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	<title>Les identités plurielles...</title>
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	<description>"Ce que l'on te reproche,cultive-le, c'est toi." Jean Cocteau</description>
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		<title>Liberté, Egalité, Médiocrité</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 11:46:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>identites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>

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Le petit Nicolas, bon an mal an, à force de coups de pubs et d’une pseudo rhétorique de l’action s’est installé confortablement au sommet de l’Etat. Lorsqu’il était petit, les amis du petit Nicolas, qui était un peu gauche, au nez proéminent et aux oreilles décollées, ne donnaient pas chère de sa peau.  Le petit Nicolas [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&blog=1141271&post=148&subd=identites&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:justify;"><a href="http://deligne.over-blog.com/"><img class="alignnone size-medium wp-image-150" title="sarkonapolk9" src="http://identites.files.wordpress.com/2009/10/sarkonapolk91.jpg?w=287&#038;h=300" alt="sarkonapolk9" width="287" height="300" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Le <span style="color:#0000ff;">petit Nicolas</span>, bon an mal an, à force de coups de pubs et d’une pseudo rhétorique de l’action s’est installé confortablement au <span style="color:#0000ff;">sommet de l’Etat</span>. Lorsqu’il était petit, les amis du petit Nicolas, qui était <span style="color:#0000ff;">un peu gauche,</span> au nez proéminent et aux oreilles décollées, ne donnaient pas chère de sa peau.  Le petit Nicolas s’engage des études de droit et devient avocat dans un grand cabinet parisien. Quand il rentre au RPR, le petit Nicolas est gonflé d’espoirs.<span id="more-148"></span> Quelques années plus tard il devient <span style="color:#0000ff;">conseiller municipal du maire de Neuilly</span>. Fonceur et frondeur, le petit Nicolas devient – à 28 ans – le maire de Neuilly, la ville phare du <span style="color:#0000ff;">triangle d’or parisien.</span></p>
<p style="text-align:justify;">Petit à petit, le petit Nicolas commence à faire ses marques dans la politique et se fait connaître du grand public. Sa position confortable ne lui suffit pas, car le petit Nicolas a <span style="color:#0000ff;">de grandes ambitions </span>pour lui et, pour la France. En 2002, il devient Ministre de l’Intérieur sous Jacques Chirac. Le petit Nicolas a des positions tranchées et musclées sur <span style="color:#0000ff;">la sécurité de la Gaule</span>. Les jeunes des banlieues, <span style="color:#0000ff;">les basanés</span> j’entends, sont de la racaille qu’il faut nettoyer au karcher. Oui, le petit Nicolas a un <span style="color:#0000ff;">langage fleuri,</span> mais c’est qu’il est proche du peuple, de la populace, le bougre. Le petit Nicolas ne rigole pas avec les délinquants, d’ailleurs il étend le fichage ADN – réservé aux délinquants sexuels – à toute personne soupçonné d’un délit autre que financier et d’initié. Fort d’une popularité nouvelle, le petit Nicolas devient le symbole <span style="color:#0000ff;">d’une France répressive</span> et qui ne badine pas avec les cas sociaux…</p>
<p style="text-align:justify;">Dans sa lancée, le petit Nicolas devient Ministre de l’Economie et des Finances. Son ascension est fulgurante. Sa <span style="color:#0000ff;">métamorphose télévisée</span> aussi. Le petit Nicolas commence à habiter nos écrans de télévision. On se réveille avec le petit Nicolas qui nous exhorte à « <em>travailler plus pour gagner plus</em> », et le soir, on s’endort en l’écoutant nous conter sornette. « <em>Le pouvoir d’achat des Français va augmenter</em> ». Et puis on commence à remarquer<span style="color:#0000ff;"> ses tics étranges</span>, danse frénétique des épaules, mouchage intempestif, jeu de talonnettes sous le micro. Le petit Nicolas ressemble étrangement à <span style="color:#0000ff;">ces night clubber illuminés</span> qu’on croise parfois à Ibiza.</p>
<p style="text-align:justify;">Durcissement de la politique sécuritaire, le petit Nicolas n’est pas tendre avec les étrangers. C’est l’âge d’or des <span style="color:#0000ff;">raccompagnements à la frontière</span> (euphémisme pour parler d’expulsions) ou encore de politique d’immigration concertée (un joli mot pour parler de pillage des élites du sud). Pendant que le petit Nicolas construit la « <span style="color:#0000ff;">France de demain </span>», les boat people eux, crèvent de plus en plus nombreux sur des pirogues de fortune, rêvant d’un <span style="color:#0000ff;">eldorado de pacotille.</span></p>
<p style="text-align:justify;">Vint la campagne présidentielle du petit Nicolas, qui supra agité, s’instaure <span style="color:#0000ff;">grand manitou de la « rupture tranquille »</span> dont on ne sait toujours pas ce que ca pouvait vouloir dire. On ne l’a jamais trouvé très tranquille, nous.  Heureusement pour lui, ce n’est pas difficile de battre la consensuelle et molle Ségolène. Le 6 mai 2007 le petit Nicolas devient le 6<sup>ème</sup> président de la Vème république et à son sourire ravi qu’il arbore <span style="color:#0000ff;">en sortant du Fouquet’s</span> (que de symboliques…) on peut lire la jouissive satisfaction d’être, <span style="color:#0000ff;">enfin, au sommet.</span></p>
<p style="text-align:justify;">La suite, vous la connaissez, celle de la <span style="color:#0000ff;">nouvelle France bling-bling</span>, des virées en yatch, et des rolex à 50 000 euros. <span style="color:#0000ff;">La belle Cécilia</span>, elle, en a eu marre du petit Nicolas. Elle décide donc de s’en défaire, une fois que le petit Nicolas, est bien repu dans sa tour d’ivoire.</p>
<p style="text-align:justify;">Déchiré, le petit Nicolas compte heureusement parmi ses pairs, <span style="color:#0000ff;">l’affable publicitaire Jacques Séguéla</span>, qui nous édifia tous avec sa phrase culte sur l’incontournabilité des montres Rolex. Jacquot présente donc à un diner mondain la belle Carla. <span style="color:#0000ff;">Carla, doucereuse menthe religieuse</span>, aux cheveux raides batons et jambes d’un mètre 40, fera vite tourner le cœur du petit Nicolas. Et puis, rien de mieux qu’une femme trophée pour parfaire la prestance du monarque et éblouir sa cour.</p>
<p style="text-align:justify;"> </p>
<p style="text-align:justify;">Enfin, le petit Nicolas se dit <span style="color:#0000ff;">qu’un voyage en Afrique</span> ne ferait pas de mal aux relations nord-sud. Hop, un petit tour à Dakar et le Petit Nicolas, s’attire allègrement les foudres de plusieurs millions d’Africains à qui il a impunément déclaré qu’ « <span style="color:#0000ff;">Ils n’étaient pas assez rentrés dans l’histoire</span> ». Le petit Nicolas ne comprend pas pourquoi ses « amis africains » se sont fâchés. Il a pourtant un <span style="color:#0000ff;">beau gouvernement black-blanc-beur.</span> C’est vrai qu’il est un fervent défenseur de la diversité, le petit Nicolas. Propulser une fashionnista au sommet des institutions de la Justice – cet appareil d’Etat poussiéreux et austère- ça a de quoi retourner  du juge ça ! Quant à cette longue liane peau d’ébène, mitraillée secrétaire d’Etat aux droits de l’homme, il a du s’en étouffer dans sa tombe Robespierre…</p>
<p style="text-align:justify;">C’est vrai que lui, le petit Nicolas, <span style="color:#0000ff;">il LA fait l’Histoire.</span> A coups de pubs  «  les mamours avec Obama », coups de théâtre « la joute sanglante avec l’ex dauphin Villepin », coups de gueule «  <span style="color:#0000ff;">casse toi pauv’con</span> » et coup de cœur «  Elle est belle hein ma Carlita ».</p>
<p style="text-align:justify;">Mais, au bout de deux ans et demi de gesticulations médiatiques et d’autant de controverses,le petit Nicolas après s’être fait des frayeurs à force de jogging et de diète détox, se dit <span style="color:#0000ff;">qu’il faut bien assurer la relève</span> et promouvoir du sang neuf.</p>
<p style="text-align:justify;">Tiens ca tombe bien, la tribu éclectique du petit Nicolas en a sous la main du sang neuf : <span style="color:#0000ff;">le petit Nicolas Junior.</span> Le petit Nicolas Junior n’a que 23 ans, mais <span style="color:#0000ff;">du bagout il en a</span>.  De conseiller général des Hauts de Seine , le grand Jean est <em><span style="color:#0000ff;">élu</span></em> président de l’EPAD. Vous savez, <span style="color:#0000ff;">l’EPAD</span>, cet établissement public pour l’aménagement de la Défense, fief de toutes les entreprises du CAC 40, au budget de (arghh) <span style="color:#0000ff;">115 millions d’euros</span>. La suite vous la connaissez.</p>
<p style="text-align:justify;">Et aux mauvaises langues qui argueront que le <span style="color:#0000ff;">« surdoué »</span> n’a validé que sa première année de droit et a redoublé deux fois ses années, moi je dis qu’importe ! Regardez ces millions de jeunes français à bac +5 qui trainent devant la télé à chercher du travail qu’ils mettront en moyenne un an à trouver. Je suis sure qu’ils sont ravis de cet exemple d’ascension sociale qui illustre si bien <span style="color:#0000ff;">le système méritocratique français</span>… Cela doit leur mettre du baume au cœur de voir qu’avec un an d’étude et zéro expérience,  on peut se retrouver trésorier du coffre fort imprenable de la Défense. Et puis heureusement le petit Nicolas est là, aussi,  pour les encourager  <em>« Désormais ce qui compte en France pour réussir, ce n’est plus d’être bien né, c’est travailler dur et avoir fait la preuve, par ses études, par son travail, de sa valeur. » </em></p>
<p style="text-align:justify;">Il faut laisser la place aux jeunes, nous dit-on, hein…</p>
<p style="text-align:justify;">Oh que oui. <span style="color:#0000ff;">Du sang neuf.</span> Mais attention, <span style="color:#0000ff;">pas n’importe lequel.</span></p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#0000ff;">Du sang bleu</span>, s’il vous plait.<a href="http://deligne.over-blog.com/"></a></p>
  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/identites.wordpress.com/148/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/identites.wordpress.com/148/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/identites.wordpress.com/148/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/identites.wordpress.com/148/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/identites.wordpress.com/148/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/identites.wordpress.com/148/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/identites.wordpress.com/148/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/identites.wordpress.com/148/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/identites.wordpress.com/148/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/identites.wordpress.com/148/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&blog=1141271&post=148&subd=identites&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<title>New York, là où le monde commence&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Sep 2009 05:42:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>identites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Civilisation]]></category>
		<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>

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		<description><![CDATA[
« New York c’est une ville où chacun peut se sentir chez soi » me disait le philosophe Souleymane Bachir Diagne dans son bureau imprégné de savoir au Philosophy Department à l’Université Columbia. Et j’ai pris alors toute la mesure de cette formule qui me paraissait plus prégnante encore à la lumière du pluriel « Je suis légion » [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&blog=1141271&post=140&subd=identites&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:justify;"><img class="alignnone size-medium wp-image-141" title="P1030975" src="http://identites.files.wordpress.com/2009/09/p1030975.jpg?w=300&#038;h=225" alt="P1030975" width="300" height="225" /></p>
<p style="text-align:justify;">« <em>New York c’est une ville où chacun peut se sentir chez soi</em> » me disait le philosophe Souleymane Bachir Diagne dans son bureau imprégné de savoir au Philosophy Department à l’Université Columbia. Et j’ai pris alors toute la mesure de cette formule qui me paraissait plus prégnante encore à la lumière du pluriel <em>« <span style="color:#ff0000;">Je suis légion</span> »</em> de Victor Hugo, que citait l&#8217;éminent penseur sénégalais. Oui New York est <span style="color:#ff0000;">une source</span> à laquelle s’abreuvent les gens aux <span style="color:#ff0000;">identités multiples.</span><span id="more-140"></span></p>
<p style="text-align:justify;">A <span style="color:#ff0000;">East Village,</span> quartier marginal et artiste underground, je me suis sentie bohème, cradingue et électrique. Les murs tapissés de tags, les bars suintant d’alcool exhibant la phrase de Sinatra <em>« L’alcool est peut être le pire ennemi de l’homme mais la Bible commande d’aimer son ennemi</em> » ; les laveries regorgeant d’émigrés, et où, à chaque coin de rue, respirait, hilare, <span style="color:#ff0000;">une humanité poisseuse et frissonnante.</span></p>
<p style="text-align:justify;">A <span style="color:#ff0000;">Soho, Noho et Nolita</span> ; je me suis sentie branchée et avant gardiste. En plein dans la société de consommation certes, mais où chacun, chaque passant, new yorkais comme touriste, cherchait la différenciation ultime, le <span style="color:#ff0000;">bout de chiffon</span> novateur qui marquerait son identité propre.</p>
<p style="text-align:justify;">A <span style="color:#ff0000;">Central Park,</span> devant les lacs, les petits pontons romantiques et le ciel bleu bordé de cumulus à perte de vue, j’étais amoureuse. Folle de mon homme et folle de vie, à humer l’air pur comme un<span style="color:#ff0000;"> cabri assoiffé d’oxygène</span>, je transcendais <span style="color:#ff0000;">la citadine </span>que je suis.</p>
<p style="text-align:justify;">A <span style="color:#ff0000;">Columbia</span>, je redevenais l’étudiante en quête de savoir que je suis toujours, s’émerveillant devant le penseur de Rodin, où m’étalant, le soleil en pleine poire, sur les marches de la « Columbia Library ».</p>
<p style="text-align:justify;">A <span style="color:#ff0000;">Williamsburg,</span> quartier branché de Brooklyn, j’étais une citadine universelle, en slim, chemise à carreaux et sac <em>hobo</em> en bandouilière, à boire mon<em> latte</em> du starbuck tout en refaisant le monde avec ma clique de potes alter mondialistes qui toisaient Manhattan <span style="color:#ff0000;">du haut de leurs birkenstock.</span></p>
<p style="text-align:justify;">Au <span style="color:#ff0000;">Queen,</span> j’étais plongée dans <span style="color:#ff0000;">l’Amérique profonde,</span> ses hordes de classe moyenne, de travailleurs du matin, ses rappeurs de fortune et ses « disquette » d’un autre temps.</p>
<p style="text-align:justify;">A <span style="color:#ff0000;">Harlem</span>, j’étais un peu chez moi, dans ce <span style="color:#ff0000;">Little Senegal,</span> où, entre un Touba Mobile Phone  et une dibiterie savoureuse ; se jouaient des « fights » amicaux en wolof anglicisé entre fatous en boubous et papis fumant du « pot ».</p>
<p style="text-align:justify;">A <span style="color:#ff0000;">Times Square</span>, j’étais le centre du monde, le cœur du profit, la soif avide d’images en technicolor, marquée au néon sur des panneaux 4X4.</p>
<p style="text-align:justify;">Au <span style="color:#ff0000;">World Trade Center,</span> j’étais la mémoire d’un monde post guerre froide, dépolarisé et désorienté, où se culbutent pêle-mêle terroristes sans visages, victimes sans noms, activistes anti gouvernement, et croix tremblantes, accrochées aux grillages d’un <span style="color:#ff0000;">no man’s land.</span></p>
<p style="text-align:justify;">Dans le lointain et banlieusard <span style="color:#ff0000;">New Jersey,</span> dans une peuplade où ne siègent que Burger King, stations essence et pavillons de banlieue ; j’étais témoin de la bêtise sans bornes <span style="color:#ff0000;">d’un taximan républicain</span> qui nous expliquait, avec beaucoup d’application et de pédagogie, que Obama était intrinsèquement stupide et qu’il avait eu son diplôme dans une pochette surprise. A la question « Pensez vous qu’il aurait été élu s’il n’avait pas été métisse ? », il répondit : « Métisse ?! Il n’aimait pas sa mère et <span style="color:#ff0000;">il est avant tout Noir avant d’être Blanc.</span> » Ce fut, <em>in fine</em>, le seul bémol à cette joyeuse aventure de la diversité, une triste halte qui faillit m’arracher des larmes.</p>
<p style="text-align:justify;">Et pourtant, dans les bas fonds comme dans les quartiers chics, hors des sentiers battus touristiques, loin de l’Empire State Building et de la 5<sup>ème</sup> avenue ; j’ai toujours eu le sentiment que <span style="color:#ff0000;">le New Yorkais</span>, qu’il soit Blanc, Noir, Jaune, Musulman, Chrétien, Juif, Immigré ou Natif, middle class ou bobo, avait <span style="color:#ff0000;">cette même tolérance</span> et neutralité envers son prochain.</p>
<p style="text-align:justify;">Du regard plein d’empathie aux conseils avisés du passant, j’ai toujours reconnu un réel humanisme que j’avais peu vu ailleurs. Pourquoi ici et pas ailleurs ?</p>
<p style="text-align:justify;">Peut être car <span style="color:#ff0000;">dans cette ville monde</span>, dans ce village global, à l’horizon ouvert sur l’univers ; on fait de son mieux pour considérer l’autre tel qu’il est et non pas tel qu’on pourrait se l&#8217;imaginer, et que <span style="color:#ff0000;">les préjugés </span> - dans cette faune et foire dépareillée- font figure de clichés désuets <span style="color:#ff0000;">qui n&#8217;ont leur place que dans d&#8217;obsolètes séries B.</span></p>
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		<title>Nous, la Broken Generation&#8230;</title>
		<link>http://identites.wordpress.com/2009/06/25/nous-la-broken-generation/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Jun 2009 17:38:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>identites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Civilisation]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>

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		<description><![CDATA[
Je ne dirais pas que nous sommes une génération désenchantée. Car pour être désenchantés, encore faudrait-il avoir eu des illusions. Notre génération n’a pas d’espoirs. Elle a des objectifs. Notre génération n’a pas de rêves. Elle a des impératifs. Notre génération a été bercée par le culte de la productivité, la gloire de la société [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&blog=1141271&post=134&subd=identites&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-136" title="generation_why" src="http://identites.files.wordpress.com/2009/06/generation_why1.jpg?w=240&#038;h=197" alt="generation_why" width="240" height="197" /></p>
<p style="text-align:justify;">Je ne dirais pas que nous sommes une <span style="color:#800080;">génération désenchantée.</span> Car pour être désenchantés, encore faudrait-il avoir eu des illusions. Notre génération n’a pas d’espoirs. Elle a des <span style="color:#800080;">objectifs.</span> Notre génération n’a pas de rêves. Elle a des <span style="color:#800080;">impératifs.</span> Notre génération a été bercée par le culte de la productivité, la gloire de la société de consommation, le toujours plus de NTIC, pour voir aujourd’hui tous ces châteaux de sable s’effriter sous la pression des krach financiers, la crise économique, l’alarmisme écologique et les guéguerres des puissants. <span id="more-134"></span>On nous appelle aussi <span style="color:#800080;">génération Y</span> (nous qui sommes nés entre la fin des années 70 et le début des années 90, nous avons entre 20 et 30 ans) ou <span style="color:#800080;">enfants du millénaire,</span> ou encore la <em>e generation.</em> Nous avons grandi devant la télévision, de Candy à Dragon Ball Z, de Beverly Hills à Melrose Place. Nous avons eu nos premiers émois paranormaux devant X-files. Il y a eu les premiers jeux vidéos, les <span style="color:#800080;">Doc Martens,</span> les converse et <span style="color:#800080;">les 501 troués aux genoux</span>. Sur fond de <span style="color:#800080;">Nirvana,</span> nous rêvions d’une révolution que nous n’aurions jamais.</p>
<p style="text-align:justify;">Puis <span style="color:#800080;">Internet </span>est arrivé. Ca a été <span style="color:#800080;">notre révolution à nous.</span> Point de grands idéaux et de mai 68 débridé. Non. Nous sommes une génération <span style="color:#800080;">policée et réaliste.</span> Nos vies se sont devenues <span style="color:#800080;">un gigantesque foutoir virtuel</span>, où schizophrènes nous flirtons sur MSN, réseautons pro sur Linkdln ou Viadeo, nous affichons sur facebook, vivons des vies autres sur Second Life, achetons sur E-Bay, nous  prélassons sur une toile où nous croyons <span style="color:#800080;">démultiplier nos pouvoirs</span>.</p>
<p style="text-align:justify;">Nous avons de vagues souvenirs de la fin de la guerre froide. Mais ce qui est venu après, fut bien pire. Le 11 septembre ouvrit le pseudo choc de civilisations. Les guerres. <span style="color:#800080;">Le sang.</span> L&#8217;abjection de la haine et de la violence. La banalisation de la mort. <span style="color:#800080;">L&#8217;instrumentalisation du sacré.</span> L&#8217;omnipotence de l&#8217;argent. La marchandisation de <span style="color:#800080;">la liberté.</span></p>
<p style="text-align:justify;">Nos relations humaines ont été <span style="color:#800080;">chaotiques</span> à la mesure du manque de repères qui grandissait. Certains hommes sont devenus des <span style="color:#800080;">métrosexuels</span> piquant les crèmes anti rides de leurs copines mais pourtant très doués pour le <span style="color:#800080;">cunnilingus.</span> Certaines femmes des <span style="color:#800080;">wonderwoman</span> au bord de la crise de nerfs, dirigeant des sociétés et élevant des ribambelles de gosses beaux et sages comme <span style="color:#800080;">dans une pub ricorée.</span> L’homosexualité, la bisexualité, l’échangisme, sont devenues monnaie courante. Beaucoup d’entre nous sont des <span style="color:#800080;">enfants du divorce.</span> Le modèle de la famille nucléaire a volé en éclat. Nous sommes entrés dans l’ère du sexe avec préservatif obligatoire. Nous n’avons pas connu le monde sans le SIDA. <span style="color:#800080;">Bon an mal an, certains ont pu aimer.</span> Vivre des grandes histoires, à bâtons rompus, hors du temps et de l’espace. D’autres peinaient, et <span style="color:#800080;">peinent encore à trouver un alter ego.</span> La séduction semble être devenue un exercice périlleux et difficile où les codes, bouleversés, sont obscurs et les discours difficiles à déchiffrer. Autour de moi des bataillons de filles belles et intelligentes mais qui restent seules. Quelques hommes, pressés, qui se rabattent sur des mirages de pacotille. Beaucoup de coups tordus et <span style="color:#800080;">peu de coups de foudre.</span></p>
<p style="text-align:justify;">Et puis il y a eu <span style="color:#800080;">les études</span>. Longues forcément. Sous la pression d’une société toujours plus exigeante, nous devions montrer patte blanche (i.e. diplôme labellisé) pour espérer exister embryonairement sur <span style="color:#800080;">le marché du travail</span>. Nous sommes en général surdiplomés. Mais que savons nous finalement après avoir passé au bas mot 5 ans sur les bancs de la fac ? Nous ne savons <span style="color:#800080;">pas grand-chose. </span>Tout juste avons-nous <span style="color:#800080;">un peu élargi notre champ de vision</span>. Mais nous ne savons pas faire grand-chose de nos deux mains. Et puis nous avons connu les stages. <span style="color:#800080;">Génération kleenex</span>. Certains ont eu de la chance et se sont accrochés, à force de leur rage et de leur BAC+8 transparent ; à décrocher une place au soleil. Et puis, là où nous croyions enfin y être, <em>au soleil,</em> ( soit la grosse entreprise dynamique et toute engluée de corporate responsability) nous avons gossipé longuement sous les néons blancs des <span style="color:#800080;">open space</span> sur la toute puissance du chiffre au détriment de l’âme. Et puis il y a eu <span style="color:#800080;">le premier job.</span> Le graal pour cette génération de diplômés dont la moitié passe un an au chômage avant de pouvoir travailler. Parlons-en du chômage… Ces journées, que dis je, ces nuits, à devenir fou à force d’appuyer frénétiquement <span style="color:#800080;">sur la touche F5 du laptop</span> qui devient lui aussi hystérique. Le cœur qui bat la chamade à chaque entretien.</p>
<p style="text-align:justify;">Notre génération n’a pas eu le temps <span style="color:#800080;">de refaire le monde.</span> Car elle n’a même pas eu le temps <span style="color:#800080;">de le défaire</span>. Dès que nous avons quitté le doux berceau de l’enfance, nous avons été embarqués, bien malgré nous, <span style="color:#800080;">dans l’œil du cyclone</span>. Et puis il y a les drogues et l’alcool. Qui n’avaient <span style="color:#800080;">plus rien de subversif</span> ni de festif. Juste vaguement <span style="color:#800080;">thérapeutique.</span> Qu’elle est loin la route des Indes et les dimanches à Katmandou ! Nous sommes plutôt de <span style="color:#800080;">la génération de la surmédication</span>. Antidépresseurs, anxiolytiques, somnifères on a voulu nous vendre toutes les pilules des majors pharmaceutiques, <span style="color:#800080;">pour nous <em>aider</em> à vivre.</span> Et dans ce monde ultra stressé, <span style="color:#800080;">toutes les médecine new age</span> pullulent à chaque coin de rue, nous vendant du rêve, de la zenitude, une paix intérieure comme si on pouvait la glaner au supermarché du coin.</p>
<p style="text-align:justify;">Non vraiment, je ne crois pas que le terme désenchanté nous sied bien. Nous sommes <span style="color:#800080;">bancals.</span> Chacun à notre manière. Et bien qu’il vous en déplaise. Quelques soit les <span style="color:#800080;">beaux masques</span> que nous avons choisi. Ou les <span style="color:#800080;">moteurs V8</span> que nous faisons vrombir. Nous tenons debout <span style="color:#800080;">fébrilement.</span> Nous sommes devenus tantôt <span style="color:#800080;">craintifs</span> et prudents, tantôt <span style="color:#800080;">autodestructeurs</span> et vindicatifs. Nous avons <span style="color:#800080;">l’œil qui brille</span> soudain de plaisir, pour se <span style="color:#800080;">renoircir </span>aussi vite. Nous tentons sans cesse <span style="color:#800080;">de rattraper ce temps</span> qui ne nous laisse aucun sursit. Nous regardons derrière nous, avec toujours beaucoup de nostalgie, se souvenant de l’insouciance de notre enfance qui ne nous appartient plus et que nous avons <span style="color:#800080;">troqué contre la lucidité.</span></p>
<p style="text-align:justify;">Notre génération <span style="color:#800080;">a perdu le sens</span>. Y en a-t-il jamais eu un ? Mais elle a des valises de <span style="color:#800080;">traitements de substitutions. </span>Alors nous substituons. Chacun à sa manière. Chacun dans son monde. Chacun dans sa solitude. On fait du mieux qu’on peut pour glaner, ça et là, <span style="color:#800080;">un peu de sens,</span> dans nos lits, dans nos bureaux, dans nos foyers, dans notre for intérieur. Quelque chose est cassé, <span style="color:#800080;">nos coquilles sont brisées,</span> et il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas le voir.</p>
<p style="text-align:justify;">Et pourtant, aussi étrange que celà paraisse, c&#8217;est souvent dans <span style="color:#800080;">cette lucidité</span> que l&#8217;on réalise que la vie est <span style="color:#800080;">inestimable,</span> Et ainsi, brisés, <span style="color:#800080;">mais hilares,</span> nous reprenons <span style="color:#800080;">notre souffle</span> et nous rions du temps, <span style="color:#800080;">secouant nos vies de l’intérieur</span>, jouant aux <span style="color:#800080;">magiciens</span> dans nos cœurs, provoquons <span style="color:#800080;">les coïncidences,</span> recréons <span style="color:#800080;">les miracles,</span> réaprivoisons l’espoir, flétri, pale lumière mais qui danse encore….</p>
<p style="text-align:justify;">Génération brisée. Oui. Mais <span style="color:#800080;"><em>sur-vivante.</em></span></p>
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			<media:title type="html">Sonia</media:title>
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			<media:title type="html">generation_why</media:title>
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		<title>Be alive, be in love !</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Feb 2009 17:31:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>identites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Sexe]]></category>

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		<description><![CDATA[
Amour fou, amour chien, amour eau de rose, amour tue la mort, amour debout, amour à bout. Amour sans garde fous, amour chien de fusil, amour les bras levés.
Amour amor, amour à mort. Que des amours pluriels, autant d’amours que d’individus, pas de clichés que des instantanés :
 
Amour à Manhattan. Grand hôtel, vitres bleues. Lit défait, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&blog=1141271&post=126&subd=identites&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><span style="color:#ff00ff;"><img class="alignnone size-full wp-image-127" title="un_homme_amoureux_a_man_in_love_1986_reference" src="http://identites.files.wordpress.com/2009/02/un_homme_amoureux_a_man_in_love_1986_reference.jpg?w=460&#038;h=312" alt="un_homme_amoureux_a_man_in_love_1986_reference" width="460" height="312" /></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><span style="color:#ff00ff;">Amour fou,</span> amour chien, amour eau de rose, amour tue la mort, amour debout, amour à bout. <span style="color:#ff00ff;">Amour sans garde fous</span>, amour chien de fusil, amour les bras levés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><span style="color:#ff00ff;">Amour amor</span>, amour à mort. Que des amours pluriels, autant d’amours que d’individus, pas de clichés que des instantanés :<span id="more-126"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><span style="color:#ff00ff;">Amour à Manhattan.</span> Grand hôtel, vitres bleues. Lit défait, <span style="color:#ff00ff;">verres hilares.</span> Corps emmêlés, dépenaillés, sourires hasard et yeux de chats. Coups de rein qui déchirent la nuit de plein fouet. Corps qui n’en finissent pas de s’étreindre. <span style="color:#ff00ff;">Ombres chinoises à cheval sur les murs</span>. Cris dans la nuit qui percent leurs soupirs. Elle. Peau laiteuse, yeux de biche. Lui, barbe blanche, peau obscure. Elle. Cigarette sur peau nue. Lui. Café noir l’œil alerte. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><span style="color:#ff00ff;">Amour à Kaboul.</span> Murs pales, pièces sombres. <span style="color:#ff00ff;">Adultère sur fond noir</span>. Couverture rouge de sang. Déviergée la gamine. Un sourire au bord des lèvres. <span style="color:#ff00ff;">Hier est déjà ailleurs.</span> Horizon d’espérance qu’elle peut lire dans ses yeux. Les yeux du promis qui veut partir. Et l’emmènera. Loin des mollah, loin des madrasa, loin des montagnes. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><span style="color:#ff00ff;">Amour à Dakar.</span> Plage déserte. Ciel bas. Torpeur lourde. Moiteur des corps. Jeunes qui se découvrent. Cote à cote, cotes contre cotes. Les peaux qui se font face, et se dérobent, se chevillent et se talonnent. Pagnes qui tombes, dents toutes dehors, désir de feu. Face de lune, fesses à sa bouche. Peau caramel. Sel de mer à fleur de lèvre. <span style="color:#ff00ff;">Orgasme au zénith. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><span style="color:#ff00ff;">Amour à Paris</span>. Fin d’une soirée et Saint Germain des Prés à leurs pieds. Dans les tréfonds des bars, on joue à touché touché sur le comptoir du zinc, les lendemains sont infinis. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Elle, petit carré, ballerines pointues. Lui, barbe de trois jours, regard dandy. De poèmes en champagne, ils se papillonnent autour. Il butine, elle se courbe. Elle roule, il accourt. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Dans sa chambre mansardée il l’entraîne. Sous le ciel indomptable de Paris, il la prend. <span style="color:#ff00ff;">Et au petit matin, le soleil les acoquine encore. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Amour <span style="color:#ff00ff;">toujours,</span> amour peut être. Amour possible, <span style="color:#ff00ff;">amour </span>jamais. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Gorge nouée Joues efflanquées Crise d’angoisse Obsessive attraction</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Tentation permanente sexe à outrance <span style="color:#ff00ff;">Promesses effrontées</span> bouts de chemin pas anodins</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Dans nos palettes, beaucoup de couleurs, dans nos cœurs d’infinies possibilités mais celui qui nous fait sentir que l&#8217;on est vivant se nomme amour passion</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Cet amour farfelu et imprévisible, électrique et infernal, celui pour lequel on se damnerait, celui qui éclaircit les plus sombres tunnels</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><span style="color:#ff00ff;">Celui qui perche, celui qui hante, celui qui fait devenir fou</span>, </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><strong>Ivres de vie, les amoureux tiennent le monde dans leurs mains. </strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><strong>Et qu’importe qu’ils aient tort, pourvu qu’ils puissent s’aimer.</strong> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
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		<title>Les Noces Rebelles: du grand Mendes</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Feb 2009 02:07:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>identites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[
Dans le décor suranné d’une banlieue américaine aseptisée, un couple de petits bourgeois se cherche, se questionne, se trompe, se dérobe et se malmène jusqu’au paroxysme. Sam Mendès, après un film culte « American Beauty » oscarisé 5 fois, propulse à l’écran deux géants du cinéma Kate Winslet et Leonardo Di Caprio pour un démontage [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&blog=1141271&post=118&subd=identites&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><img class="alignnone size-full wp-image-122" title="untitled2" src="http://identites.files.wordpress.com/2009/02/untitled2.jpg?w=448&#038;h=298" alt="untitled2" width="448" height="298" /></p>
<p style="text-align:justify;">Dans le décor suranné d’une banlieue américaine aseptisée, <span style="color:#ff0000;">un couple de petits bourgeois </span>se cherche, se questionne, se trompe, se dérobe et se malmène <span style="color:#ff0000;">jusqu’au paroxysme.</span> Sam Mendès, après un film culte « American Beauty » oscarisé 5 fois, propulse à l’écran deux géants du cinéma Kate Winslet et Leonardo Di Caprio pour un démontage en règle des romances à la titanic, au profit d’un récit acerbe et grave sur la <span style="color:#ff0000;">lente décomposition d’un couple.</span> <em>Elle </em>royale, insaisissable, insondable, effrontée, enjouée, fantasque, caustique, lumineuse, irréductible. <em>Lui</em>, soumis, obscur, conformiste, cupide, arriviste, prévisible, touchant, désespéré. <span id="more-118"></span></p>
<p style="text-align:justify;">La caméra fige <span style="color:#ff0000;">ces vies en apparence parfaite</span>, campe le décor typique de la famille américaine de la middle class : joli pavillon de banlieue, mari commercial, femme au foyer, adorables enfants, épargne au frais, voiture rutilante, machine à laver ronronnante, <span style="color:#ff0000;">vie domestique routinière et rassurante</span>. Mais derrière le vernis, la frustration et la désillusion rampent et le doute se fraye un chemin insidieux dans le couple forteresse. Le couple <em>si spécial,</em> disent les voisins. Couple spécial, certes, qui se rêvait à Paris, se croyait <span style="color:#ff0000;">anticonformiste</span> et mènerait la vie qui leur plait, une vie de boho. Mais ce couple spécial est devenu un couple, usé, semblable à tous, ployant sous le poids lourd et inconfortable d’une société étouffante, d’un carcan de conventions, dans <span style="color:#ff0000;">l’Amérique des années 50</span>.</p>
<p style="text-align:justify;">Quand April, <span style="color:#ff0000;">dans un ultime sursaut de vie,</span> rappelle à Frank qui ils étaient et ce qu’il sont devenus, et lui propose, follement d’aller vivre à Paris comme on part en résistance, on croit nous aussi à ce nouveau départ. <span style="color:#ff0000;">Le couple, alors mortifère</span>, se réveille, s’aime comme jamais, se déshabille frénétiquement, <span style="color:#ff0000;">se reconquérit fatalement</span>. Un rythme d’une puissance inégalée, une histoire portée par deux acteurs qui crient de vérité, une bande son aliénante, font des <em>Noces Rebelles</em> <span style="color:#ff0000;">un minutieux et lyrique opéra du désenchantement.</span></p>
<p style="text-align:justify;">Dans ce film, tout fait écho tragiquement à <span style="color:#ff0000;">notre société actuelle</span>. L’American dream, la société de consommation, la success storie, le self made man,la famille nucléaire, les conventions, l’artificiel, le matériel, l’éphémère ont donné naissance à notre monde occidental contemporain. La machine infernale de la productivité, du chiffre, du bancable est née des trente glorieuses. L’idyllisme naïf des années 50 et son manichéisme ont généré <span style="color:#ff0000;">des cohortes de masses laborieuses et bien pensantes.</span> Le culte du confort, la consommation de masse, l’homogénéisation des foules, ont érigé comme modèle de réussite dans le monde occidental un seul type : ( de préférence) blanc, mince, riche, monogame ( adultères acceptés), besogneur, zêlé, docile, conformiste, prévisible, vidé, épuisé.</p>
<p style="text-align:justify;">Regardez les ces foules. Qui se meuvent sourires aux lèvres dans leurs vies réglées comme du papier à machine, dont les codes –<em>toujours</em>- seront les mêmes, dans les cercles desquels ils ne sortiront pas, dont les discours seront convenus et attendus, dont les rêves sont interchangeables, dont les vies sont insipides et inutiles. <span style="color:#ff0000;">Cette foule</span>, en noir et blanc, <span style="color:#ff0000;">que l’on croise tous les jours</span>, qui est notre monde, que l’on devine en clair obscur dans le film de Mendes. Cette foule, cette société anonyme, le groupe, l’entité sociale, qui marche au pas dont nous faisons tous partie, que nous croyons ne pas suivre, mais qui inébranlablement, guide l’homme de ses diktats.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais, parfois, <span style="color:#ff0000;">quelques irréductibles demeurent</span> : Soudain, au milieu de la masse uniforme des hommes, une tête dépasse. Un genou fléchit. Un souffle passe. Un battement de cœur crépite. Un œil s’allume. Une vision se dessine. Un mouvement s’ébauche. Une bifurcation là. D’autres voies. Aucun modèle. Une liberté. La sienne. Dans ce film c’est April. Dans la vie ça pourrait être <span style="color:#ff0000;">vous.</span></p>
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		<title>Night dropping&#8230;etc.</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Aug 2008 21:35:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>identites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pensées]]></category>

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		<description><![CDATA[Paris et moi on fait la paire. De bar en bazar, on se perd dans un dédale d&#8217;absconds couloirs ou salles plafonnées, de boudoirs cocotte ou de charmants taudis.  
La nuit à paris est mieux qu&#8217;ailleurs, car on est toujours ailleurs. Entre mesure et démesure, on s&#8217;emmourache, se claquemure, se fait violence, descend des litres [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&blog=1141271&post=113&subd=identites&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;"><span style="color:#ff00ff;"><a href="http://identites.files.wordpress.com/2008/08/ist2_541102-cocktail-girl-and-bottle.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-114" src="http://identites.files.wordpress.com/2008/08/ist2_541102-cocktail-girl-and-bottle.jpg?w=287&#038;h=300" alt="" width="287" height="300" /></a>Paris</span> et moi on fait la paire. De <span style="color:#ff00ff;">bar en bazar</span>, on se perd dans un dédale d&#8217;absconds couloirs ou salles plafonnées, de boudoirs cocotte ou de charmants taudis.  </span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">La <span style="color:#ff00ff;">nuit à paris</span> est mieux qu&#8217;ailleurs, car on est toujours <span style="color:#ff00ff;">ailleurs</span>. Entre mesure et démesure, on s&#8217;emmourache, se claquemure, se fait violence, descend des litres de <span style="color:#ff00ff;">champagne rosé </span>et fumons des vogue montées sur porte cigarette.<span id="more-113"></span> Tantôt en stilettos tantôt en bottes en daim indiennes, on fait de nos nuits des <span style="color:#ff00ff;">tableaux de gouache psychédélique</span>. Paris brouille<span style="color:#ff00ff;"> les codes</span>, les masques se superposent, les charmants jeunes hommes sont psychopathes, les slovaques extravertis de riches businessmen, les jolies cocottes d&#8217;improbables intellos. Et nous nous brouillons <span style="color:#ff00ff;">les pistes</span>. Noircis de khôl nos yeux enflamment <span style="color:#ff00ff;">les comptoirs</span>, alcoolisées nos veines qui embrassent demain, le cœur en bandoulière, la force rage qui bouillonne savamment pendant que l&#8217;on peaufine notre <span style="color:#ff00ff;">déhanché.</span></span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">Paris est <span style="color:#ff00ff;">l&#8217;enfant terrible </span>des noctambules. On le chérit, on le sermonne, on le met au défi, de nous remplir encore de douce folie. Toujours, encore, un peu d&#8217;espoir. </span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;"> <span style="color:#ff00ff;">Chaque soleil </span>qui tombe nous ouvre les portes d&#8217;une nuit d&#8217;inconnu. On ne sait pas qui il y a derrière le bar, ni qui se cache sous le comptoir. </span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">L&#8217;échafaudée commence par un Pinot noir au<span style="color:#ff00ff;"> Tourville </span>où les riverains du 7<sup>ème</sup> écument leurs derniers soupirs. Au <span style="color:#ff00ff;">Zinc, </span>on grignote tapenade sur tapenade, en buvant la carte des vins. Au <span style="color:#ff00ff;">Murano,</span> on boit dans des tubes à essai des vodka fruit rouge déconcertantes sur chaises montées sur ressort et lit de marbre sur fond de cheminée. Au <span style="color:#ff00ff;">Sullivan </span>on se fraie un passage au milieu des hard rockers d&#8217;irish music. A <span style="color:#ff00ff;">l&#8217;experimental coctail club,</span> on s&#8217;ennuie ferme au milieu des pétasses qui commandent des champagnes piscine et des HK. A <span style="color:#ff00ff;">l&#8217;étienne marcel</span>, on regarde passer la faune. On peaufine notre bronzage en terrasse et on fait nos ongles dans le bus en pensant à la soirée qui s&#8217;annonce. </span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:10pt;font-family:Arial;">Nos soirs se dissipent dans une folie douce, parfois rock&#8217;n'roll parfois slowly, troubadours des nuits, nous errons et nous rions des codes, qu&#8217;importe d&#8217;où tu viens, tes yeux m&#8217;en diront bien <span style="color:#ff00ff;">assez…</span> De volutes en ivresses, nous repeignons nos jours à la <span style="color:#ff00ff;">lueur des verres brisés</span> et nous dansons, chétives, sur d&#8217;impossibles songes. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/identites.wordpress.com/113/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/identites.wordpress.com/113/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/identites.wordpress.com/113/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/identites.wordpress.com/113/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/identites.wordpress.com/113/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/identites.wordpress.com/113/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/identites.wordpress.com/113/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/identites.wordpress.com/113/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/identites.wordpress.com/113/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/identites.wordpress.com/113/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/identites.wordpress.com/113/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/identites.wordpress.com/113/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&blog=1141271&post=113&subd=identites&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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	</item>
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		<title>Corps volatils, prix goncourt du premier roman</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Apr 2008 19:36:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>identites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[
On sort de ce livre comme l’on sort d’un coma éthylique. Fébrile, hagard, forcément patraque. Corps volatils est le premier roman de Jakuta Alikavazovic, normalienne de 28 ans, alchimiste forcené qui fait des ces pages un livre brasier et nous offre une lecture extatique. 
Les âmes sensibles s’abstiendront de faire ce voyage en eaux troubles, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&blog=1141271&post=111&subd=identites&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Georgia;"><span style="font-size:small;"><a href="http://identites.files.wordpress.com/2008/04/41gn5qupjrl__ss500_.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-112" src="http://identites.files.wordpress.com/2008/04/41gn5qupjrl__ss500_.jpg?w=113&#038;h=102" alt="" width="113" height="102" /></a></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Georgia;"><span style="font-size:small;">On sort de ce livre comme l’on sort d’un <span style="color:#ff0000;">coma éthylique</span>. Fébrile, hagard, forcément patraque. <span style="color:#ff0000;">Corps volatils</span> est le premier roman de Jakuta Alikavazovic, normalienne de 28 ans, alchimiste forcené qui fait des ces pages un <span style="color:#ff0000;">livre brasier</span> et nous offre une <span style="color:#ff0000;">lecture extatique.</span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Georgia;"><span style="font-size:small;">Les âmes sensibles s’abstiendront de faire ce voyage en eaux troubles, car ici <span style="color:#ff0000;">on cause mélancolique,</span> de névroses et d’anxiolytiques. <span id="more-111"></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Georgia;"><span style="font-size:small;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Georgia;"><span style="font-size:small;"><span style="color:#ff0000;">Estella</span> et <span style="color:#ff0000;">Colin</span>, se retrouvent des années après dans un<span style="color:#ff0000;"> Paris apocalyptique,</span> embué de pluie et noir de suie. Enfants, ils étaient voisins ; aujourd’hui jeunes adultes ils renouent <span style="color:#ff0000;">névrotiquement</span> le fil rouge d’une mémoire <span> </span>abandonnée. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Georgia;"><span style="font-size:small;">Estella, et on ne peut s’empêcher de penser à l’entêtante héroïne de Dickens, est le premier grand amour de Colin, sorte d’icône sarcastique et absurde, qui marche sur <span style="color:#ff0000;">le fil du rasoir</span> perpétuellement. On l’imagine, belle, négligée, absente, menant à la baguette un jeune homme à sa merci. Colin, empathique et affable, est livreur d’amphétamines dans <span style="color:#ff0000;">le tout paris noctambule</span> et, à ses heures perdues, bachote sa thèse. Il se laisse entraîner, noyer, dans le délire obsessionnel d’Estella, qui tente – des années après – de comprendre les derniers jours de son père, <span style="color:#ff0000;">John Volstead</span> ,écrivain fou et mythique qui se suicida. L’homme était cet espèce d’esthète, ayant écrit une œuvre incroyable mais n’ayant plus jamais qu’écrit que ça, vivant dans sa cave, déplaçant invariablement et compulsivement les livres de sa bibliothèque, virant moitié fou sous les yeux idolâtres de Colin et Estella. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Georgia;"><span style="font-size:small;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Georgia;"><span style="font-size:small;"><span style="color:#ff0000;">Dans cet univers halluciné,</span> Colin est cracheur de feu, Estella a les lèvres bleutées par des litres d’encre ingurgités. Ils se retrouvent tantôt à des fumeries d’opium, tantôt dans la maison de famille de John Volstead, en quête. Ils s’acharnent ici à déchiffrer <span style="color:#ff0000;">des signes inaudibles</span>, dans un <span style="color:#ff0000;">jeu de piste</span> infernal, nauséabond, malsain où chacun pris avec ses névroses ne peut sortir indemne. Leur équilibre précaire tient la route jusqu’à ce que Quentin, l’ami de Colin, dandy cadavérique, rentre en scène. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Georgia;"><span style="font-size:small;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Georgia;"><span style="font-size:small;">Voyage en éther, descente aux enfers, trio passionnel ; c’est une <span style="color:#ff0000;">quête cathartique</span> que nous livre Jakuta Alikavazovic. <span style="color:#ff0000;">Dans ce roman souffreteux,</span> dont on peine à reprendre notre souffle, assailli par <span style="color:#ff0000;">l’atmosphère de plomb</span> qui se tisse ; le lecteur se démène et cherche lui aussi les cadavres dans le placard. Pourtant pari risqué pour un premier roman de prendre en otage son public sur des thèmes aussi casse gueule ( le deuil, le trio amoureux, l’obsession) ; l’auteur s’en sort avec brio, nous faisant presque jouir de cette <span style="color:#ff0000;">ambiance délétère.</span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Georgia;"><span style="font-size:small;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-family:Georgia;"><span style="font-size:small;"><span style="color:#ff0000;">Il y a de ces livres qui déteignent sur le lecteur.</span> Et quand on lâche des mains l’histoire exorciste, un peu des personnages surgit en nous même, et l’on se surprend <span style="color:#ff0000;">la pupille dilatée</span> et <span style="color:#ff0000;">le cheveu hystérique</span>, à compter <span style="color:#ff0000;">les fantômes</span> qui nous séparent de nous-mêmes. Et dieu sait qu’ils sont nombreux….</span></span></p>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/identites.wordpress.com/111/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/identites.wordpress.com/111/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/identites.wordpress.com/111/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/identites.wordpress.com/111/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/identites.wordpress.com/111/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/identites.wordpress.com/111/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/identites.wordpress.com/111/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/identites.wordpress.com/111/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/identites.wordpress.com/111/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/identites.wordpress.com/111/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/identites.wordpress.com/111/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/identites.wordpress.com/111/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&blog=1141271&post=111&subd=identites&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Rufin, passeur de frontières</title>
		<link>http://identites.wordpress.com/2008/03/27/rufin-passeur-de-frontieres/</link>
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		<pubDate>Thu, 27 Mar 2008 10:53:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>identites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[
« Un léopard sur le garrot » : on aurait pu titrer dans la presse « l’opus de l’homme à multiples casquettes » et ça aurait déplu à tout le monde. On aurait pu reprocher à l’homme d’être un hédoniste convaincu et de passer tantôt de la médecine tantôt à la diplomatie et d’emprunter toutefois ces chemins de traverse [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&blog=1141271&post=109&subd=identites&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><span style="font-family:Georgia;"><a href="http://identites.files.wordpress.com/2008/03/525_11_jean_christophe_rufin.jpg" title="525_11_jean_christophe_rufin.jpg"><img src="http://identites.files.wordpress.com/2008/03/525_11_jean_christophe_rufin.thumbnail.jpg" alt="525_11_jean_christophe_rufin.jpg" /></a></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Georgia;">« <font color="#ff6600">Un léopard sur le garrot</font> » : on aurait pu titrer dans la presse « l’opus de l’homme à multiples casquettes » et ça aurait déplu à tout le monde. On aurait pu reprocher à l’homme d’être <font color="#ff6600">un hédoniste convaincu</font> et de passer tantôt de la médecine tantôt à la diplomatie et d’emprunter toutefois ces chemins de traverse que sont l’humanitaire. On aurait pu s’attendre à une autobiographie ronflante empreinte d’un ego bien assis et s’ennuyer d’un portrait auto complaisant et flatteur d’un homme qui se rie des catégories et <font color="#ff6600">déplace les frontières.</font> </span><span style="font-family:Georgia;">Il n’en est rien. </span><span style="font-family:Georgia;"><span id="more-109"></span></span></p>
<p><span style="font-family:Georgia;"></span><span style="font-family:Georgia;"></span><span style="font-family:Georgia;"></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Georgia;"> </span><span style="font-family:Georgia;">Le livre suscite <font color="#ff6600">l’enthousiasme, <font color="#000000">l&#8217;étonnement. Et où vient l&#8217;étonnement, commence le plaisir.</font> </font> Pour tout lecteur pas trop lambda qui prend la peine de lire entre les lignes, Rufin est d’un <font color="#ff6600">humour décapant.</font> Et il énerve forcément. Car sous couvert d’une candeur maîtrisée et charmante, <font color="#ff6600">il démonte un à un tous les mythes qui façonnent la société française: </font><font color="#000000">l</font>a suprématie du médecin, l’idéalisme de l’humanitaire, l’engagement du politicien, la neutralité du diplomate. Là où on aurait pu l’attendre nombriliste et mondain, <font color="#ff6600">Rufin ne parle de lui que pour parler d’autrui.</font> Sa prose entière est matière à l’Autre, généreuse, désintéressée, solaire ; ce livre est une véritable poignée de main, que dis je une étreinte ! , que <font color="#ff6600">le polyvalent humaniste</font> nous tend s’excusant presque d’avoir tant à raconter. </span><span style="font-family:Georgia;"> </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Georgia;"></span><span style="font-family:Georgia;">Car l’homme est drôle et brillant. Sous sa plume précise et consciencieuse, les anecdotes prennent la tournure de vaudevilles, les drames humains deviennent les aventures d’un autre temps. </span><span style="font-family:Georgia;">Et il le dit lui-même lorsqu’il faisait médecine : «  <font color="#ff6600">J’ai appris les questions d’internat comme des tragédies</font> (…) Ainsi l’embolie pulmonaire commençait-elle par la phrase célèbre qui décrit la phlébite de la jeune accouchée : « La femme se lève, pousse un cri et meurt. » <span> </span>Et que dire <font color="#ff6600">du crâne de Ravachol</font>, l’anarchiste, dont le crâne dans un bocal fut présenté comme une offrande à une jeune fille descendante de Karl Marx ?! Que d’épopées drôlissimes et burlesques !</span><span style="font-family:Georgia;"> </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Georgia;"></span><span style="font-family:Georgia;">Rufin lance le ton. Derrière le minuscule, le quotidien, le trivial de l’homme ; Rufin plante l’Humain, fatalement dans le décor. Chez Rufin, <font color="#ff6600">la vie est théâtre</font> et l’homme est acteur. C’est peut être pour cela que la vie lui va si bien. Sous le masque de l’homme de science, le rationaliste,<font color="#ff6600"> se cache l’esthète, le créateur,</font> qui voit derrière les petites peines et les petits riens du quotidien <font color="#ff6600">pointer un monde immense, pittoresque, littéraire, romanesque à souhait</font>. Quand Rufin nous parle des affinités des médecins en fonction des différentes pathologies, on rit sous cape. Mais quand il dénonce, avec nuance et empathie, les travers de la médecine moderne qui parfois vole la mort de certains malades, on réalise. Et quand il parle de la mort, il en parle avec justesse. Il écrit «  <font color="#ff6600">J’ai fait trop de chemin dans mon propre corps pour ne pas y sentir quelques fois rôder la mort.</font> »Qui peut comprendre cette phrase et l’aimer sans avoir lui-même fait l’expérience de certains vertiges autant salutaires que destructeurs ? </span><span style="font-family:Georgia;"> </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Georgia;"></span><span style="font-family:Georgia;"><font color="#ff6600">Rufin est profond,</font> mais il le dissimule bien. Si bien que les médias, parfois, diront que son livre est réservé à un public d’ « initiés ». Bien sur qu’aux yeux du plus grand nombre, de ceux qui ne sauront lire en braille, ce livre ne serait ni plus ni moins que le récit banal d’un cheminement personnel qui aurait mené de la médecine à l’écriture. Et pourtant… Que le processus est complexe. Comme la route est longue et sinueuse. Comme les choix que l’homme a fait ne peuvent être empreints que <font color="#ff6600">d’une absolue et insoutenable intransigeance envers la vie</font> et ce qu’il s’impose. </span></p>
<p></span></p>
<p align="justify" style="text-align:justify;margin:0;" class="MsoNormal"><span style="font-family:Georgia;">Quand il nous dit que « le salut s’est fait par étapes », on comprend le role déterminant de Michel, l’ami anti conformiste qui fit entrevoir au consciencieux étudiant en médecine les portes de l’imagination et du grandiose. Il y a toujours des rencontres déterminantes dans le chemin de l’homme qui cherche. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Georgia;"></span> <span style="font-family:Georgia;">Puis il y a le chemin sinueux qui le mènera de la médecine d’hôpital à la médecine humanitaire, qui la mènera elle-même à la diplomatie, et <font color="#ff6600">entre ces routes folles, un seul fil rouge</font>, toujours le même, l’indissociable de l’humain et du vrai : <font color="#ff6600">l’écriture.</font> </span><span style="font-family:Georgia;"> </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Georgia;"> </span><span style="font-family:Georgia;">Et Rufin est un grand écrivain. </span><span style="font-family:Georgia;">Certes il ne rentre pas dans <font color="#ff6600">les cases</font>. Sûrement il dérange et suscite l’envie, voire le mépris. Quand il nous parle de ce dédain que les pseudos hommes de lettres semblent lui vouer, car il sera toujours pour eux médecin avant d’être écrivain, on imagine ce milieu sectaire et rangé du monde des lettres. Quand il évoque son souhait d&#8217;avoir fait une thèse de sciences politiques sur l’humanitaire et de sa discussion avec son pressenti directeur de thèse qui conclut en disant qu’il en tirera un article, on imagine tout aussi bien le milieu universitaire et de la recherche. Ce monde fait de codes et de passes droit où le réseau est maître mot et où finalement tout n’est que politique. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Georgia;"></span><span style="font-family:Georgia;">Et quand <font color="#ff6600">il abolit les frontières</font>, faisant un diagnostic d’une main, signant un autographe de l’autre, Rufin nous parle de <font color="#ff6600">mélange de genres</font>. Mais c’est plus que ça. </span><span style="font-family:Georgia;"> </span><span style="font-family:Georgia;">Rufin est <font color="#ff6600">l’homme des allers retour.</font> Entre lui et les multiples lui. Rufin vit les vies, toutes les aventures que son imagination et son talent sont en mesure de lui donner. Et il les vit pleinement. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Georgia;"><font color="#ff6600">Son écriture est à l’image de l’homme : libre</font>. Oui il est libre de circuler dans ces terres trop souvent vierges de la pensée, où le dogme est étranger, où le stéréotype n’existe pas, et où la seule religion qui subsiste est une foi dans la vie. Et puisqu’il le dit lui-même si bien : «  <font color="#ff6600">Je crois fermement à un au-delà dans le présent, un domaine situé non pas après la vie mais derrière elle. Qu’on l’appelle le rêve, l’imaginaire, la création, il existe et je le fréquente assidûment. » </font></span><span style="font-family:Georgia;"> </span></p>
<p align="justify" style="text-align:justify;margin:0;" class="MsoNormal"><span style="font-family:Georgia;">Monsieur Rufin, il y aussi un livre dans votre livre, et c’est celui là que j’ai lu car c&#8217;est dans cette voix(e) que je me suis reconnue, celle qui fait </span><span style="font-family:Georgia;">qu’on écrit et qu’on vit non pas pour se raconter mais car l&#8217;insoutenable nécessité d&#8217;écrire nous prend à la gorge et que l&#8217;on est obligés d&#8217;abdiquer car l&#8217;on se trouve être : « <font color="#ff6600">rongé d’un mal sans nom , comme d’un léopard sur le garrot. » </font></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Georgia;"> </span><span style="font-family:Georgia;"> </span></p>
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		<title>Into the wild: un film culte</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Mar 2008 10:29:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>identites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[« Je m’en allais dans les bois parce que je voulais vivre sans hate. Je voulais vivre intensément et sucer toute la moelle de vie. Mettre en déroute tout ce qui n’était pas la vie pour ne pas découvrir à l’heure de ma mort que je n’avais pas vécu. »
( Walden &#8211; Henry David Thoreau)
 C’est ce qu’a [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&blog=1141271&post=107&subd=identites&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:justify;margin:0;" class="MsoNormal"><span style="font-family:Georgia;"><em><a href="http://identites.files.wordpress.com/2008/03/18869162_w434_h_q80.jpg" title="18869162_w434_h_q80.jpg"><img src="http://identites.files.wordpress.com/2008/03/18869162_w434_h_q80.thumbnail.jpg" alt="18869162_w434_h_q80.jpg" /></a>« Je m’en allais dans les bois parce que je voulais vivre sans hate. Je voulais vivre intensément et sucer toute la moelle de vie. Mettre en déroute tout ce qui n’était pas la vie pour ne pas découvrir à l’heure de ma mort que je n’avais pas vécu. »</em></span></p>
<p style="text-align:justify;margin:0;" class="MsoNormal"><span style="font-family:Georgia;">( Walden &#8211; Henry David Thoreau)</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Georgia;"> </span><span style="font-family:Georgia;">C’est ce qu’a du se dire <font color="#33cccc">Christopher McCandless <font color="#000000">allias Alexander Supertramp</font></font> lorsqu’il embrasse la route au prix de tous les risques.</span><span style="font-family:Georgia;">Jeune diplomé d’une grande université américaine, issu d’une famille de notables bon chic bon genre qui regorgent pourtant de cadavres dans leurs placards, <font color="#33cccc">Chris, fougueux, instinctif, visionnaire</font>, abandonne la voie toute tracée à laquelle son background le prédestinait.<span id="more-107"></span></span><span style="font-family:Georgia;">Forgé par <font color="#33cccc">Kerouac,</font> inspiré par <font color="#33cccc">Thoreau</font>, nourri aux beatniks et réfractaire à toute idée d’une société de consommation moderne, il s’aventure <font color="#33cccc">sur la route.</font> </span><span style="font-family:Georgia;">Mais il ne part pas facon bobo routard. Il prend méticuleusement la peine dès son départ <font color="#33cccc">d’effacer toute trace de son existence sociale.</font> De ces codes et numéros qui figent nos identités. Déchirant et brulant cartes d’identité, cartes bancaires, permis de conduire, billets de banque. Anihilant son identité sociale. Sans se retourner il part. Du haut de ses 22 ans, lui qui a toujours vécu le train de vie d’un américain de la upper middle class. En laissant derrière lui une vie, la sienne, dont il se dépèce peu à peu, jusqu’à ne devenir plus <font color="#33cccc">qu’un lointain fantome de lui-même.</font> </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Georgia;"></span><span style="font-family:Georgia;">De la Virginie à la Californie en passant par le Mexique, il s’aventure, d’abord en voiture, puis à pied dans les grands espaces où il survit comme il peut, chassant, pêchant, dormant par terre, renouant sans effort avec les hommes sauvages que nous étions. </span><span style="font-family:Georgia;">Sociable, enjoué, nature, attachant, il se lie d’affection avec des personnages haut en couleur. <font color="#33cccc">Un couple de communauté de hippies</font> usé par la vie. <font color="#33cccc">Un vieil homme</font> travaillant le cuir dans son atelier, solitaire qui le prend sous son aile. <font color="#33cccc">Une jeune adolescente</font> qui chante du country aux longues quilles et aux yeux transparents qui vit dans une roulotte. <font color="#33cccc">Un gangster de pacotille</font> joueur et bon vivant qui le paie royalement dans les champs de blé. </span><span style="font-family:Georgia;">Mais il ne se pose pas. Il ne se lasse pas. Nulle part il ne s’attache. Et jamais il ne regarde derrière lui. <span> </span>Il a <font color="#33cccc">un rêve</font> : partir dans le nord en Alaska. </span><span style="font-family:Georgia;">Les gens qu’il croise l’en dissuadent, sa fatalité le rattrape. Le voyage n’est jamais assez risqué pour lui, les escales jamais assez extrêmes. Peut être part il pour renier tout filet de sécurité qui pourrait encore le rattacher à la société. Peut être part il en sachant qu’il ne reviendra pas ? <span> </span>Est-ce un <font color="#33cccc">carpe diem ultime</font> dont il connaît l’issue ?</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Georgia;"> </span><span style="font-family:Georgia;"> </span><span style="font-family:Georgia;">Ça y est il est seul. </span><span style="font-family:Georgia;"><font color="#33cccc">Into the wild.</font> </span><span style="font-family:Georgia;">Dans la nature. En Alaska. Dans ces climats rudes et extrêmes, où la faune et la flore se passent très bien de l’homme. Lui essaie de domestiquer l’impossible. Heureusement qu’il y a ce « <font color="#33cccc">magic bus</font> » , un espèce de bus dépecé qui trône au milieu de nulle part, entouré d’un fleuve en crue et bordé de montagnes infinies, sous un ciel glacial et bas, <font color="#33cccc">sans l’ombre d’un homme aux alentours.</font> Voila son home sweet home dont il s’acclimate parfaitement, semblant ne jamais regretter ni le confort ni l’affection d’une vie de famille banale. Il a ses livres, ses auteurs cultes qui le nourrissent, l’habitent et le réconfortent plus que des copains de fac. Il a sa carabine avec laquelle il tue un cerf, des oiseaux, et du menu gibier. Il a son matelas défoncé sur lequel il dort serein au milieu de l’immensité. </span><span style="font-family:Georgia;"> </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Georgia;"></span><span style="font-family:Georgia;">Et pendant <font color="#33cccc">qu’il jouit, intensément de chaque seconde</font>, de chaque instant, le voila qui déroule une à une nos illusions premières, nous rend coupables, terriblement matérialistes, <font color="#33cccc">terriblement post modernes et inutiles</font>. Pas de cigarettes là bas, ni de verres de vin. Pas de douche quotidienne. Pas de discours stériles, pas de palabres inutiles. Pas de lecteur DVD ni de connexion wifi. Pas de téléphone portable ni de bande FM. Pas de médicament, palliatif à toute douleur minuscule. Pas de carte visa. Pas de supermarché. Pas d’autre. Pas d’amour. Pas d’amitié. Pas de famille. Pas de communauté. Pas de code, pas de loi, pas de but. Pas de sécurité, pas d’affect, pas de confort. </span><span style="font-family:Georgia;">Et où l’on se rend compte, <font color="#33cccc">médiocre,</font> qu’il nous faut toujours un film, un livre, un déclic, pour nous faire réaliser <font color="#33cccc">comme notre univers est balisé et sans surprises</font>. Où l’on peine à s’imaginer mais qu’au fond de nous on en rêve, de toucher du doigt <font color="#33cccc">une vie propre, pure, sauvage, merveilleuse</font> comme aux premiers jours de la vie, avant que l’homme apprivoise, domestique, domine, salisse et avilisse. </span><span style="font-family:Georgia;"> </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Georgia;"></span><span style="font-family:Georgia;">Et qu’importe cette fin tragique que nous ne raconterons pas, mais que vous devinerez aisément. Qu’importe cette déchéance physique et cette solitude infâme dans laquelle il échoue. Qu’importe qu’on en pleure et que l’on peine à se tenir debout tellement nous sommes secoués. </span><span style="font-family:Georgia;"> </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Georgia;"></span><span style="font-family:Georgia;">Qu’importe… Puisque la seule chose dont on se souviendra pour honorer sa mémoire c’est <font color="#33cccc">ce visage d’enfant, habité et royal,</font> illuminé par un soleil hilare sous un ciel ahuri et qui sourit à pleine dents, <font color="#33cccc">seul, libre</font>, infiniment humain au milieu de l’infiniment grand. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Georgia;"></span></p>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/identites.wordpress.com/107/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/identites.wordpress.com/107/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/identites.wordpress.com/107/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/identites.wordpress.com/107/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/identites.wordpress.com/107/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/identites.wordpress.com/107/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/identites.wordpress.com/107/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/identites.wordpress.com/107/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/identites.wordpress.com/107/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/identites.wordpress.com/107/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/identites.wordpress.com/107/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/identites.wordpress.com/107/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&blog=1141271&post=107&subd=identites&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<title>Lodgement bon&#8230;..</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Mar 2008 17:32:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>identites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[David Lodge est passé maître dans l’art de décortiquer l’antichambre de l’université anglo saxonne avec un humour caustique dont on ne se lasse pas.Dans Pensées secrètes, s’initie un fascinant dialogue entre un professeur de sciences cognitives, Ralph Messenger et une jeune femme écrivain, Helen Reed.   
Dans une réputée université britannique recluse dans l’arrière pays anglais, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=identites.wordpress.com&blog=1141271&post=106&subd=identites&ref=&feed=1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><span style="font-family:Georgia;"><a href="http://identites.files.wordpress.com/2008/03/9780141000213.jpg" title="9780141000213.jpg"><img src="http://identites.files.wordpress.com/2008/03/9780141000213.thumbnail.jpg" alt="9780141000213.jpg" /></a>David Lodge est passé maître dans l’art de décortiquer <font color="#ff6600">l’antichambre de l’université anglo saxonne</font> avec un humour caustique dont on ne se lasse pas.</span><span style="font-family:Georgia;">Dans <font color="#ff6600">Pensées secrètes</font>, s’initie un fascinant dialogue entre un professeur de sciences cognitives, Ralph Messenger et une jeune femme écrivain, Helen Reed. </span><span style="font-family:Georgia;"></span><span style="font-family:Georgia;"><span id="more-106"></span> <span style="font-family:Georgia;"> </span></p>
<p><span style="font-family:Georgia;">Dans une réputée université britannique recluse dans l’arrière pays anglais, vont se jouer trahisons sur trahisons et désillusions jouissives. Par un procédé qui rend le lecteur omniscient, l’auteur nous invite dans <font color="#ff6600">les méandres des subconscients</font> de Ralph qui transcrit ses pensées par enregistrement radio et Helen qui tient un journal intime. Ralph est directeur d’un brillant institut qui fait des recherches de haut vol sur <font color="#ff6600">la conscience humaine.</font> Sur de lui, bon vivant, amateur de femmes, c’est un coureur de jupons invétéré qui ne cesse de délivrer ses phantasmes à son magnétophone. Helen, veuve, est reçue pour un semestre d’études afin de donner le prestigieux cours de création littéraire. </span><span style="font-family:Georgia;">Tous deux vont se livrer à un <font color="#ff6600">intense jeu de séduction</font> qui va révéler leurs failles et leurs désirs intimes. S’y entremêlent de non moins intenses discussions sur la conscience humaine, l’âme et la religion. Si Ralph est <font color="#ff6600">un matérialiste hédoniste</font> convaincu, Helen est encore en proie au legs d’une <font color="#ff6600">éducation catholique rigide</font>. La rencontre de ces deux personnages est inéluctable, prend les tournures d’une tragédie grecque dont on devine très tôt les travers. </span><span style="font-family:Georgia;"> </span></span><span style="font-family:Georgia;"> </span><span style="font-family:Georgia;"></span><span style="font-family:Georgia;"></span><span style="font-family:Georgia;"></span><span style="font-family:Georgia;"></span><span style="font-family:Georgia;"></span><span style="font-family:Georgia;"></span><span style="font-family:Georgia;"></span><span style="font-family:Georgia;"></span><span style="font-family:Georgia;"></span><span style="font-family:Georgia;"></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Georgia;"></span><span style="font-family:Georgia;">Caustique, drôlissime, Lodge malmène avec délice les codes et les rouages <font color="#ff6600">des microcosmes académiques</font>. Chez Lodge, les colloques sont de pédantes sauteries organisées, les universités sont les bastions d’un libertinage à peine dissimulé et les professeurs chopent le démon de midi dans les bras de leurs étudiantes.</span></p>
<p></span></p>
<p align="justify" style="text-align:justify;margin:0;" class="MsoNormal"><span style="font-family:Georgia;">Lodge croque <font color="#ff6600">le monde de la recherche</font> avec un savant dosage entre humour noir et sarcasmes, ne tombe jamais dans le cliché, goguenard de finesse et d’ironie.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family:Georgia;"></span> <span style="font-family:Georgia;">Pour tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à ces tours d’ivoire qu’habitent chercheurs, universitaires et étudiants en goguette, Lodge est incontournable.</span><span style="font-family:Georgia;">Faisant tomber les masques, il nous dévoile que cortex ou pas,<font color="#ff6600"> les batailles d’ego sont universelles</font> et qu’elles engagent des batailles intestines stériles dont même l’intellect ne nous prémunit pas. </span></p>
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