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J’ai trouvé mon alter ego là où je m’y attendais le moins. Il est aujourd’hui à six pieds sous terre, vivait au 19ème siècle, comme un ermite esthète et narquois, et pourtant ses préoccupations ont fait bruyamment écho à mon âme. S’il vivait encore aujourd’hui, on le jugerait probablement bien plus subversif que toutes ces pathétiques cohortes de pete dohertey. Il se nomme Arthur Schopenhauer et son pessimisme systématique en a dégoûté plus d’un. Pourtant, sa pensée précise, diffuse et lumineuse pourrait éclairer nos contemporains sur la perte de sens du monde actuel. Mais Schopenhauer, comme tous les véritables visionnaires est bien trop terrifiant pour que le monde daigne lui faire écho. Lisez la suite de cette entrée »

beigbeder1.jpgBeigbeder est trop fort. Il a encore réussi à « écrire » un livre torchon: Au secours, pardon” aussi insipide qu’une feuille de chou de Voici. On devine aisément qu’il a du le pondre, à moitié torché, cocké à mort entre deux virées au Paris Paris ou au Baron. Si la quatrième de couverture décrit l’opus comme une satire de la tyrannie de la beauté et de la jeunesse, le lecteur y verra plutôt les derniers soupirs vaincus de testostérone du dandy collectionneur de canons. Lisez la suite de cette entrée »

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Dans une pièce noire et enfumée, on travaille à la chaîne. Jeunes pucelles longilignes en tenue d’ève débobinent des tonnes de paquets sous l’œil avide d’un caïd dictatorial. Costumes de mac et cigares haletant se succèdent au rythme des coups de feu hallucinant des rues du bronx. En enfer pas de répit. Au son des coupes de champ’ qui trinquent, les deal les plus fous se succèdent. Nous sommes en 1975. En pleine guerre froide. Au plein cœur de la guerre de vietnam. Où n’importe quel dealer un tant soit peu futé ramenait des contenairs d’héroine de Hanoï par fret aérien militaire.« American Gangster » ou l’histoire d’un jeune black du Bronx qui fait fortune au culot et à la mesure de sa niaque. Lisez la suite de cette entrée »

Sex in the cortex …

novembre 17, 2007

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Il parait qu’une fille ça fait joli dans un salon. Avec une french manucure, les cheveux faussement négligés (après trois heures de mise en pli), le make up « nude » de circonstance ( teint peau de pêche et lèvres pimpantes de près). Si elle n’a pas de conversation, c’est encore mieux. C’est bien connu, une fille qui parle, c’est pire que tout. Lisez la suite de cette entrée »

Ghost in the wind.

octobre 31, 2007

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A mon quart de siècle:  Merci. Merci à demain qui n’existe même pas. Merci à demain que j’étreins dans mes bras.

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Jeune et con.

octobre 20, 2007

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Les jeux sont faits. Les paroles sont vaines. Les regards sont sourds.Génération perdue. Leurs jeunesses se noient dans des verres insondables. Leurs rêves sont derrière eux. La surprise fait défaut au présent. Leur quotidien est implacablement rythmé par de faux émois et des désirs de pacotille.Les débats sont stériles et remplis de platitude. Leurs look sont fruit d’un mimétisme consternant. Leurs styles sont pleins d’une fausse nonchalance. La jeune faune se meut avec agilité dans un univers qu’elle construit avec soin. Cette jeunesse balise avec agilité un univers conforme à ses codes. Rien ni personne ne pourra venir ébranler leurs mythes. Dans leurs yeux hagards, sombre l’ennui. Lisez la suite de cette entrée »

pessl.jpgOn ne rencontre de ses grands romans que quelques rares fois dans sa vie de lecteur. On le lit avidement, on s’y prélasse, on lit entre les lignes, on emprunte des chemins de travers, on s’y oublie. Et pendant toutes ces heures, où l’écrivain a réussi ce miracle : créer un pont familier entre lui et nous ; nous sommes tour à tour curieux, étonnés, ravis, émerveillés et puis finalement, reconnaissants. Marisha Pessl, en publiant « La physique des catastrophes » (Special topics in calamity physics), lance un chef d’œuvre dans la sombre mare de l’industrie du livre, un chef d’œuvre, qui, soyez en surs, ne sera que le premier opus d’une œuvre rare, inédite.A 27 ans seulement, Marisha Pessl, jeune américaine de Caroline du Nord, voit son roman sélectionné par le prestigieux New York Times Book Review et a recu de prestigieux prix littéraires. Lisez la suite de cette entrée »

jpg_dessin-liban-e9b03.jpgQuels sont les enjeux des présidentielles libanaises ? Quels sont les acteurs de cet échiquier décisif pour l’avenir du Liban ?

Barah Mikaïl, chercheur à l’IRIS, nous livre ses clés de décodage des élections libanaises. Revenons d’abord sur les particularités institutionnelles du Liban : L’article 49 de la constitution libanaise stipule que : « Le président de la République est élu, au premier tour, ou scrutin secret à la majorité des deux tiers des suffrages par la Chambre des Députés. Aux tours de scrutin suivants, la majorité absolue suffit. La durée de la magistrature du Président est de 6 ans. » La date butoir de désignation du nouveau président est donc le 24 novembre 2007. Lisez la suite de cette entrée »

reza.jpgL’aube, le soir, ou la nuit: Un livre creux. Stérile. Au niveau du sujet que Yasmina Reza a bien voulu choisir.
Bien que les voies de l’écrivain soient impénétrables, celles-ci demeurent plus que hermétiques. On a du mal à comprendre la démarche de l’auteur prolifique (Adam Hademberg, Dans la luge de Arthur Schopenhauer) qui, dans un grand élan de lyrisme patriotique, nous sert un Sarkozy, naïf, idéaliste et gauche. ( sans jeu de mot !)

Le décor : Sarkoland pendant la campagne. Le « héros » : l’aspirant au pouvoir. L’intrigue : les méandres intérieurs d’un homme qui disait jadis : « Tout m’était contraire mais je pensais tout est possible. » Lisez la suite de cette entrée »

jay-mcinerney-oiseau-de-nuit.jpgC’est beau un homme qui pleure. Surtout quand il s’appelle Jay McInerney, qu’il est aussi larmoyant que Bret Easton Ellis est narquois, qu’on le trouve niais au début et que, comme toute fille empathique, on se retrouve à pleurer avec lui. Dans Journal d’un oiseau de nuit ( Brights Lights, Big City) , Jay est un gentil looser, dont le talent périme au service vérification d’un hebdomadaire new yorkais et dont la femme top model tout droit sortie du Kansas le quitte par téléphone. S’en suit un nombre interminable de soirées dans les bars branchés de New York, où cocaïne et champagne rythment de pauvres frasques. Lisez la suite de cette entrée »