eux-mêmes. Ils ne donnent pas de leçons au plus jeunes car ils apprennent eux aussi, à tout âge.</p>
<p>Ils sont peut être <span style="color:#ff00ff;"><strong>hors jeu,</strong></span> mais ils jouent <span style="color:#ff00ff;"><strong>franc jeu.</strong></span></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/identites.wordpress.com/179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/identites.wordpress.com/179/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/identites.wordpress.com/179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/identites.wordpress.com/179/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/identites.wordpress.com/179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/identites.wordpress.com/179/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/identites.wordpress.com/179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/identites.wordpress.com/179/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/identites.wordpress.com/179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/identites.wordpress.com/179/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/identites.wordpress.com/179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/identites.wordpress.com/179/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/identites.wordpress.com/179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/identites.wordpress.com/179/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&amp;blog=1141271&amp;post=179&amp;subd=identites&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Sonia</media:title>
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			<media:title type="html">labyrinthe</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>E-Generation: le monde en 2.0</title>
		<link>http://identites.wordpress.com/2010/03/12/e-generation-le-monde-en-2-0/</link>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 14:56:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>identites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Civilisation]]></category>
		<category><![CDATA[Humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand IP 212.85.150.134 s’est connectée sur Skype ce matin, elle a pu vérifier en jetant un coup d’œil furtif sur ses contacts en ligne, qui était allé au travail avant elle, qui arriverait sur le tard, ou qui –hors ligne- faisait peut-être l’école buissonnière. IP 78.153.252.34 a ouvert sa page Facebook, et la première question qu’il [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&amp;blog=1141271&amp;post=163&amp;subd=identites&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://identites.files.wordpress.com/2010/03/cyberdependance-300x2491.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-165" title="cyberdependance-300x249" src="http://identites.files.wordpress.com/2010/03/cyberdependance-300x2491.jpg?w=460" alt=""   /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Quand IP 212.85.150.134 s’est connectée sur<strong> <span style="color:#0000ff;">Skype</span></strong> ce matin, elle a pu vérifier en jetant un coup d’œil furtif sur ses contacts en ligne, qui était allé au travail avant elle, qui arriverait sur le tard, ou qui –hors ligne- faisait peut-être l’école buissonnière.</p>
<p style="text-align:justify;">IP 78.153.252.34 a ouvert sa page <strong><span style="color:#0000ff;">Facebook</span>, </strong>et la première question qu’il s’est posé, les mains moites et le cœur hyper alerte, était de savoir si la petite nana dont il avait bien aimé la photo à la moue malicieuse, avait répondu à sa <strong><span style="color:#0000ff;">friend request</span>.</strong></p>
<p style="text-align:justify;">IP 194.153.205.26<em> </em>a envoyé <span style="color:#0000ff;"><strong>un email</strong></span> à IP 172.31.255.254 pour lui signaler son envie de copuler.</p>
<p style="text-align:justify;">IP 172.31.255.254,au même moment, <span style="color:#0000ff;"><strong>téléchargeait  </strong></span>son 100 000ème album, issu illégalement du net, mais qui lui permettait d’arborer une robe de critique rock, à moindre frais.</p>
<p style="text-align:justify;">IP 34.208.123.12, et IP 191.255.0.0 se croisent sur <strong>«<span style="color:#0000ff;"> chatroulette</span> »,</strong> une sorte de roulette russe virtuelle, où l’on ne joue, non pas sa vie, mais la probabilité de chatter avec un infini crétin, au hasard du programme.<span id="more-163"></span></p>
<p style="text-align:justify;"><code>IP 172.31.255.255</code><code> </code>guette sur le site de gossips de <strong><span style="color:#0000ff;">Perez Hilton</span></strong>, les photos prises sur le vif de la dernière starlette de série B juchée sur Louboutin, starbucks à la main.</p>
<p style="text-align:justify;">IP 192.168.255.255, lui, traficotait les adresses mails d’un employé de banque et détournait de quoi se payer des vacances au soleil.</p>
<p style="text-align:justify;">IP 192.168.1.1 publiait sur tous les <strong><span style="color:#0000ff;">moteurs de recherche</span></strong> possibles, les photos de sa dernière petite culotte rose, et, ravissant les pervers, elle se payait ses frais d’université.</p>
<p style="text-align:justify;">IP 192.168.0.50, DRH d’un grand groupe, <strong><span style="color:#0000ff;">googlisait</span> </strong>toutes les personnes qu’il recevait en entretien de recrutement. A la moindre photo hasardeuse sur facebook ou référence occulte à un club d’adorateurs gothiques ou de sympathisants d’extrême gauche, il <strong><em><span style="color:#0000ff;">deletait</span> </em></strong>la personne de sa base de candidats.</p>
<p style="text-align:justify;"><code>IP 170.17.255.252</code>, lui, refaisait le monde  à sa manière et racontait sa nouvelle vie, son année sabbatique, salvatrice, sur un <span style="color:#0000ff;"><strong>skyblog</strong></span> haut-en-croquis-de-Shiva ; qui l’avait emmené de saint germain à katmandou.</p>
<p style="text-align:justify;">IP 212.90.140.134, conducteur de train, obèse et chauve, devenait chaque nuit sportif de haut niveau et esthète aux yeux clairs, sur <strong><span style="color:#0000ff;">Second Life</span></strong> où il avait déjà 8 maitresses, lui qui, aujourd’hui encore, est puceau.</p>
<p style="text-align:justify;"><em>IP 34.207.123.10 </em>chaque soir ne peut s’empêcher d’envoyer un message de bonne nuit à tous ses followers sur <strong><span style="color:#0000ff;">twitter</span></strong>, pour les avertir qu’elle va se mettre au lit.</p>
<p style="text-align:justify;">IP 78.155.250.34 , elle, se donne bonne conscience en prêtant 20 dollars à un site de <strong><em><span style="color:#0000ff;">peer to peer</span></em></strong> qui assure que l’argent servira à construire un puits dans un village désertique et pauvre, en Afrique of course, privé d’eau.</p>
<p style="text-align:justify;"><em>IP 194.148.205.38 </em>prend l’habitude de poster toutes ces vidéos de concerts improvisés au fil de ses jours sur son <span style="color:#0000ff;"><strong>myspace,</strong></span> se fait repérer par un chasseur de talents online, et se retrouve en haut des charts, milliardaire en 6 mois.</p>
<p style="text-align:justify;">Le<strong> <span style="color:#0000ff;">blog</span></strong> de IP <em>194.153.205.26</em> est décortiqué chaque jour car la fashionnista  est passée maitre dans l’art de jongler entre les infinies contradictions des tendances, des it bag et des charity bag, de la slow fashion à la show off attitude, ou du pantalon carrot contre sarouel.</p>
<p style="text-align:justify;">IP 90.42.252.202 cherche du travail sur le net. Par une gymnastique astucieuse, il a réussi à être dans la 1ere page de recherches sur<span style="color:#0000ff;"><strong> google</strong></span> quand la personne tape économiste+birmanie+agricole. (Surement quelqu’un qui a fait une thèse sur l’économie rurale en Birmanie…)</p>
<p style="text-align:justify;">On pourrait répéter l’anecdote à l’infini. Le net a fait de nous des <span style="color:#0000ff;"><strong>machino-dépendants</strong></span> qui zappons, toujours plus vite, toujours plus loin, dans le dédale des informations, recherchant des stimulis perpétuels, taggant et détaguant à tout va, <span style="color:#0000ff;"><strong>twiterisant</strong></span> le buzz, skypant de jour comme de nuit, forwardant à foison, bêtifiant sur youtube, égotrippant sur nos blogs, et finalement <strong><span style="color:#0000ff;">requestant l’impossible</span></strong>…La E Generation, la notre, et surtout vous qui direz « <em>Techno-dépendant ? Moi jamais ! »</em> passe au moins 10 heures par jour derrière un écran, défie le monde par pixel interposé, clique et reclique à l’infini. Par un effet de divertissement et d’illusion d’instantanéité perpétuelle, le web 2.0 nous détourne de la réalité, de nos états d’âme, de nos moi profonds, et nous tend un miroir de nos quotidiens, édulcorés où nous avons réduit nos relations humaines au <span style="color:#0000ff;"><strong>facebookisable</strong></span>, et où il est de bon ton de se masturber l’égo en pondant des statuts incongrus.</p>
<p style="text-align:justify;">L’énergie et l’entrain, ou la paresse et l’ennui, engagés dans ce doigté frénétique de la souris ou au trackball translucide du blackberry, fécondent et génèrent des valises de lassitude et de <span style="color:#0000ff;"><strong>non-émerveillement du monde.</strong></span></p>
<p style="text-align:justify;">La<span style="color:#0000ff;"> <strong>E Generation</strong></span> nous a, d’une certaine manière, robotisés. La lumière bleue, jaillissant de nos écrans LED nous étourdit. Le bruit sournois intempestif de nos doigts sur le clavier, « <em>Ah regarde je tape sans regarder !</em> » est devenu un ronronnement mécanique et automatique que l’on n’entend même plus.</p>
<p style="text-align:justify;">Si Camus était encore de ce monde, peut être aurait-il comparé la dépendance internet à la montagne de Sisyphe. Sisyphe, puni des Dieux,qui chaque jour, s&#8217;astreint à la même tache, pousse une pierre en haut d’une montagne, qui une fois au sommet retombe. Et nous, chaque jour, fidèles au poste derrière nos ordis, cliquant et recliquant fanatiquement, guettant toujours plus de surprise, d’adrénaline, de plaisir, de sur-information, et  devenant toujours  un peu plus, <strong><span style="color:#0000ff;">d&#8217;insipides avatars de nous-mêmes.</span></strong></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/identites.wordpress.com/163/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/identites.wordpress.com/163/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/identites.wordpress.com/163/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/identites.wordpress.com/163/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/identites.wordpress.com/163/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/identites.wordpress.com/163/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/identites.wordpress.com/163/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/identites.wordpress.com/163/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/identites.wordpress.com/163/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/identites.wordpress.com/163/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/identites.wordpress.com/163/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/identites.wordpress.com/163/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/identites.wordpress.com/163/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/identites.wordpress.com/163/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&amp;blog=1141271&amp;post=163&amp;subd=identites&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Sonia</media:title>
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			<media:title type="html">cyberdependance-300x249</media:title>
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		<title>The XX : Pop classée X</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Dec 2009 10:39:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>identites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[ Ce n’est pas dans mes habitudes d’écrire des critiques musicales. Mais en ces temps d&#8217;artillerie lourde et médiocre de l&#8217;industrie musicale , on a un gros coup de coeur musical foudroyant qu&#8217; une fois par décennie. Et the XX est de ceux là. Une révélation. XX est un opus beaudelairien et dionysiaque à mettre sur toutes les oreilles qui [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&amp;blog=1141271&amp;post=154&amp;subd=identites&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><a href="http://identites.files.wordpress.com/2009/12/thexx1.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-157" title="thexx" src="http://identites.files.wordpress.com/2009/12/thexx1.jpg?w=300&#038;h=300" alt="" width="300" height="300" /></a><a href="http://identites.files.wordpress.com/2009/12/thexx.jpg"></a></p>
<p style="text-align:justify;"> Ce n’est pas dans mes habitudes d’écrire des critiques musicales. Mais en ces temps d&#8217;artillerie lourde et médiocre de l&#8217;industrie musicale , on a un gros coup de coeur musical foudroyant qu&#8217; une fois par décennie. Et <span style="color:#800080;"><strong>the XX </strong></span>est de ceux là. Une révélation. XX est un <span style="color:#800080;"><strong>opus beaudelairien et dionysiaque </strong></span>à mettre sur toutes les oreilles qui aiment le spleen. Une pop Inclassable. Atmosphérique. Profondément atypique et pourtant foncièrement familière. Accessible mais pointue. <span style="color:#800080;"><strong>Une pop acide et doucereuse.</strong></span> Sombre et pleine d’espérance. Aérienne et prégnante.<span id="more-154"></span></p>
<p style="text-align:justify;"> Dans <em>VCR</em> je découvre une voix rauque de jeune fille usée à la cigarette dubitative. Une voix d’homme en contre plan, d’outre tombe, imperturbable, outrageusement présente. Une <span style="color:#800080;"><strong>alliance érotique et subversive</strong></span>, sur notes épurées de boîte à rythme et de synthé feutré empruntant lointainement à Portishead et the Pixies.</p>
<p style="text-align:justify;">Les <span style="color:#800080;"><strong>sirènes existentielles de <em>Cristallised</em></strong></span> hantent mes oreilles virginales, violent mes derniers remparts. A chaque coup de pied sur l&#8217;accélérateur, ( A écouter en voiture, vitres fermées, compteur à bloc)  je rentre un peu plus dans l’arrière monde de cette mélodie imparable. Le monde de The XX est <span style="color:#800080;"><strong>fantasmagorique.</strong></span> Lointain. Clair obscur. Inabouti. Effleuré. Avec the XX, je flirte a la frontière de mes désirs, de mon sur-moi, de mon inaccessible inconscient. Je déambule dans les couloirs de mes névroses, je réinvente mes lendemains et les peins en rouge sang, j’arrête la course frénétique et met ma vie en parenthèse. Sur <span style="color:#800080;"><strong>bande sonore neuroleptique et insomniaque</strong></span>, je me désavoue de tous mes crimes inavoués.</p>
<p style="text-align:justify;">Sur <em>the island,</em> je perds  contrôle et je me déshabille, et l’entêtant refrain « I<em> am yours now</em> » me fait toute à toi, de chair et d’âme à ta merci, sous tes crocs je me perds, et de ton regard je me pénètre.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans <em>shelter</em>, je me mets aux abris, <span style="color:#800080;"><strong>revêts ma camisole de force</strong></span> et m’oublie au plus profond, là où plus personne ne pourrait venir me chercher. Au creux des ténèbres, dans l’indétrônable reflux de mon cerveau , au moment où le rythme cardiaque perd de sa frénésie et que l’on se sent emporté au creux d’une vague.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans <em>basic space,</em> je reprends mon souffle à pleins poumons, j’ouvre les fenêtres et je tangue sous la mélodie impétueuse. Je me laisse entrainer et, le bitume grince sous mes pneus et<span style="color:#800080;"><strong> je pourrais jouir rien qu’en fermant les yeux</strong></span>, rien que pour le nom d’un instant.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans <em>infinity</em>, je monte, je monte. J’atteins un seuil que seuls atteignent les fous. De ces parois ténues qui se jouent de la mort. <strong><span style="color:#800080;">De ces interstices timides qui se dressent entre les certitudes et les doutes.</span> </strong>Dans ces intenses instants de lucidité. Je monte. Et je ne peux pas renoncer à m’octroyer ce goût d’infini.</p>
<p style="text-align:justify;">Sous <em>night time,</em> <span style="color:#800080;"><strong>de l’adrénaline secoue mes semelles de rêves</strong></span> et je refais le monde au creux de tes yeux sombres. Je brosse mes rêves à la lueur de ta peau brillante et je caresse la lune en effleurant ta nuque. D’effleurages on en vient aux coups de reins. Et les œillades timides prennent élan dans un lit. Et dans tes yeux engorgés de plaisir, <span style="color:#800080;"><strong>je cueille la dernière frontière de mon plaisir.</strong></span></p>
<p style="text-align:justify;">Voilà the XX. <span style="color:#800080;"><strong>Un album pieux.</strong></span> Un dernier refuge contre nos temps abjects. Un délire de garage de  jeunes britanniques dégingandés qui devient <span style="color:#888888;"><strong><span style="color:#800080;">un phénomène rock</span></strong></span>. Même pas 20 ans. Des ados raides dingues de <em>The Kills</em>, profondément no look, empreints d’un non futur absolument délicieux, et d’un parfum d’insoutenable présent qui nous colle à la peau. Ici pas de morale, pas de clichés. Juste des instantanés de vie, d’électricité, de jouissance pure et de souffrance foudroyante.</p>
<p style="text-align:justify;">Juste un présent. Incroyablement musical. Une bande son sur laquelle on pourrait greffer sa vie entière sans se lasser. Et réécouter, encore et encore, leur mélancolie, leur absurdité, leur plaisir impénitent. Et le notre, qui, sans cesse se renouvelle dans <span style="color:#800080;"><strong>les derniers tréfonds du</strong></span><em><span style="color:#800080;"><strong> beat,</strong></span> comme un ultime soubresaut d’humanité. </em></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/identites.wordpress.com/154/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/identites.wordpress.com/154/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/identites.wordpress.com/154/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/identites.wordpress.com/154/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/identites.wordpress.com/154/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/identites.wordpress.com/154/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/identites.wordpress.com/154/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/identites.wordpress.com/154/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/identites.wordpress.com/154/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/identites.wordpress.com/154/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/identites.wordpress.com/154/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/identites.wordpress.com/154/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/identites.wordpress.com/154/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/identites.wordpress.com/154/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&amp;blog=1141271&amp;post=154&amp;subd=identites&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Sonia</media:title>
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			<media:title type="html">thexx</media:title>
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	</item>
		<item>
		<title>New York, là où le monde commence&#8230;</title>
		<link>http://identites.wordpress.com/2009/09/16/new-york-la-ou-le-monde-commence/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Sep 2009 05:42:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>identites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Civilisation]]></category>
		<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>

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		<description><![CDATA[« New York c’est une ville où chacun peut se sentir chez soi » me disait le philosophe Souleymane Bachir Diagne dans son bureau imprégné de savoir au Philosophy Department à l’Université Columbia. Et j’ai pris alors toute la mesure de cette formule qui me paraissait plus prégnante encore à la lumière du pluriel « Je suis légion » [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&amp;blog=1141271&amp;post=140&amp;subd=identites&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><img class="alignnone size-medium wp-image-141" title="P1030975" src="http://identites.files.wordpress.com/2009/09/p1030975.jpg?w=300&#038;h=225" alt="P1030975" width="300" height="225" /></p>
<p style="text-align:justify;">« <em>New York c’est une ville où chacun peut se sentir chez soi</em> » me disait le philosophe Souleymane Bachir Diagne dans son bureau imprégné de savoir au Philosophy Department à l’Université Columbia. Et j’ai pris alors toute la mesure de cette formule qui me paraissait plus prégnante encore à la lumière du pluriel <em>« <span style="color:#ff0000;">Je suis légion</span> »</em> de Victor Hugo, que citait l&#8217;éminent penseur sénégalais. Oui New York est <span style="color:#ff0000;">une source</span> à laquelle s’abreuvent les gens aux <span style="color:#ff0000;">identités multiples.</span><span id="more-140"></span></p>
<p style="text-align:justify;">A <span style="color:#ff0000;">East Village,</span> quartier marginal et artiste underground, je me suis sentie bohème, cradingue et électrique. Les murs tapissés de tags, les bars suintant d’alcool exhibant la phrase de Sinatra <em>« L’alcool est peut être le pire ennemi de l’homme mais la Bible commande d’aimer son ennemi</em> » ; les laveries regorgeant d’émigrés, et où, à chaque coin de rue, respirait, hilare, <span style="color:#ff0000;">une humanité poisseuse et frissonnante.</span></p>
<p style="text-align:justify;">A <span style="color:#ff0000;">Soho, Noho et Nolita</span> ; je me suis sentie branchée et avant gardiste. En plein dans la société de consommation certes, mais où chacun, chaque passant, new yorkais comme touriste, cherchait la différenciation ultime, le <span style="color:#ff0000;">bout de chiffon</span> novateur qui marquerait son identité propre.</p>
<p style="text-align:justify;">A <span style="color:#ff0000;">Central Park,</span> devant les lacs, les petits pontons romantiques et le ciel bleu bordé de cumulus à perte de vue, j’étais amoureuse. Folle de mon homme et folle de vie, à humer l’air pur comme un<span style="color:#ff0000;"> cabri assoiffé d’oxygène</span>, je transcendais <span style="color:#ff0000;">la citadine </span>que je suis.</p>
<p style="text-align:justify;">A <span style="color:#ff0000;">Columbia</span>, je redevenais l’étudiante en quête de savoir que je suis toujours, s’émerveillant devant le penseur de Rodin, où m’étalant, le soleil en pleine poire, sur les marches de la « Columbia Library ».</p>
<p style="text-align:justify;">A <span style="color:#ff0000;">Williamsburg,</span> quartier branché de Brooklyn, j’étais une citadine universelle, en slim, chemise à carreaux et sac <em>hobo</em> en bandouilière, à boire mon<em> latte</em> du starbuck tout en refaisant le monde avec ma clique de potes alter mondialistes qui toisaient Manhattan <span style="color:#ff0000;">du haut de leurs birkenstock.</span></p>
<p style="text-align:justify;">Au <span style="color:#ff0000;">Queen,</span> j’étais plongée dans <span style="color:#ff0000;">l’Amérique profonde,</span> ses hordes de classe moyenne, de travailleurs du matin, ses rappeurs de fortune et ses « disquette » d’un autre temps.</p>
<p style="text-align:justify;">A <span style="color:#ff0000;">Harlem</span>, j’étais un peu chez moi, dans ce <span style="color:#ff0000;">Little Senegal,</span> où, entre un Touba Mobile Phone  et une dibiterie savoureuse ; se jouaient des « fights » amicaux en wolof anglicisé entre fatous en boubous et papis fumant du « pot ».</p>
<p style="text-align:justify;">A <span style="color:#ff0000;">Times Square</span>, j’étais le centre du monde, le cœur du profit, la soif avide d’images en technicolor, marquée au néon sur des panneaux 4X4.</p>
<p style="text-align:justify;">Au <span style="color:#ff0000;">World Trade Center,</span> j’étais la mémoire d’un monde post guerre froide, dépolarisé et désorienté, où se culbutent pêle-mêle terroristes sans visages, victimes sans noms, activistes anti gouvernement, et croix tremblantes, accrochées aux grillages d’un <span style="color:#ff0000;">no man’s land.</span></p>
<p style="text-align:justify;">Dans le lointain et banlieusard <span style="color:#ff0000;">New Jersey,</span> dans une peuplade où ne siègent que Burger King, stations essence et pavillons de banlieue ; j’étais témoin de la bêtise sans bornes <span style="color:#ff0000;">d’un taximan républicain</span> qui nous expliquait, avec beaucoup d’application et de pédagogie, que Obama était intrinsèquement stupide et qu’il avait eu son diplôme dans une pochette surprise. A la question « Pensez vous qu’il aurait été élu s’il n’avait pas été métisse ? », il répondit : « Métisse ?! Il n’aimait pas sa mère et <span style="color:#ff0000;">il est avant tout Noir avant d’être Blanc.</span> » Ce fut, <em>in fine</em>, le seul bémol à cette joyeuse aventure de la diversité, une triste halte qui faillit m’arracher des larmes.</p>
<p style="text-align:justify;">Et pourtant, dans les bas fonds comme dans les quartiers chics, hors des sentiers battus touristiques, loin de l’Empire State Building et de la 5<sup>ème</sup> avenue ; j’ai toujours eu le sentiment que <span style="color:#ff0000;">le New Yorkais</span>, qu’il soit Blanc, Noir, Jaune, Musulman, Chrétien, Juif, Immigré ou Natif, middle class ou bobo, avait <span style="color:#ff0000;">cette même tolérance</span> et neutralité envers son prochain.</p>
<p style="text-align:justify;">Du regard plein d’empathie aux conseils avisés du passant, j’ai toujours reconnu un réel humanisme que j’avais peu vu ailleurs. Pourquoi ici et pas ailleurs ?</p>
<p style="text-align:justify;">Peut être car <span style="color:#ff0000;">dans cette ville monde</span>, dans ce village global, à l’horizon ouvert sur l’univers ; on fait de son mieux pour considérer l’autre tel qu’il est et non pas tel qu’on pourrait se l&#8217;imaginer, et que <span style="color:#ff0000;">les préjugés </span> - dans cette faune et foire dépareillée- font figure de clichés désuets <span style="color:#ff0000;">qui n&#8217;ont leur place que dans d&#8217;obsolètes séries B.</span></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/identites.wordpress.com/140/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/identites.wordpress.com/140/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/identites.wordpress.com/140/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/identites.wordpress.com/140/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/identites.wordpress.com/140/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/identites.wordpress.com/140/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/identites.wordpress.com/140/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/identites.wordpress.com/140/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/identites.wordpress.com/140/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/identites.wordpress.com/140/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/identites.wordpress.com/140/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/identites.wordpress.com/140/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/identites.wordpress.com/140/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/identites.wordpress.com/140/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&amp;blog=1141271&amp;post=140&amp;subd=identites&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">P1030975</media:title>
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	</item>
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		<title>Nous, la Broken Generation&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Jun 2009 17:38:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>identites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Civilisation]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne dirais pas que nous sommes une génération désenchantée. Car pour être désenchantés, encore faudrait-il avoir eu des illusions. Notre génération n’a pas d’espoirs. Elle a des objectifs. Notre génération n’a pas de rêves. Elle a des impératifs. Notre génération a été bercée par le culte de la productivité, la gloire de la société [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&amp;blog=1141271&amp;post=134&amp;subd=identites&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-136" title="generation_why" src="http://identites.files.wordpress.com/2009/06/generation_why1.jpg?w=460" alt="generation_why"   /></p>
<p style="text-align:justify;">Je ne dirais pas que nous sommes une <span style="color:#800080;">génération désenchantée.</span> Car pour être désenchantés, encore faudrait-il avoir eu des illusions. Notre génération n’a pas d’espoirs. Elle a des <span style="color:#800080;">objectifs.</span> Notre génération n’a pas de rêves. Elle a des <span style="color:#800080;">impératifs.</span> Notre génération a été bercée par le culte de la productivité, la gloire de la société de consommation, le toujours plus de NTIC, pour voir aujourd’hui tous ces châteaux de sable s’effriter sous la pression des krach financiers, la crise économique, l’alarmisme écologique et les guéguerres des puissants. <span id="more-134"></span>On nous appelle aussi <span style="color:#800080;">génération Y</span> (nous qui sommes nés entre la fin des années 70 et le début des années 90, nous avons entre 20 et 30 ans) ou <span style="color:#800080;">enfants du millénaire,</span> ou encore la <em>e generation.</em> Nous avons grandi devant la télévision, de Candy à Dragon Ball Z, de Beverly Hills à Melrose Place. Nous avons eu nos premiers émois paranormaux devant X-files. Il y a eu les premiers jeux vidéos, les <span style="color:#800080;">Doc Martens,</span> les converse et <span style="color:#800080;">les 501 troués aux genoux</span>. Sur fond de <span style="color:#800080;">Nirvana,</span> nous rêvions d’une révolution que nous n’aurions jamais.</p>
<p style="text-align:justify;">Puis <span style="color:#800080;">Internet </span>est arrivé. Ca a été <span style="color:#800080;">notre révolution à nous.</span> Point de grands idéaux et de mai 68 débridé. Non. Nous sommes une génération <span style="color:#800080;">policée et réaliste.</span> Nos vies se sont devenues <span style="color:#800080;">un gigantesque foutoir virtuel</span>, où schizophrènes nous flirtons sur MSN, réseautons pro sur Linkdln ou Viadeo, nous affichons sur facebook, vivons des vies autres sur Second Life, achetons sur E-Bay, nous  prélassons sur une toile où nous croyons <span style="color:#800080;">démultiplier nos pouvoirs</span>.</p>
<p style="text-align:justify;">Nous avons de vagues souvenirs de la fin de la guerre froide. Mais ce qui est venu après, fut bien pire. Le 11 septembre ouvrit le pseudo choc de civilisations. Les guerres. <span style="color:#800080;">Le sang.</span> L&#8217;abjection de la haine et de la violence. La banalisation de la mort. <span style="color:#800080;">L&#8217;instrumentalisation du sacré.</span> L&#8217;omnipotence de l&#8217;argent. La marchandisation de <span style="color:#800080;">la liberté.</span></p>
<p style="text-align:justify;">Nos relations humaines ont été <span style="color:#800080;">chaotiques</span> à la mesure du manque de repères qui grandissait. Certains hommes sont devenus des <span style="color:#800080;">métrosexuels</span> piquant les crèmes anti rides de leurs copines mais pourtant très doués pour le <span style="color:#800080;">cunnilingus.</span> Certaines femmes des <span style="color:#800080;">wonderwoman</span> au bord de la crise de nerfs, dirigeant des sociétés et élevant des ribambelles de gosses beaux et sages comme <span style="color:#800080;">dans une pub ricorée.</span> L’homosexualité, la bisexualité, l’échangisme, sont devenues monnaie courante. Beaucoup d’entre nous sont des <span style="color:#800080;">enfants du divorce.</span> Le modèle de la famille nucléaire a volé en éclat. Nous sommes entrés dans l’ère du sexe avec préservatif obligatoire. Nous n’avons pas connu le monde sans le SIDA. <span style="color:#800080;">Bon an mal an, certains ont pu aimer.</span> Vivre des grandes histoires, à bâtons rompus, hors du temps et de l’espace. D’autres peinaient, et <span style="color:#800080;">peinent encore à trouver un alter ego.</span> La séduction semble être devenue un exercice périlleux et difficile où les codes, bouleversés, sont obscurs et les discours difficiles à déchiffrer. Autour de moi des bataillons de filles belles et intelligentes mais qui restent seules. Quelques hommes, pressés, qui se rabattent sur des mirages de pacotille. Beaucoup de coups tordus et <span style="color:#800080;">peu de coups de foudre.</span></p>
<p style="text-align:justify;">Et puis il y a eu <span style="color:#800080;">les études</span>. Longues forcément. Sous la pression d’une société toujours plus exigeante, nous devions montrer patte blanche (i.e. diplôme labellisé) pour espérer exister embryonairement sur <span style="color:#800080;">le marché du travail</span>. Nous sommes en général surdiplomés. Mais que savons nous finalement après avoir passé au bas mot 5 ans sur les bancs de la fac ? Nous ne savons <span style="color:#800080;">pas grand-chose. </span>Tout juste avons-nous <span style="color:#800080;">un peu élargi notre champ de vision</span>. Mais nous ne savons pas faire grand-chose de nos deux mains. Et puis nous avons connu les stages. <span style="color:#800080;">Génération kleenex</span>. Certains ont eu de la chance et se sont accrochés, à force de leur rage et de leur BAC+8 transparent ; à décrocher une place au soleil. Et puis, là où nous croyions enfin y être, <em>au soleil,</em> ( soit la grosse entreprise dynamique et toute engluée de corporate responsability) nous avons gossipé longuement sous les néons blancs des <span style="color:#800080;">open space</span> sur la toute puissance du chiffre au détriment de l’âme. Et puis il y a eu <span style="color:#800080;">le premier job.</span> Le graal pour cette génération de diplômés dont la moitié passe un an au chômage avant de pouvoir travailler. Parlons-en du chômage… Ces journées, que dis je, ces nuits, à devenir fou à force d’appuyer frénétiquement <span style="color:#800080;">sur la touche F5 du laptop</span> qui devient lui aussi hystérique. Le cœur qui bat la chamade à chaque entretien.</p>
<p style="text-align:justify;">Notre génération n’a pas eu le temps <span style="color:#800080;">de refaire le monde.</span> Car elle n’a même pas eu le temps <span style="color:#800080;">de le défaire</span>. Dès que nous avons quitté le doux berceau de l’enfance, nous avons été embarqués, bien malgré nous, <span style="color:#800080;">dans l’œil du cyclone</span>. Et puis il y a les drogues et l’alcool. Qui n’avaient <span style="color:#800080;">plus rien de subversif</span> ni de festif. Juste vaguement <span style="color:#800080;">thérapeutique.</span> Qu’elle est loin la route des Indes et les dimanches à Katmandou ! Nous sommes plutôt de <span style="color:#800080;">la génération de la surmédication</span>. Antidépresseurs, anxiolytiques, somnifères on a voulu nous vendre toutes les pilules des majors pharmaceutiques, <span style="color:#800080;">pour nous <em>aider</em> à vivre.</span> Et dans ce monde ultra stressé, <span style="color:#800080;">toutes les médecine new age</span> pullulent à chaque coin de rue, nous vendant du rêve, de la zenitude, une paix intérieure comme si on pouvait la glaner au supermarché du coin.</p>
<p style="text-align:justify;">Non vraiment, je ne crois pas que le terme désenchanté nous sied bien. Nous sommes <span style="color:#800080;">bancals.</span> Chacun à notre manière. Et bien qu’il vous en déplaise. Quelques soit les <span style="color:#800080;">beaux masques</span> que nous avons choisi. Ou les <span style="color:#800080;">moteurs V8</span> que nous faisons vrombir. Nous tenons debout <span style="color:#800080;">fébrilement.</span> Nous sommes devenus tantôt <span style="color:#800080;">craintifs</span> et prudents, tantôt <span style="color:#800080;">autodestructeurs</span> et vindicatifs. Nous avons <span style="color:#800080;">l’œil qui brille</span> soudain de plaisir, pour se <span style="color:#800080;">renoircir </span>aussi vite. Nous tentons sans cesse <span style="color:#800080;">de rattraper ce temps</span> qui ne nous laisse aucun sursit. Nous regardons derrière nous, avec toujours beaucoup de nostalgie, se souvenant de l’insouciance de notre enfance qui ne nous appartient plus et que nous avons <span style="color:#800080;">troqué contre la lucidité.</span></p>
<p style="text-align:justify;">Notre génération <span style="color:#800080;">a perdu le sens</span>. Y en a-t-il jamais eu un ? Mais elle a des valises de <span style="color:#800080;">traitements de substitutions. </span>Alors nous substituons. Chacun à sa manière. Chacun dans son monde. Chacun dans sa solitude. On fait du mieux qu’on peut pour glaner, ça et là, <span style="color:#800080;">un peu de sens,</span> dans nos lits, dans nos bureaux, dans nos foyers, dans notre for intérieur. Quelque chose est cassé, <span style="color:#800080;">nos coquilles sont brisées,</span> et il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas le voir.</p>
<p style="text-align:justify;">Et pourtant, aussi étrange que celà paraisse, c&#8217;est souvent dans <span style="color:#800080;">cette lucidité</span> que l&#8217;on réalise que la vie est <span style="color:#800080;">inestimable,</span> Et ainsi, brisés, <span style="color:#800080;">mais hilares,</span> nous reprenons <span style="color:#800080;">notre souffle</span> et nous rions du temps, <span style="color:#800080;">secouant nos vies de l’intérieur</span>, jouant aux <span style="color:#800080;">magiciens</span> dans nos cœurs, provoquons <span style="color:#800080;">les coïncidences,</span> recréons <span style="color:#800080;">les miracles,</span> réaprivoisons l’espoir, flétri, pale lumière mais qui danse encore….</p>
<p style="text-align:justify;">Génération brisée. Oui. Mais <span style="color:#800080;"><em>sur-vivante.</em></span></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/identites.wordpress.com/134/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/identites.wordpress.com/134/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/identites.wordpress.com/134/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/identites.wordpress.com/134/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/identites.wordpress.com/134/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/identites.wordpress.com/134/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/identites.wordpress.com/134/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/identites.wordpress.com/134/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/identites.wordpress.com/134/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/identites.wordpress.com/134/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/identites.wordpress.com/134/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/identites.wordpress.com/134/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/identites.wordpress.com/134/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/identites.wordpress.com/134/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&amp;blog=1141271&amp;post=134&amp;subd=identites&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Sonia</media:title>
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			<media:title type="html">generation_why</media:title>
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		<title>Be alive, be in love !</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Feb 2009 17:31:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>identites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Sexe]]></category>

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		<description><![CDATA[Amour fou, amour chien, amour eau de rose, amour tue la mort, amour debout, amour à bout. Amour sans garde fous, amour chien de fusil, amour les bras levés. Amour amor, amour à mort. Que des amours pluriels, autant d’amours que d’individus, pas de clichés que des instantanés :   Amour à Manhattan. Grand hôtel, vitres [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&amp;blog=1141271&amp;post=126&amp;subd=identites&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><span style="color:#ff00ff;"><img class="alignnone size-full wp-image-127" title="un_homme_amoureux_a_man_in_love_1986_reference" src="http://identites.files.wordpress.com/2009/02/un_homme_amoureux_a_man_in_love_1986_reference.jpg?w=460&#038;h=312" alt="un_homme_amoureux_a_man_in_love_1986_reference" width="460" height="312" /></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><span style="color:#ff00ff;">Amour fou,</span> amour chien, amour eau de rose, amour tue la mort, amour debout, amour à bout. <span style="color:#ff00ff;">Amour sans garde fous</span>, amour chien de fusil, amour les bras levés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><span style="color:#ff00ff;">Amour amor</span>, amour à mort. Que des amours pluriels, autant d’amours que d’individus, pas de clichés que des instantanés :<span id="more-126"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><span style="color:#ff00ff;">Amour à Manhattan.</span> Grand hôtel, vitres bleues. Lit défait, <span style="color:#ff00ff;">verres hilares.</span> Corps emmêlés, dépenaillés, sourires hasard et yeux de chats. Coups de rein qui déchirent la nuit de plein fouet. Corps qui n’en finissent pas de s’étreindre. <span style="color:#ff00ff;">Ombres chinoises à cheval sur les murs</span>. Cris dans la nuit qui percent leurs soupirs. Elle. Peau laiteuse, yeux de biche. Lui, barbe blanche, peau obscure. Elle. Cigarette sur peau nue. Lui. Café noir l’œil alerte. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><span style="color:#ff00ff;">Amour à Kaboul.</span> Murs pales, pièces sombres. <span style="color:#ff00ff;">Adultère sur fond noir</span>. Couverture rouge de sang. Déviergée la gamine. Un sourire au bord des lèvres. <span style="color:#ff00ff;">Hier est déjà ailleurs.</span> Horizon d’espérance qu’elle peut lire dans ses yeux. Les yeux du promis qui veut partir. Et l’emmènera. Loin des mollah, loin des madrasa, loin des montagnes. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><span style="color:#ff00ff;">Amour à Dakar.</span> Plage déserte. Ciel bas. Torpeur lourde. Moiteur des corps. Jeunes qui se découvrent. Cote à cote, cotes contre cotes. Les peaux qui se font face, et se dérobent, se chevillent et se talonnent. Pagnes qui tombes, dents toutes dehors, désir de feu. Face de lune, fesses à sa bouche. Peau caramel. Sel de mer à fleur de lèvre. <span style="color:#ff00ff;">Orgasme au zénith. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><span style="color:#ff00ff;">Amour à Paris</span>. Fin d’une soirée et Saint Germain des Prés à leurs pieds. Dans les tréfonds des bars, on joue à touché touché sur le comptoir du zinc, les lendemains sont infinis. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Elle, petit carré, ballerines pointues. Lui, barbe de trois jours, regard dandy. De poèmes en champagne, ils se papillonnent autour. Il butine, elle se courbe. Elle roule, il accourt. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Dans sa chambre mansardée il l’entraîne. Sous le ciel indomptable de Paris, il la prend. <span style="color:#ff00ff;">Et au petit matin, le soleil les acoquine encore. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Amour <span style="color:#ff00ff;">toujours,</span> amour peut être. Amour possible, <span style="color:#ff00ff;">amour </span>jamais. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Gorge nouée Joues efflanquées Crise d’angoisse Obsessive attraction</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Tentation permanente sexe à outrance <span style="color:#ff00ff;">Promesses effrontées</span> bouts de chemin pas anodins</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Dans nos palettes, beaucoup de couleurs, dans nos cœurs d’infinies possibilités mais celui qui nous fait sentir que l&#8217;on est vivant se nomme amour passion</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Cet amour farfelu et imprévisible, électrique et infernal, celui pour lequel on se damnerait, celui qui éclaircit les plus sombres tunnels</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><span style="color:#ff00ff;">Celui qui perche, celui qui hante, celui qui fait devenir fou</span>, </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><strong>Ivres de vie, les amoureux tiennent le monde dans leurs mains. </strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><strong>Et qu’importe qu’ils aient tort, pourvu qu’ils puissent s’aimer.</strong> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/identites.wordpress.com/126/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/identites.wordpress.com/126/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/identites.wordpress.com/126/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/identites.wordpress.com/126/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/identites.wordpress.com/126/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/identites.wordpress.com/126/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/identites.wordpress.com/126/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/identites.wordpress.com/126/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/identites.wordpress.com/126/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/identites.wordpress.com/126/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/identites.wordpress.com/126/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/identites.wordpress.com/126/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/identites.wordpress.com/126/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/identites.wordpress.com/126/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&amp;blog=1141271&amp;post=126&amp;subd=identites&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Les Noces Rebelles: du grand Mendes</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Feb 2009 02:07:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>identites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le décor suranné d’une banlieue américaine aseptisée, un couple de petits bourgeois se cherche, se questionne, se trompe, se dérobe et se malmène jusqu’au paroxysme. Sam Mendès, après un film culte « American Beauty » oscarisé 5 fois, propulse à l’écran deux géants du cinéma Kate Winslet et Leonardo Di Caprio pour un démontage [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&amp;blog=1141271&amp;post=118&amp;subd=identites&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-122" title="untitled2" src="http://identites.files.wordpress.com/2009/02/untitled2.jpg?w=460" alt="untitled2"   /></p>
<p style="text-align:justify;">Dans le décor suranné d’une banlieue américaine aseptisée, <span style="color:#ff0000;">un couple de petits bourgeois </span>se cherche, se questionne, se trompe, se dérobe et se malmène <span style="color:#ff0000;">jusqu’au paroxysme.</span> Sam Mendès, après un film culte « American Beauty » oscarisé 5 fois, propulse à l’écran deux géants du cinéma Kate Winslet et Leonardo Di Caprio pour un démontage en règle des romances à la titanic, au profit d’un récit acerbe et grave sur la <span style="color:#ff0000;">lente décomposition d’un couple.</span> <em>Elle </em>royale, insaisissable, insondable, effrontée, enjouée, fantasque, caustique, lumineuse, irréductible. <em>Lui</em>, soumis, obscur, conformiste, cupide, arriviste, prévisible, touchant, désespéré. <span id="more-118"></span></p>
<p style="text-align:justify;">La caméra fige <span style="color:#ff0000;">ces vies en apparence parfaite</span>, campe le décor typique de la famille américaine de la middle class : joli pavillon de banlieue, mari commercial, femme au foyer, adorables enfants, épargne au frais, voiture rutilante, machine à laver ronronnante, <span style="color:#ff0000;">vie domestique routinière et rassurante</span>. Mais derrière le vernis, la frustration et la désillusion rampent et le doute se fraye un chemin insidieux dans le couple forteresse. Le couple <em>si spécial,</em> disent les voisins. Couple spécial, certes, qui se rêvait à Paris, se croyait <span style="color:#ff0000;">anticonformiste</span> et mènerait la vie qui leur plait, une vie de boho. Mais ce couple spécial est devenu un couple, usé, semblable à tous, ployant sous le poids lourd et inconfortable d’une société étouffante, d’un carcan de conventions, dans <span style="color:#ff0000;">l’Amérique des années 50</span>.</p>
<p style="text-align:justify;">Quand April, <span style="color:#ff0000;">dans un ultime sursaut de vie,</span> rappelle à Frank qui ils étaient et ce qu’il sont devenus, et lui propose, follement d’aller vivre à Paris comme on part en résistance, on croit nous aussi à ce nouveau départ. <span style="color:#ff0000;">Le couple, alors mortifère</span>, se réveille, s’aime comme jamais, se déshabille frénétiquement, <span style="color:#ff0000;">se reconquérit fatalement</span>. Un rythme d’une puissance inégalée, une histoire portée par deux acteurs qui crient de vérité, une bande son aliénante, font des <em>Noces Rebelles</em> <span style="color:#ff0000;">un minutieux et lyrique opéra du désenchantement.</span></p>
<p style="text-align:justify;">Dans ce film, tout fait écho tragiquement à <span style="color:#ff0000;">notre société actuelle</span>. L’American dream, la société de consommation, la success storie, le self made man,la famille nucléaire, les conventions, l’artificiel, le matériel, l’éphémère ont donné naissance à notre monde occidental contemporain. La machine infernale de la productivité, du chiffre, du bancable est née des trente glorieuses. L’idyllisme naïf des années 50 et son manichéisme ont généré <span style="color:#ff0000;">des cohortes de masses laborieuses et bien pensantes.</span> Le culte du confort, la consommation de masse, l’homogénéisation des foules, ont érigé comme modèle de réussite dans le monde occidental un seul type : ( de préférence) blanc, mince, riche, monogame ( adultères acceptés), besogneur, zêlé, docile, conformiste, prévisible, vidé, épuisé.</p>
<p style="text-align:justify;">Regardez les ces foules. Qui se meuvent sourires aux lèvres dans leurs vies réglées comme du papier à machine, dont les codes –<em>toujours</em>- seront les mêmes, dans les cercles desquels ils ne sortiront pas, dont les discours seront convenus et attendus, dont les rêves sont interchangeables, dont les vies sont insipides et inutiles. <span style="color:#ff0000;">Cette foule</span>, en noir et blanc, <span style="color:#ff0000;">que l’on croise tous les jours</span>, qui est notre monde, que l’on devine en clair obscur dans le film de Mendes. Cette foule, cette société anonyme, le groupe, l’entité sociale, qui marche au pas dont nous faisons tous partie, que nous croyons ne pas suivre, mais qui inébranlablement, guide l’homme de ses diktats.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais, parfois, <span style="color:#ff0000;">quelques irréductibles demeurent</span> : Soudain, au milieu de la masse uniforme des hommes, une tête dépasse. Un genou fléchit. Un souffle passe. Un battement de cœur crépite. Un œil s’allume. Une vision se dessine. Un mouvement s’ébauche. Une bifurcation là. D’autres voies. Aucun modèle. Une liberté. La sienne. Dans ce film c’est April. Dans la vie ça pourrait être <span style="color:#ff0000;">vous.</span></p>
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