Les religions meurtrières

juin 12, 2007

Livre bouclé : « Les religions meurtrières » d’Elie Barnavi. Je suis déçue…Et pire, révoltée.J’avais assisté à une de ses conférences il y a deux ans quand je travaillais sur le Gouch Emounim, un groupuscule juif extrémiste. Brillante conférence, où l’ex ambassadeur d’Israël, faisait preuve d’une impartialité et d’une finesse rares. C’est à cet esprit brillant que je m’attendais en ouvrant ce livre. Je m’attendais à une analyse rigoureuse et juste de cette dangereuse ré-imbrication du religieux et du politique, qui des évangélistes américains aux islamistes d’Al Quaeda en passant par les colons dissidents de la bande de Gaza, fourvoie nos sociétés contemporaines. Il n’en est rien.L’essai s’adresse d’abord et apparemment uniquement aux Européens : « Voici 9 thèses sur la religion politique. Pour vous, cher Européen perplexe et angoissé, pour vous armer contre un adversaire très différent de tous ceux que les siècles passés ont dressés contre vous. Il y va de vos valeurs, de vos libertés, de l’avenir de vos enfants. »Mmmm… C’est un joli condensé de sectarisme et d’incitation implicite à la haine. Ceux qui ne sont pas Européens peuvent dores et déjà passer leur chemin. Et Barnavi annonce vite la couleur : l’autre c’est l’ennemi : l’adversaire à abattre, celui qui condamne inexorablement le bel édifice démocratique occidental. Que de manichéisme, que de communautarisme. Le monde est définitivement manichéen chez Barnavi, noir ou blanc. Bon ou mauvais. Terroriste ou Victime. Bref, du bushime pur et dur…

 L’essai est divisé en 9 thèses que je vais vous résumer:

Première thèse : Religion est un mot valise

Retour aux sources : Religion : Ensemble de croyances et de dogmes définissant le rapport de l’homme avec le sacré.  Ou encore « Ensemble de pratiques et de rites propres à chacune de ces croyances. » La distinction est intéressante : dans le premier cas, il s’agit d’orthodoxie (ce à quoi il faut croire), dans le second, d’orthopraxie (ce qu’il faut faire). Ces définitions, selon Barnavi, préparent mal l’Occidental à appréhender les autres systèmes de croyance pour la simple raison que dans le contexte occidental, le terme religion réfère au sacré, lui-même distinct des autres activités sociales. La civilisation occidentale distingue le sacré du profane, distingue l’Etat du religieux. Pour les juifs et les musulmans, il n’en est rien. « Ni le judaïsme, ni l’islam ne conçoivent la religion comme un domaine distinct des autres formes d’activité sociale, car tous les deux constituent des systèmes totaux, façonnés dès l’origine par une relation au sacré. » Bon point pour Barnavi car cette distinction est indéniablement déterminante… 

Seconde thèse : Toute religion est politique

On apprend ici que la religion a partout et toujours structuré la vie sociale, sauf aujourd’hui, dans nos sociétés sécularisées.Cela signifie que dans toute société (sauf les sociétés occidentales modernes) le groupe impose la religion à l’individu, pour le salut de sa communauté. Dans les sociétés traditionnelles, cela coule de source puisque religion et société, sacré et autorité s’entremêlent, et « Toute sortie de religion y équivaudrait à une sortie de société et à la mise au ban de l’individu ». La religion structure le groupe mais sépare les communautés : dans tout monothéisme, il y a eu les bons fidèles d’un coté, et les hérétiques de l’autre. Ces deux arguments sont intéressants, ce sont eux qui font dire à Barnavi que «  La religion puise sa force coercitive, c’est pour cela qu’elle est irrésistible. Résister à l’ordre social, c’est résister aux dieux. »Dans les sociétés occidentales, il fut possible de résister aux dieux pour une simple raison : la distinction du sacré et du profane. Quand il y eut confrontation entre la loi du prince et la loi de Dieu, la séparation de l’Eglise et de l’Etat s’instaura. Cependant, même dans les sociétés occidentales modernes, Barnavi reconnaît que la séparation n’est pas évidente. Comme aux Etats-Unis, où la religion est partie prenante du politique même si la séparation de l’Eglise et de l’Etat est inscrite dans la Constitution.Quoiqu’il en soit, la laïcité est le corollaire de la plupart des sociétés occidentales, et cette laicité a été rendu possible grâce à cette distinction de fait entre le sacré et le profane. C’est ce que Barnavi démontre. Et de rajouter : « l’hébreu et l’arabe ignorent tout bonnement le vocable « laïc » » et de conclure : « Comment séparer l’Eglise et l’Etat là où il n’y a ni Eglise ni Etat ? Ou plutôt, là où la religion telle que l’Occident la conçoit n’existe pas, et l’Etat tel que lui l’a conçu n’a été qu’un produit d’importation ? » 

Troisième thèse : Le fondamentalisme est une lecture particulière de la religion

Quelques considérations sur le fondamentalisme : « Pour qu’il y ait fondamentalisme, il faut qu’il y ait un corpus de textes sacrés qui exprime la parole divine et sur lequel on puisse se « fonder ». Il n’y a pas de chamanisme fondamentaliste pas plus qu’il n’y eut jadis de religion romaine fondamentaliste. » Deuxième condition du fondamentalisme : quand le fondamentalisme prône seulement un retour aux sources, sans pour autant épouser la volonté de changer la société, on parle de fondamentalisme passif. Ce fondamentalisme là n’est pas dangereux pour la société, pour l’Etat. Il est le fruit de petites communautés, sectaires et totalitaires, qui vivent en marge de la société mais n’aspirent pas à la transformer. Par contre, il y a fondamentalisme actif, donc potentiellement dangereux, lorsque ces communautés veulent, non pas s’extraire du politique, mais s’emparer et sont donc animées par une volonté de changer l’Etat. On parle alors de fondamentalisme révolutionnaire.  

Quatrième thèse : Le fondamentalisme révolutionnaire est une lecture totalitaire de la religion

Avant d’égrener quelques arguments intéressants, on a droit en début de ce chapitre à une petite incursion encore bien manichéenne de Barnavi : «  Le fondamentalisme qui légitimement vous angoisse est celui qui a fait irruption dans votre vie dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, sur le sol européen, et qui ne cesse depuis de semer la mort aux quatre coins de la planète. » Vous/ Eux, les européens versus les méchants terroristes… c’est pas un peu facile tout ça pour un si grand érudit ???Ici, pas grand-chose de nouveau. Ou l’on apprend que la religion ne sert pas de prétexte aux guerres mais est en elle-même la cause, le ciment idéologique. Discutable et réducteur, somme toute… 

Cinquième thèse : Les religions révélées connaissent plus que d’autres la tentation du fondamentalisme révolutionnaire

« Il y a les textes sacrés et il y a ce que les hommes en font. » ou encore « Les Ecritures sont des auberges espagnoles, on y vient avec ce qu’on a et l’on y trouve ce qu’on veut. » C’est d’à propos. Tout est sujet à interprétation, et encore plus un livre sacré. Et qu’est ce que le livre sacré sinon la prétendue délivrance de la Vérité ?Barnavi nous enseigne que juifs, chrétiens et musulmans ne perçoivent pas la vérité de la même manière. Le christianisme se développe à l’intérieur de la tradition philosophique du néoplatonisme. Le salut réside dans la découverte de la vérité. Le juif croit à la vérité objective mais ne se soucie pas de l’atteindre. La vérité est dans l’action, dans la loi. «  Un bon juif, un bon musulman est celui qui obéit à un ensemble de préceptes ; un bon chrétien est celui qui a la foi chevillée au corps. » Encore un argument qui révèle les distinctions entre les sociétés occidentales chrétiennes et les mondes juifs et musulmans. 

Sixième thèse : Le fondamentalisme révolutionnaire chrétien est parti battu

Barnavi montre que le fondamentalisme chrétien a été mis en déroute, battu en brèche par la Réforme, écarté par la laïcité, détourné de toute tentation théocratique. C’est une dualité qui a rendu possible la laïcité : «  L’Eglise a imposé à l’Etat des bornes morales, l’Etat a étouffé la tentation théocratique de l’Eglise. » 

Septième thèse : la chance du fondamentalisme révolutionnaire juif a été l’Etat, sa perte aussi

Un bon chapitre où Barnavi explique comment le fondamentalisme juif est né, et comment il a périclité. C’était plus ou moins le sujet de mon mémoire de maîtrise que j’ai voulu défendre, car contrairement à ce que colportent les médias, il n’y a pas que le fondamentalisme musulman. Lorsque le sionisme (retour à Sion, sur Eretz Israël « la terre d’Israël) s’est développé au 19ème siècle, la grande majorité des rabbins ont repoussé cette idéologie avec horreur. Le sionisme est par essence anti religieux. Dans le judaïsme, le retour à Sion ne peut se faire sans l’arrivée du messie. Le peuple juif, sans Etat, est voué par l’exil à compenser son éloignement de la terre sainte par la pratique de la Torah, considérée comme la « terre portative ».Vouloir hâter l’avènement du messie par l’action des hommes, le faire sans intervention divine par une politique de masse était digne du blasphème. La création de l’Etat d’Israël s’est faite sans l’approbation de la plupart des élites religieuses juives. Les sionistes étaient considérés comme laïcs et coupés de la religion. Ultra orthodoxes et sionistes se tournaient le dos. Ce n’est qu’à compter de la guerre des six jours, que se développa un mouvement marginal et singulier, le sionisme religieux ou le sionisme néo messianique. La guerre des six jours eut un énorme retentit symbolique : reconquête des territoires sacrés de la Judée et la Samarie (la Cisjordanie), victoire en six jours (le temps de la création) et la portée symbolique de cette guerre fit souffler un vent messianique même sur les plus laïcs.C’est sur ce terreau fertile que naquit le Goush Emounim « Bloc de la foi » en 1974. Ce groupe fut un des plus actifs dans la colonisation massive de la Cisjordanie. Ce que Barnavi ne dit pas, c’est que le Goush Enounim, outre un rapport sacré à la terre, développa une idéologie raciste et extrémiste envers les arabes, qui étaient considérés comme des animaux. Le groupe reçut un soutien important de l’Etat israélien, d’Ariel Sharon notamment, qui autorisa les mouvements de colonisation de la Cisjordanie, au départ interdit. Au sein du Goush, se développa un groupuscule terroriste sous la tutelle de Yehuda Etzion, qui élabora un projet terroriste de grande envergure. Celui-ci visait à fomenter un attentat sur la mosquée d’Al Aqsa sur l’esplanade des mosquées. Selon lui, ce monument de culte musulman, entachait Jérusalem et empêchait le retour du messie. Cet attentat fut déjoué par les services secrets israliens. En 2005, lors du retrait de la bande de Gaza, le Gouch, officiellement démantelé, comptait encore de nombreux de ses leaders qui menèrent des actions massives contre le retrait des territoires. Pour Barnavi, le fondamentalisme révolutionnaire juif n’est pas une menace car il ne s’exporte pas : « Religion nationale sans prétention universaliste, le judaïsme garde ses fous de Dieu pour lui en leur imposant du coup un cadre étriqué, somme toute aisé à contrôler. Mais surtout parce qu’Israël est une société moderne, ouverte et raisonnablement développée où le message messianique reste nécessairement confiné à des cercles étroits. »Barnavi défend sa paroisse. Par une idéologie extrêmement radicale, bâtie sur une propagande active dans les territoires occupés, le Gouch Emounim reste un groupe dangereux dont on ne connaît pas la nature officielle actuelle de ses activités dans les territoires. S’il a été officiellement démantelé, Yehuda Etzion, n’a pas purgé l’intégralité de sa peine, les terroristes qui ont été interrogés par Tsahal ont connu un traitement de faveur. Quant au prétendu contrôle étatique sur ce type de mouvement, l’Etat israélien a été, à la fin des années 70, le plus grand allié du Gouch, en autorisant la colonisation, en finançant, en permettant un extra parlementarisme musclé. Mais au vu, du titre du chapitre 9, on comprend bien pourquoi Barnavi a voulu évincer de la catégorie « fondamentalisme dangereux » et le christianisme, et le judaïsme. 

Huitième Thèse : L’islamisme est aujourd’hui la forme la plus nocive du fondamentalisme révolutionnaire

Ici, Barnavi arrive au sommet de son art : la désinformation. Ou comment, par un argumentaire apparemment construit et rigoureux, arriver à la 79ème page à son objectif final : un pamphlet sur l’islam. Pêle-mêle, ici des réflexions qui visent à appuyer l’idée que l’islamisme est non pas nocif, mais LE plus nocif. Reléguant par là même, tous les terrorismes d’Etat et autres manquements criants des Etats-Unis au droit international, au rang de victimes. Ici, tous les exemples sont bons pour construire son discours fondé sur la menace islamiste, et diaboliser les musulmans. Car à l’entendre, sur plus d’un milliard de musulmans, la grande majorité seraient islamistes, intolérants, dangereux et fous de Dieu. Il occulte, et ce volontairement, tous ceux qui vivent l’islam dans la sérénité et la tolérance, dans le respect d’autrui et l’ouverture d’esprit. Il oublie tous les musulmans vivant en Occident, qui dans leur grande majorité, sont intégrés, et s’accommodent de leur double voire plurielle appartenance. Non, non à lire Barnavi, on a droit à une belle énumération de clichés et d’attaques gratuites :         « La dure vérité est que la science et l’islam sont allés chacune de son coté voici des siècles »         « Travaillées par l’avant-garde islamiste, les masses musulmanes, pauvres, incultes et abruties par la propagande d’une presse aux ordres sont inflammables à volonté. »         « Dans leur immense majorité, les musulmans britanniques se disent persuadés que la guerre contre le terrorisme n’est qu’une croisade anti-islamique déguisée. »Et Barnavi, conclut, bien sûr, péremptoire, et tout enivré de ce qu’il croit être une indémontable démonstration : «  Effrayant, n’est ce pas ? Alors, que faire ? »Et bien, c’est facile, avec Barnavi, on a droit à un pack tout en un : Enumération des menaces et proposition des armes. 

 Neuvième thèse : Le combat contre le fondamentalisme révolutionnaire musulman est la grande affaire du XXI ème siècle

Alors là, ce n’est plus de la partialité ou un manque de neutralité qui caractérise l’auteur, mais du simplisme pur et dur. Où un autre universitaire érudit aurait cherché à fouiller les racines du mal terroriste, en souhaitant réfléchir aux causes ; Barnavi ne fait pas dans la subtilité : il faut faire la guerre au terrorisme musulman. On a droit à une bonne vieille rengaine née de la thèse ultra réductrice de Huntington : «  L’Occident démocratique est en guerre contre une idéologie globale qui entend user du terrorisme à une échelle inédite afin de le mettre à mort. » Ouaoua, c’est Bush qui serait content…Après, c’est plein de pseudos bon sentiments : ok pour la guerre en Aghanistan, ok pour la guerre en Iran, mais plus d’investissement, d’aide au développement, d’aide à la reconstruction. Belle stratégie… On détruit des pays, des Etats, des sociétés et après on reconstruit. Selon quel modèle déjà ? Le modèle occidental bien sûr. Manichéen toujours. Ne l’oubliez pas, Barnavi a annoncé la couleur dès le début : pas de juste milieu, pas de clair obscur, il y a les bons et les méchants. Ensuite, deuxième théorie, il faut reconstituer l’unité de l’Occident. Et il parle d’un organe de concertation euro-américain. Je décrypte : mort à la soft power européenne (française), mort à « Chirac d’Arabie », troquons le gant de velours contre le gant de fer américain. Barnavi condamne l’Europe à un atlantisme farouche.  En guise de conclusion, Barnavi déclare que : « Une civilisation (l’occidentale) qui perd confiance en elle-même jusqu’à perdre le goût de se défendre  entame sa décadence. » Il se dit mélancolique à l’issue de cet essai qui n’est autre qu’un pamphlet. Je le suis aussi mélancolique. Encore un, que je croyais empreint de tolérance et d’intelligence, qui agite l’affreux étendard de cette impossible guerre de civilisations. Et pire, il titre « Contre le « dialogue des civilisations ». Peut il être plus clair ?  Barnavi aura au final un seul mérite : celui de citer un extrait de la lettre d’un de ses amis arabisant et fin connaisseur du monde musulman : « La « grande affaire » devrait être de construire quelque chose de nouveau, une nouvelle forme d’identité, d’ordre politique, de développement social et de solidarité humaine dans une société globalisée dont l’identité culturelle s’est trouvée dramatiquement bouleversée par l’évolution démographique. » Une nouvelle forme d’identité… Nous revoilà dans le cœur du sujet, dans la seule grande affaire du 21ème siècle : accepter que l’homme moderne ne peut être libre que s’il vit en paix avec des identités multiples : les siennes, et …celles des autres. Et ce n’est sûrement pas une guerre des civilisations qui résoudra ce dilemme. Seul un long cheminement, individuel d’abord, puis international peut nous aider à appréhender la complexité de nos sociétés que l’Histoire nous a laissé en héritage.

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5 Réponses to “Les religions meurtrières”

  1. Martina said

    Bien que longue à première vue, ta critique est très bien structurée et fort intéressante, notamment à travers les références historiques.
    Dommage, en effet que ce grand monsieur très cultivé, ancien diplomate, historien, qu’est Elie Barnavie ne fasse pas preuve de plus d’impartialité et de mesure…
    Je t’engage, visiteur, à lire cette analyse pertinente et péremptoire…
    Bonne lecture

  2. Hady Ba said

    Ce qui m’avait choqué à la sorti du livre, ce n’était pas les thèses défendues par Barnavi (après tout, on entend n’importe quoi ces jours ci à propos de l’Islam) mais que les journalistes français présentent presque tous Barnavi comme le prototype de l’israélien ouvert et capable de critiquer sa propre société et de reconnaitre objectivement des qualité même à ses pires adversaires. Je trouvais ça insultant pour les israéliens de laisser entendre que Barnavi était ce que leur société avait de mieux à offrir.
    Excellente analyse que la votre.

  3. « Tant qu’il y aura encore un seul Dieu debout, la tâche de l’homme ne sera pas finie. » Emil Michel Cioran

  4. ward said

    Dans la categorie ‘religions’…
    Un article sur la contre-attaque americaine sur l’islam? En effet, en prenant l’avion de dakar a Jobourg (qui vient de Atlanta), je me suis confronte a 300 volontaires chretiens (a priori tous protestants), tous vetus en orange, qui allaient ‘christianiser’ les africains. Cela ne fait que confirmer les multiples bases d’ONG et d’associations religieuses americaines basees le long de la frontiere sahelienne, de Dakar, par le Mali et le Burkina, jusqu’au Tchad.

  5. okamiren said

    Pour suivre les commentaires de Jean-Michel et de Ward, « tant qu’il y aura encore un seul illettré, il restera toujours un prophète pour lui parler d’un dieu ».

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