Dakar est Saint Germain des Près.

juin 29, 2007

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Pour ceux qui ne connaissent pas, Dakar est la capitale du Sénégal à l’extrême pointe atlantique de l’Afrique de l’ouest. Je ne vais pas faire ici un cours de géographie, Wikipédia fait ça très bien. En maints points, Dakar est semblable à Saint Germain des Près. (mmm, pas pour la vie culturelle on est d’accord…) Et, si de prime abord, l’analogie peut jurer, les communautés dorées libano-franco-dakaroises le reconnaîtront sûrement. Dakar a ses valeurs sûres, ses élites, ses petites frappes, ses marginaux, ses icônes et ses revanchards. Dakar est un tout petit monde, un village, où chacun connaît la vie de ses voisins. A quand un Sun, un Mirror, local ?

 Un peu d’histoire d’abord :Les libano-syriens du Sénégal seraient issues de deux vagues d’émigrations successives. Une première vague d’émigration abandonne, dès le début du XIXe siècle, la région de la montagne libanaise pour se rendre en Égypte. La seconde conduit, entre 1850 et 1950, 400 000 Libanais vers le Nouveau monde. C’est à peu près à ce moment-là que les premiers émigrants débarquent aussi en Afrique. « Au début, c’est quasiment par « accident » qu’ils arrivent sur ce continent », explique Nadim Shehadi, chercheur au Centre d’études libanaises d’Oxford (Angleterre).

« Les premiers ont soit raté le bateau, soit été floués par les voyagistes qui leur promettaient les Amériques en les faisant passer par Dakar ou Marseille. ». (Luc Ngowet, dans Libanais d’Afrique entre la gloire et le cliché.

Ca, c’est pour planter le décor. Si au départ, ils étaient intermédiaires de brousse entre les traitants et les maisons de commerce française pour le commerce de l’arachide, et vivaient modestement dans les régions, aujourd’hui tout ce qu’ils touchent se transforme en or.

Du commerce aux industries, des casinos aux restaurants, les grandes fortunes libanaises sont bien assises à Dakar, et mangent copieusement, dans un luxe parfois presque indécent. Mais loin de moi l’envie de critiquer ces anciennes générations qui récoltent ce qu’elles ont semé à la sueur de leur front.

Non, ce sont plutôt les nouvelles générations, la nôtre, qui me donne un haut-le-cœur.  La génération des gossips et de l’apparat. Clonées presque sur mesure, les fausses ingénues défilent de l’Ozio à la Fourchette. Lianes démesurément cruches, elles n’ont pour faire valoir que l’étroitesse de leur cul, serti dans du Dior. Brushinguées, manucurées, liposucées ( ?) de près, elles ont entre 18 et 25 ans et ont grandi dans un cocoon fermé et sectaire, réfractaire à toute dissidence extérieure. Elles sont parties, en France, au Canada, aux Etats-Unis, dans les eldorado de leurs songes, rêvant de liberté, libertinage et amours libres. Officiellement pour faire des études, officieusement pour respirer un peu, loin de leurs étouffants carcans. La plupart font des études qu’elles ne terminent pas, trop occupées à enchaîner, à Paname, les soirées à l’Etoile ou au Six Seven. Elles habitent toutes le 15ème, car se déplacent en meute.  Elles reviennent chaque été à Dakar, avec leurs valises bien fournies en Diesel, Les Petites et Repetto. Après 3, 4 , 5 ans à l’étranger, elles reviendront au bercail pour prendre un mari repu et bien poilu, avec si possible un compte en banque bien fourni. Et il y aura un mariage falbala où toute la Jet Set se rendra, s’ennivrant de champagne, se lancera de grandes œillades solidaires, sous les feux de la rampe.

(Non je ne crache pas dans la soupe ! Oui je grossis un peu le trait ! Mais ça ne serait pas drôle autrement.) 

Et les hommes, me direz vous ? Les libano dakarois  sont une espèce un peu moins homogène. A croire qu’il y a plus de marginaux parmi eux, d’OVNI… On y trouve un peu de tout… Les piliers, qui écument les boîtes de nuit depuis qu’ils ont cessé de mouiller leurs couches. Les intellos, qu’on ne voit pas (mais montrez vous que diable !), qui restent en famille, qui ne se mêlent pas. Les métrosexuels, une néo race, drolissîme, surtout dans leurs jean slims avec leurs ray ban dernier cri, en train de chanter le dernier Mika en roulant des fesses comme des mécaniques. Les désabusés, qui draguent en puisant dans leurs derniers renforts, un peu de foi, un peu d’élan. Les drogués, qui ont trouvé dans leurs paradis artificiels, un hub où reprendre souffle.  

Dakar est Saint Germain des Près. Le Dakar beau, blanc et doré j’entends: l’autre Dakar. Parce qu’à coté, dans la plus grande aberrance, règne une misère noire. ( c’est le cas de le dire)

Mais l’autre Dakar, lui s’en fout comme de l’an quarante: il est clanique, égocentrique, narcissique, modeux, pédant à souhait…On y aime les mots habitués, VIP, privilégiés et sélectifs. Le champagne coule à flots, les filles sont fashion et les hommes ténébreux. Les voitures sont laquées, glacées, étincelantes.  

Oui, je suis volontairement narquoise, idéologiquement à contre courant, triste bien qu’attachée à ce microcosme caricatural, mais ne m’en voulez pas, si vous vous y reconnaissez, qui aime bien châtie bien.

Et puis, moi aussi, j’échoue, parfois, souvent, dans ces ambiances sordides mais pleines d’électricité. Où le paraître fait la loi, où la vanité fait rage, où les dollars ont seul pouvoir, où le sexe est périssable, où l’amour s’achète, où l’intelligence est au rabais,  

Mais où, heureusement, l’avilissement n’est pas contagieux.

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30 Réponses to “Dakar est Saint Germain des Près.”

  1. Hady Ba said

    Je suis de l’autre Dakar: la noire et pas trop misérable. Le moins que l’on puisse dire c’est que les frontières entre les deux sont très étanches mais pour autant que je puisse en juger de l’extérieur, je te trouve un peu trop sévère pour mes compatriotes d’origine libanaise. En tout cas, c’est une joie de te lire.

  2. Bibo said

    L’Afrique..ce continent aux multiples facettes s’invite dans nos vies tous les jours, il suffit de regarder au moins une fois par jour le JT. (pour ceux qui n’y vivent pas)
    Ce continent est source d’opinions diverses et mitigées.Et lorsque l’on prend la peine de s’y intéresser on découvre alors un monde qui n’existe qu’ici et nulle part ailleurs.
    Ce monde, personnellement je ne pourrais vivre sans car c’est ici, comme tu dis Sonia, que nos grands parents ont planté leur graines. Nous leur devons quelque part reconaissance.
    Par contre bien des choses ont changé depuis nos ancêtres, Dakar est devenu un microcosme où chacun se préfére à l’autre (je fais référence à ton passage sur la communauté libano-franco-dakaroise). D’une manière générale la compétition a lieu chaque jour que Dieu fait dans un esprit revanchard..pourquoi? Je me pose parfois la question mais au final peu m’importe la réponse, ce n’est pas comme si ma vie sociale en dépendait. Fort heureusement!!
    On est loin de l’époque où la solidarité faisait partie de notre vocabulaire, où l’aide sociale primait sur l’apparence sociale. Bref on est loin de l’idée de l’Afrique mais plus proche de l’Afrique idéalisée..
    Et ces marginaux qui ont font tellement pour se démarquer qu’ils sont tout sauf authentiques.
    A croire que l’authenticité touche 0,1% de nos compatriotes..je sais je sais je suis pas généreux!Mais pourquoi le devrais-je?
    Bref, tu as écris un article assez bien ficelé Sonia sur ce sujet donc Big Up à toi et continue de nous interroger à travers tes différents articles.
    ps: j’adore ta dernière phrase.

  3. BigUp la Go…le combat continue…chacune dans son champ d’action…chacune dans sa sphère de mélanine mais au final pour le même résultat…combattre la misère morale, les injustices et poser un regard nouveau sur la société…Je t’embrasse bien fort et que continue la révolution par les mots

  4. identites said

    Merci Cath… Cependant, je mettrais un bémol quand tu dis « chacune dans sa sphère de mélanine »:
    L’ignorance n’a pas de couleur 🙂

  5. Ulysse said

    « Un sac pour exister… »

    Notre microcosme me fait penser à un tube à essai, un vaste gag in-vitro dont la culture est composé essentiellement de paraître, d’asphyxie et d’absurdité.
    Nous ne sommes pas un cas isolé, et pour ceux d’entre vous qui ont pu visionner le film Marock; la jeunesse dorée de Casa semble en tout points communs à la notre.

    Paraître, toujours cacher son cerveau derrière sa peau, sous des fards aspyxiant. Paraître, ne plus exister que dans le groupe et pour le groupe. En les voyant passer par dizaines les portes de l’Ozio je pense souvent à la grande migration des gnous…seul compte le groupe et pas de pitié pour ce qui se feront piétiner!

    Cette course frénétique à la gloire éphémère, à l’existence à travers le regard du voisin nous rend tous aveugles.On se parle avec les yeux par peur des mots,on érige des autels à la gloire des démonstratifs « celui la » ou « celle la » sans jamais vraiment parler de soi.
    S’il est vrai que les yeux sont le reflet de l’âme, qui pourra nous sauver?
    Ah, j’oubliais la parade: le Salut est dans le déni…

    Et les Antigones improvisées, aux aspirations aussi hautes que leurs talons griffés me donnent la gerbe. A Dakar, l’absurdité n’est plus une ennemie: c’est un art de vivre.
    Alors levons nos verres aux révolutions mort-nées, aux rêves saccagés, à la médiocrité couronnée.
    Tous à l’Ozio!!!!!!!!!!!!!!

    M.T.K

  6. identites said

    Ha Ha Ha !!!
    Enfin je te (re)lis Mehdi! Merci d’avoir croqué si finement les singeries dakaroises…Au plaisir de te revoir passer par ici 🙂

  7. Lady Zee said

    En effet, nous avons le même cheval de bataille, nous luttons toutes deux à des milliers de kilomètres contre la même superficialité qui vicie nos envies de renouveau. Mais nous faisons partie de ce monde, malgré nous, un peu en agent double, pour mieux nous en moquer en aparthé ou dans nos blogs.
    Moi qui jusque là fuyais Saint Germain et ses cafés pour éviter de croiser mes cons-patriotes, je chercherai désormais à déceler du regard ceux dont tu parles, qui font leurs emplettes rue de rennes, avant de rentrer à Dakar.
    A Dakar ou Casablanca, même combat, fashionistas en goguettes, mâles gominés et metrosexuels pas sensuels, je cherche encore les intellos, et les invective tout comme toi « Montrez vous, que diable! »

    Pour Sonia, peut-être que tu te reconnaîtra là :
    http://ladyzee.wordpress.com/2007/03/20/et-si-le-luxe-cetait-la-candeur/
    Auquel cas, trouve un moyen de me filer ton msn!

  8. O said

    Que de paroles coupantes et de mots séduisants! Que d’alléchantes tournures, et de formules empruntées lancées là sur une toile si facile à gratter, un tableau si offert. Que d’amalgames et de confusions grotesques et plus restricives qu’un guide du routard. Cet article n’est qu’une coquille vide aux pages blanches-coke, pire, un catalogue d’informations clichées, de modèles simplistes, et d’idées sans fond. Vous êtes là, de votre Paris hermétique, à critiquer un genre, à jeter la pierre sur une communauté que vous jugez « superficielle », méchante, vide, sans but, vénale et interessée ; je respecte là votre avis. Mais pensez vous vraiment que votre méthode en vaut plus, que vos critiques sont plus profondes, et que votre lame est assez aiguisée pour poignarder ce dos si évidement ouvert. Ne pensez vous pas que la généralité est une formule bien naïve et que cette façon perpétuelle de catégoriser les gens n’offre finalement pas grand chose de plus qu’une simple volonté agaçante de choquer sans choquer, de bousculer d’une giffle molle une société entière qui compte des exceptions et qui sait aussi offrir de vrais talents? Ne prétendez vous pas pourtant en être issue et ratachée? Contradiction, paradoxe grotesque accumulé sur une série d’idées noires machées dans votre simple intolérance. Sachez mademoiselle (bientôt madame) que rien n’est pire que de prétendre sans apporter, et que des failles existent dans le raisonnement, et ce, chez tout un chacun.
    Oui, je suis d’accord sur certains points,oui j’adhère à cette vague idée d’exagération, à cette critique du « show off » permanent des libanais de Dakar. Mais pourquoi autant de caricature et de restriction? Pourquoi réduire un groupe entier de personnes au simple dénigrement de leur choix de vie? Ne voyez vous pas que ce qu’il vous plaît de voir. Facile!
    Un etre humain entier ne se résume t’il qu’à ce que l’on voit de lui? qu’à ce qu’il veut bien que l’on voie de lui? Prenons votre exemple. Vous êtes issue de ce programme de formatage, vous sortez vous même de cette tentative de créer des moules, de cloner des clones, de « fermer » des mentalités ; ce microchosme débilement reconstitué autour de luxes, privilèges, et créateurs que vous connaissez si bien. Et pourtant vous avez su vous en extraire, vous êtes donc une de ces « intellos » qui devrait « se montrer plus souvent (que diable!) ». et pourtant vous sortez de l’Ozio à la Fourchette, arpentant bars en champagne et dancefloor minables (je le sais, j’y étais). Vous êtes donc une exception, quelqu’un qui sort de ce morphotype là, de ce plan odieux que vous balancez plus haut. Vous êtes donc la preuve qu’il n’y a pas de généralité faisable, vous êtes vous même, en votre seule personne, et en votre seule démarche, la note qui sonne faux dans votre arrangement et qui prouve l’absurdité complète de votre projet. Oui, je chante Mika a tue tête moulé dans mon slim trop étroit. Oui, j’ai sous les yeux en permanence les eaux ébahie d’un Lagon mondain, oui j’ai devant mes ray ban un champ de champagne posé en coupes sur les bars laqués de ces endroits feutrés. Et pourtant mademoiselle, j’ai la prétention d’affirmer qu’en rien je ne me sens blessé par votre pseudo pensée. Et je dirai même plus, j’ai la prétention d’en être fièr. Fièr de cumuler ces deux richesses, car oui, je prétends avoir du talent, et oui, je sais aussi danser sur les bars en versant du champagne, aprécier ces filles qui ne partent que 4 ou 5 ans, et tous leurs semblables autains, fermés et superficiels. je sais m’attarder des heures sur une oeuvre d’une profondeur artistique inestimée, comme je sais reconnaître un nez refait ou savoir si une robe vient de Galiano ou de M.Jacobs. Il s’agit là d’une autre qualité qui visiblement vous fait défaut. Il vous faut vous ouvrir un peu, et cesser de casser un sucre déjà humide sur des âmes qui s’en foutent royalement. Votre sujet est déjà vu, et vos remarques ne lancent rien. S’attarder sur des idées pré construites empêche malheureusement de se poser les bonnes questions. Essayez juste de comprendre au lieu d’insulter, juste essayez d’examiner, avec votre oeil « d’artiste », au lieu de vous attachez ou de voir de haut, car si certains se cachent sous leur ray ban, d’autres font défaut de cohérence. Il vous faudrez sans doute une nouvelle paire d’yeux…

  9. identites said

    Hahaha ! Que je savoure mon plaisir à cette heure tardive de découvrir, enfin, un peu de controverse et de provocation jouissive … C’est que, prétendant me connaître sans vous dévoiler, vous me connaissez bien peu, vous attendant sûrement à me piquer dans mon ego, à froisser ma susceptibilité.. Au contraire ! J’ai toujours adoré être pointée du doigt, dusse être exilée et évincée de la populasse qui m’entoure… Si je rougis et me remplume sous votre verve implacable pleine de rancœur et de vils reproches, permettez moi cependant de contredire certains faits : « Vous êtes issue de ce programme de formatage, vous sortez vous-même de cette tentative de créer des moules…etc..etc.. » C’est bien mal me connaître que de m’attribuer cette identité. Sachez, mon cher, que je suis, et ai toujours été un électron libre. Que mon éducation humaniste m’a mis à l’abri des garde fous et codifications de toutes sortes, et que mes barrières je me les suis imposée, à la force de mon éthique et de ma rage.
    Je n’ai pas su m’extraire de ce microcosme (sans H pitié) que je dépeins comme vous le dites tout simplement car je n’en ai tout simplement jamais fait partie. Outsider je suis, et je le revendique.
    De l’Ozio à la Fourchette, vous me voyiez (Vous le savez, vous y étiez ), mais ôtez donc un peu ce masque, derrière lequel la critique vous semble si facile, et dévoilez vous honnêtement pour m’affronter gaiement !
    Enfin vous revendiquez fièrement vos « deux richesses » à savoir votre superficialité et votre pseudo intellect, mais qui a dit que les deux sont incompatibles ? Sûrement pas moi… Il faudrait donc me relire, je vous renvoie donc à https://identites.wordpress.com/2007/06/28/de-lart-detre-futile/ ou encore https://identites.wordpress.com/2007/11/17/sex-in-the-cortex/

    Enfin, last but not least, attaquez moi sur tous les fronts possibles et inimaginables, jugez si vous le souhaitez de ce que vous appelez mon manque de cohérence, mais non au grand jamais n’osez dire que je confondrais du Marc Jacobs avec du Galliano ( deux L, merci..). Ce serait blasphémer et revenir à confondre Nietzsche avec Pascal.

    Au plaisir, cher dissident….. Et pitié… Un peu d’humour, que diable…..

  10. Ketty said

    ça commence à devenir intéressant…

  11. Ulysse said

    Quelle belle dissidence, je dois avouer que j’adore le style percutant de ce texte!
    Ce que je ne comprends pas c’est le fait que le rebel se soit senti à ce point piquer au vif…
    Le texte de Sonia n’avait pas pour vocation le jugement de tel ou tel comportement (ça c’est moi qui m’en charge, c’est d’ailleurs mon petit péché mignon).
    Non, le texte de Sonia constituait surtout une description de sa perception des individus qui gravitent autour d’elle. Elle a exprimé le profond décalage entre son être et les autres qu’elle a ressenti ce soir là.
    De plus sa démarche n’est absolument pas dénuée d’humanité bien au contraire elle exprime même son attachement envers ces ingénues, ce qui est très touchant quand on sait que certains intellos pédants les exècrent profondément (peut être est ce même une envie refoulé? un désir qui leur meurtri le cerveau et les rend hermétiques à toute forme d’indulgence)

    Enchanté de faire votre connaissance et bienvenue donc cher(e) inconnu(e)!
    Voici la preuve qu’une fois de plus Sonia, ton blog a le mérite de transcender les clivages et de faire s’entrechoquer des sphères que l’on croit, à défaut, si lointaines!
    Et peut être de faire tomber les masques… A bon entendeur!

    Mehdi

  12. Ulysse said

    Et je tiens à rajouter qu’une robe de Galliano ou de Marc Jacobs SONT des oeuvres d’une profondeur artistique inestimée (ne cherchez pas l’ironie … il y en a vraiment aucune!)

  13. O said

    « Hahaha ! Que je savoure mon plaisir à cette heure tardive de découvrir, enfin, un peu de controverse et de provocation jouissive … »

    Tout d’abord, sachez mademoiselle que je suis ravi de provoquer en vous ce picotement agréable. Sachez ensuite que si mon effet sur vous fut celui d’une chatouille, mon intention n’était pas du tout de « vous piquer dans votre ego, ou de froisser votre susceptibilité ». Je ne suis pas si gratuit, je ne suis même pas méchant! Ce serait m’offenser véritablement que de prononcer pareilles aberrations. Un peu de tenue!
    Encore une confusion ! Il faut donc tout vous expliquer. Pourtant vous m’avez l’air bien sure de vous, je flatterai même votre égo en ajoutant que je pense (du bout de mon « pseudo-intellect ») que vous êtes une véritable artiste – ou du moins vous tentez bien le tir. Et comme tout le monde le sait, l’artiste aime être montré, sans aimer nécessairement être aimé. Vous êtes sur ce point semblable à tous vos confrères, fondue dans un mimétisme prostitué en une pseudo-invention, sous le fard trop rouge des écrits alarmés d’une adolescente sourde qui répète ses gentilles leçons. Voyez-vous, vous aussi êtes le produit d’un système. Vous aussi entrez dans un moule.
    Voyez donc comme ma réduction est irritante. Voyez donc comme cette idée remet en cause votre fondement même, vos piliers : votre originalité et votre exception, votre intégrité.
    Ce jugement est sévère, hâtif, erroné, incomplet, FAUX ! J’en conviens sans mal. Juste là un exemple pour tremper le groin dans la boue – peut être jusqu’à le noyer…
    Je ne remets donc en aucun cas en question vos qualités artistiques, et ne vous réduit en rien à une incapable. Le « truisme » peut être partiel.Preuve en est (référence à Mme Darrieussecq, un peu d’humour que diable! n’est ce pas?)

    « Sachez, mon cher, que je suis, et ai toujours été un électron libre. Que mon éducation humaniste m’a mis à l’abri des garde fous et codifications de toutes sortes, et que mes barrières je me les suis imposée, à la force de mon éthique et de ma rage. »

    Vous êtes « un électron libre », je vous en félicite, vous faites le bon choix. En quoi ai-je tenté de contredire cette idée là ? En quoi ai-je affirmé que vous étiez en tout point semblable à cette faune que vous décrivez. Au contraire ! Je vous gratifie très clairement de mes plus beaux sentiments quant à votre succés pour la fuite de ce genre. Je m’explique (encore une fois… peut être était ce « l’heure trop tardive »). Je vous parle là d’une origine, et non d’une évolution. Ne confondez pas les deux (je le reconnais, ce serait pire que de confondre GalLiano et Marc Jacobs !) Peut être avez-vous évolué, peut être avez-vous changé, peut être avez-vous tout simplement grandi, et êtes parvenue à vous « imposer vos barrières à la force de votre éthique et de votre rage ». Je n’en doute pas une seule seconde. Mais je parle là de vos origines, de là d’où vous venez, de ce moule tenté pour vous fondre dedans, éduquée dans une masse difforme d’une populasse ridicule et fade (je reprends là vos idées à défaut de vos termes), vous êtes –paraît il- parvenu à ce statut « d’outsider ». Là la différence étranglant votre pseudo-argumentation. Là les mêmes confusions qui font que je ne retire en rien mes critiques précédentes : Vous ne voyez que ce qu’il vous plaît bien de retenir, votre œil si élitiste crache sa vanité sur un orgueil mal foutu et sur joué. Dégonflez donc un peu. Un peu de simplicité voyons! Trop de zèle tue le talent. Utilisez donc votre penchant à des fins plus utiles. Vos pages de pensées, vos réflexions, vos « délires » ne dénoncent qu’une évidence trop vue déjà, que des états trop connus, qu’une vision trop bornée. Vous manquez de fond et votre style déborde étrangement de ce même mauvais goût que votre plume dénonce d’une bave amère (bizarre, bizarre, Mr Beigbeder aux abris !)

    Oui, mademoiselle, la dualité existe entre une part de superficialité sous laquelle se cache une profondeur peut être inavouée parfois, mais présente tout de même. Vous parlez de votre tolérance pour cette couche de surface. Vous parlez de votre capacité simple à accepter certains comportements. Vous parlez même d’un certain attachement. Soit ! Même si ces derniers semblent vous donner le tournis plus haut… Votre « material girl » démontre bien votre incapacité à jouer des deux. Un juste milieu est possible, je vous en garantie. Pourquoi vouloir « devenir futile » par ce simple sentiment exacerbé d’une supériorité juste évidente à vos yeux, à vos propres yeux. qui dit que vous n’êtes pas « futile » après tout? Quel toupet! Sottise! Balivernes! Là le pire, là le véritable trouble. Votre plume dégueule sans cesse la jouissance qui vous habite face à votre reflet. Vos mots ne dénoncent que la frustration perpétuelle de ne pas être mieux, mais d’être juste comme, et de s’en satisfaire pour éviter d’y penser. Votre satisfaction vous perdra. Prenez garde ! Votre « humanisme » en perdrait de ses couleurs… songez y.

    PS : Inutile de savoir qui je suis, après tout « je ne vous connais que très peu », nous sommes donc à égalité.

  14. identites said

    Ouaou ! Quel acharnement pour ce matraquage en règle, dont je ne m’explique pas trop les foudres… Devant cette avalanche de coups, me voilà contrainte de remonter sur le ring.
    Un ring bien trop étroit où l’adversaire surdopé derrière son anonymat frappe souvent bien bas…
    Sachez cependant que votre anonymat ne trompe personne, et que ceux qui « chantent Mika à tue tête moulés dans leurs slim trop étroits » et qui savent que les souris de Marc Jacobs sont une paire de ballerines et non pas une espèce en voie de disparition ; ne font pas légion à Dakar. Mais passons.

    Comme l’attaque est en règle, et aussi bien ficelée qu’une dissertation de terminale, je reprends point par point :

    « Je vous parle là d’une origine, et non d’une évolution. Peut être avez-vous évolué, peut être avez-vous changé, peut être avez-vous tout simplement grandi, Mais je parle là de vos origines, de là d’où vous venez, de ce moule tenté pour vous fondre dedans, éduquée dans une masse difforme d’une populasse ridicule et fade »

    Non, non.. ce n’était pas l’heure tardive. C’est vous qui me comprenez mal. Quand je me qualifie d’électron libre, je ne parle pas d’un état acquis et encore moins d’une évolution mais bel et bien d’un nature d’être. Non pas car j’aurais été gracieusement bénie par les cieux d’une différence innée, mais tout simplement, car mon éducation, mon vécu, mes origines m’ont donné la chance d’être le plus clair du temps un outsider, ou du moins un agent double.
    Il faudrait mieux me connaître pour ça avant de tirer à l’aveuglette ou du moins s’en abstenir.
    Au lieu de ça, vous m’accusez de nourrir la confusion et de ne retenir que ce que j’ai envie d’y voir. Mais vous ne savez rien de mes racines, de ma faune personnelle, ni de mes cadavres dans le placard. Alors épargnez moi vos tirades sur la distinction entre origine et évolution, je vous parle d’une origine moi, d’une prédestination à être toujours en dehors, car toujours à équidistance entre deux rives étrangères.

    Vous m’accusez également de pédanterie. Je vais donc vous donner toutes les raisons du monde de me réduire à ce cliché.
    Car si vous voyiez de la pédanterie et un égo surdimensionné dans le simple fait de critiquer un monde doppé à l’autosatisfaction permanente et au culte de l’apparence, vous faites un curieux tour de passe passe.
    Oui j’exècre la médiocrité, les regards hautains et creux, les gens qui confondent être et avoir, ceux qui se sentent exister à travers leurs sacs à mains, où dont les stilletos leur donnent l’illusion d’une contenance. Oui j’abhorre l’ethnocentrisme, la surenchère d’egos tous plus vils et vides les uns que les autres, les pathétiques défilés de mode d’un bout à l’autre de la plage de Ngaparou. Je sens en vous la critique facile et vous m’accuserez bientôt de ne rien comprendre à l’essence de la mode. Et pourtant j’aime la mode, et les plus modeux sont souvent ceux qui ont le plus de caractère, à qui une simple étole donne un chic fou ; la mode n’est pas et ne sera jamais cette galerie de minettes anorexiques qui sont des portemanteaux ambulants. Oui je hais l’hypocrisie, ces sourires engoncés, et ces regards malfaisants, qui ne jugent que par des faux semblants. Mais ce que je hais encore plus, c’est bel et bien la bêtise, l’inculture, et le manque de curiosité envers le monde, envers autrui. Vous ne semblez manquer ni de culture, ni d’intelligence, et je ne m’explique donc guère, que vous jetiez sur moi les foudres d’une colère sans limites, alors que je ne m’applique à rien de plus qu’à croquer amicalement les caprices d’une génération perdue.

    Enfin, j’accepte vos critiques artistiques, libre à vous de juger mon style qui « déborde de mauvais goût », une « vision trop bornée » … Le non politiquement correct n’a jamais plu à tout le monde, et heureusement.
    En outre, vous me jugez emplie d’une autosatisfaction perpétuelle, pour un peu vous m’accuserez d’onanisme cérébral, alors que ce blog s’intéresse à toute autre chose que ma petite chose. Mais peut être que l’idée réductrice que vous vous faites de moi vous incline à ignorer mon éclectisme intellectuel.

    Quant à dire que je manque de fond, vous êtes bien le seul à le dire, et je serais curieuse de savoir ce que signifie le mot fond pour vous. Sachez, et c’est sans joie que je l’affirme, qu’au-delà d’un fond que vous ne voulez pas voir, c’est un véritable gouffre qui m’habite et avec lequel je cohabite tant bien que mal. Et je m’en déferais parfois avec plaisir s’il m’était seulement possible de déposer mon cœur au portemanteau comme on laisse son Zadig et Voltaire sur le tapis.

    Pour conclure, vous portez le coup final en assénant que : « Vos mots ne dénoncent que la frustration perpétuelle de ne pas être mieux, mais d’être juste comme, et de s’en satisfaire pour éviter d’y penser. »
    Sachez mon cher, que je ne cherche pas à être mieux, ou autrement. J’assigne ma vie à un objectif bien plus astreignant et exigeant : cette tache difficile de faire cohabiter l’étranger qui nous habite et le guignol qui s’agite en société. Que ce spectateur et cet acteur qui forment chaque individu ne s’ignorent pas et se fassent écho. Exercice périlleux sur lequel je me casse les dents très souvent.
    In fine, je ne cherche pas à être autre ; je cherche juste à être, perpétuellement et inexorablement, moi.

    Et c’est ce qui vous dérange, apparemment.

  15. Encore une histoire d’O plate…

  16. O said

    Mille excuses pour cette confusion honteuse que j’ai pu faire depuis le début de notre « correspondance ». Je me suis trompé catégoriquement (c’est le cas de le dire.) J’ai commis une erreur répétée et absolument monstrueuse. J’ai prétendu vous connaître. J’ai prétendu savoir votre actualité, vos activités, votre personne. J’ai prétendu en connaître l’état. Je vous ai nommée même. Comment ai je dont osé vous nommer ? En tant que bon libanais de Dakar que vous auriez apparemment reconnu (les masques tombent toujours…) je n’ai même pas su honorer les seuls et fondamentaux critères qui font que je suis rattaché à cette communauté : ma passion pour la vie du voisin ! Quel manque de profondeur ! Quelle superficialité ! Quel pêché ai-je commis là ! Honte sur moi! Honte sur moi! Que dis-je? Blâmez-moi d’avoir osé! C’est inadmissible. Pensant vous connaître, je me suis mépris au sujet de votre situation. Pensant vous connaître, j’ai osé vous appelée. Pensant vous connaître je vous ai mêlée à la meute perdue de ces filles désespérées, ces filles que l’on fuit. Je vous ai traînée dans une boue où vous n’aviez pas votre place ; une boue trop sale pour vous ! Oui ! J’ai sali votre rang.
    J’ai critiqué vos fondements, et n’y voyez là aucun propos fasciste, machiste ou autre sentiments amers si connus des libanais de ma région. Sortons des clichés. Ni voyez là aucun blâme. Bien au contraire. Je m’excuse d’avoir touché à cette part de vous qui fait ce que vous êtes aujourd’hui. Je m’excuse de vous avoir traité de la sorte. Je m’excuse pour la peine encourue, si peine il y a eu. Je m’excuse. Encore une fois mille excuses.
    Comment ai-je osé vous traiter de simple, désespérée, nulle, seule, et misérable « demoiselle » ? ( !) Alors que vous êtes visiblement déjà Madame. Je vous connaissais donc très mal. Pardon, encore pardon.

    Quant à votre réponse, en reprendre toutes les erreurs pourrait constituer un annuaire sur plusieurs volumes. Je ne m’y attèlerai pas. Ce n’est ni mon courage qui me lâche, ni ma susceptibilité qui est touchée. Stoppez un peu votre rage. Cette discussion ne saurait connaître de fin, je n’en vois pas l’intérêt (c’est assez ennuyeux au final.) Votre pédantisme sans limite, votre exécrable prétention, vos manières puantes, votre artifice, et tout le creux voir le « gouffre » que vous semblez présenter sont plus invisibles à mes oreilles que l’air aride que vous semblez respirer. Ce dernier article semble si bien démontrer vos réelles valeurs. Un acharnement incompris, des justifications en larmes frisant le pathos irritant, une série d’arguments stupides et sans fond (qu’importe si vous n’en comprenez pas le sens) montrant en tout point votre manque de cohérence, dans la démarche et dans la compréhension.

    Je vous ai sur estimé. Je n’aurais pas dû. Oubliez mes commentaires, et vivez !

    Veuillez, madame, agréer mes sentiments les plus gais pour votre récente union, et mes meilleurs vœux pour la nouvelle année. Que vous en tiriez des choses nouvelles…

  17. Ketty said

    Les chiens aboient, la caravane passe …

  18. 15eme ciel said

    O min…able,
    Qu’il est facile et lache de cracher son venin en s’attaquant a la personne a defaut d’avoir le talent de demonter quelques arguments auxquels on adhére pas necessairement. Il n’y a que des faibles et des esprits nauséabonds pour avoir recours a pareil lynchage!
    Decidement, certains devraient plutot la mettre en veilleuse au lieu de se pavaner derriére des mots soi-disant savants, et des tournures de phrases tellement alambiquées que finalement le fond reste creux et lamentable!!

  19. sarah said

    Je pense, madame soniia, que vous etes une personne pedante et surement très aigri et mal dans votre peau pour passer autant de temps deverser votre mepris et votre haine sur des gens qui ne vous portent pas d’interet. Vous critiquez nos filles et meprisez nos hommes ( velus vous dites) Il me semble que le votre en soit un specimen et pas des moindres. Sur ce, je vous laisse vaquer à vos occupations et à votre vie trépidante derriere votre ordinateur.

    Miss VIP ( voila un pseudo qui fera certainement l’objet d’une nouvelle contreverse et d’un discours sur les filles superficielles que nous sommes)

  20. peace said

     »Veuillez, madame, agréer mes sentiments les plus gais pour votre récente union,…. »

    Quel intérêt y a t-il à mentionner le fait que mademoiselle soit devenue madame….
    Pourquoi aller si bas dans le débat c’était pourtant bien parti mais le dernier texte de O n’est que bassesse.

     »Votre pédantisme sans limite, votre exécrable prétention, vos manières puantes, votre artifice, et tout le creux voir le « gouffre » que vous semblez présenter sont plus invisibles à mes oreilles que l’air aride que vous semblez respirer »

    C’est quoi cet amas de connerie n’as tu pas honte!!! L’article a été lu par bien des gens avant toi et personne n a semblé ainsi offensé cet article est certe comme le dit bien sonia elle même, exagéré dans les description mais parce qu’il y a un certain humour derrière…
    Tu as complèment pété les plombs et tu frises l’hystérie… Et c’est bien dommage car tu a une belle plume et le dialogue aurais du rester d’un certain niveau pas aller aussi bas…

     »Quant à dire que je manque de fond, vous êtes bien le seul à le dire, et je serais curieuse de savoir ce que signifie le mot fond pour vous. Sachez, et c’est sans joie que je l’affirme, qu’au-delà d’un fond que vous ne voulez pas voir, c’est un véritable gouffre qui m’habite et avec lequel je cohabite tant bien que mal. Et je m’en déferais parfois avec plaisir s’il m’était seulement possible de déposer mon cœur au portemanteau comme on laisse son Zadig et Voltaire sur le tapis. »

    Et pour toi une personne qui écris ca en fait c’est:
     »Ce dernier article semble si bien démontrer vos réelles valeurs. Un acharnement incompris, des justifications en larmes frisant le pathos irritant, une série d’arguments stupides et sans fond. »
    Je crois que l’empathie et l’humanisme sont bien loin mais à des années lumière de toi.

    Je crois que c’est ton dernier article qui plutôt te dévoile à nous

  21. DIOR!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! said

    ET oui mon pseudo est Dior surtout sonia ne soyez pas choqué!!!!!!!!!!!!!!Dior! pas pour la marque juste parce que c’est un prénom trés repandut ici vous voyez une libanaise peut faire preuve de sensibilité…
    je lis depuis quelques temps ce débat qui apparemment fait rage entre vous et Ô,Ô n’est ni plate ni concerné il ne s’acharne pas sur vous comme vous le pensez,je crois tout simplement qu’il à voulut defendre sa famille « d’origine » Qui ne l’aurait pas fait à sa place?moi je lui dis merci car en vous lisant j’ai été blessé vous envoyez une bien triste image de ce que les libanaises sont, même si vous avez voulut vous cacher derriere un soi-disant humour c’est toute une communauté que vous avez blessé-peut etre involontairement mais le fait y est,Ô ,à mon avis c’est sentit le devoir de défendre toutes ses compatriotes.je pense que lorsque Ô et Vous revendiquez votre intellect, il y à des sujets bien moins « futiles » où votre belle plume pourrait tellement plus servir la cause de DAKAR que « nos culs sertis de DIOR ».
    Pourquoi pas une union littéraire?
    je serais en tout cas trés heureuse de vous rencontrer Ô et Vous,les grands esprits se rencontrent toujours…
    PS:M.Ô tombez le masque…

  22. O said

    Tout d’abord, bonjour à tous et à toutes ; je vois que nous avons là de nouveaux intervenants au débat.
    Face à tant de réactions, je me vois dans l’obligation d’émettre certaines dernières explications quant à mon intention, et plus particulièrement concernant mon dernier article.

    Je commencerai par préciser une chose simple mais non insignifiante : Je ne connais pas Sonia personnellement.
    Ceci étant dit, sachez messieurs, dames, que je n’ai pas vraiment cerné l’humour dans cette tirade acide lancée là sur le dos de mes compatriotes. Je n’ai trouvé qu’un premier degré manquant d’arguments, de détours, jugeant l’apparat libanais-doré mais ne jugeant qu’en apparence. Je n’ai lu de cet article qu’un cliché démonté, qu’une infinie volonté de se mêler d’un sujet d’une évidence déjà prouvée, mais qui n’empêche en rien une évolution éventuelle vers d’autres sphères de vie. Rien de grave. Ici, rien de nouveau, rien de complété, juste quelques mots assemblés dans un style commun pour réduire –ou plutôt pour tenter de réduire en cendre des vérités déjà là, des énigmes qui ne le sont plus. Le but ? L’intérêt de la démarche ? Je n’ai réagi que dans un sens littéraire, comme si j’avais lu un mauvais livre et que je voulais en faire une critique. J’ai trouvé un texte qui m’a déplu (je n’en citerai pas les raisons ici, elles sont énoncées plus haut). J’ai donc voulu en faire une critique ; tout simplement. En aucun cas je ne me suis vraiment senti touché personnellement. Ne connaissant pas Sonia, je n’en ai pas vu les nuances. Peut être était ce moi, peut être était ce le texte en lui-même ? Qu’importe après tout. Visiblement, il n’est d’intérêt porté à la controverse, si ce n’est qu’un profond mépris. Etrange…

    Considérez donc, avec ma confirmation la plus honnête, qu’il ne s’agissait en rien d’une provocation personnelle, ou autre déformation d’attaque avec pour but un assentiment gratuit envers l’auteur.

    Revenons à présent sur le dernier article, celui qui fit tant de bruit.
    Il ne s’agissait de rien de plus qu’un « jeu littéraire », qu’une sorte de figure périlleuse je le reconnais, mais qui démontrait en tout point mon avis sur la question. Préciser que Mademoiselle était devenue Madame n’allait pas du tout dans une volonté d’attaque personnelle. Je m’explique-le besoin en est visiblement. Il s’agissait là d’une ironie flagrante ayant pour reflet le simple dénigrement de valeurs pseudo-artistiques auxquelles je n’adhérai pas en les rencontrant.

    J’ai le droit d’aimer, comme je détiens celui de ne pas aimer. Ce postulat n’est pas à juger, et ne peut l’être sous aucune condition tant que je ne me mêle pas à cet « avilissement », à cette médiocrité.
    Il se trouve en l’occurrence que je n’ai pas apprécié le style et que je n’ai pas adhéré à l’idée, que je n’ai pas trouvé dans cet amalgame démesuré une seule note de cohérence.
    Là il fallait en retenir quelques vraies motivations. Là était la réelle réponse. Mon article était à la limite du compliment, je dirais même plus à la limite d’une réelle flatterie (incontrôlée mais bien présente). Pourquoi me répondre en me donnant raison ? Pourquoi vouloir m’attaquer en allant dans mon sens ? En effet, la réaction de l’auteur et celle de ces fervents démontrent en tout point en quels angles je n’étais pas dans le faux. Ne retenir que ce qui vous excite, et ne pas réduire son menton, cette lourdeur insupportable sur des épaules trop relevées. J’ai cité l’auteur même en argument, lui démontrant par son devenir « d’outsider » et non par son « origine » (deux mots strictement incompatible madame Sonia) qu’on pouvait sortir de ce moule, et qu’elle en était la preuve vivante. Je l’ai donc volontairement extraite de ce monde si aigre qu’elle dépeint plus haut, tout ceci pour prouver l’exception, par simple volonté de prouver qu’il y en avait une, par cette simple intention là. L’exception seule citée dénonce l’incohérence, dans la seule issue d’une anti-généralité, d’une catégorisation qui ne sonne pas juste. Je cite Madame Sonia en exception. N’est ce pas là un démonstratif bien gratifiant au contraire?

  23. O : lettre et le néant…

  24. Salut, je suis tombé par hasard sur ton article,c’est clair que je me suis senti doublement concerné vu que je fais parti de la communauté libanaise de dakar.
    Je n’ai absolument pas été senti visé et réfractaire à tes propos(ss prétention aucune, je fais parti des intellos), car je suis un homme épris de nuance et mesuré,c’est ce qui me caractérise. Je me suis mis à ta place, et tu as toutes les raisons de penser ce que tu veux, et libre à toi d’écrire ce que bon te semble. C’est ton espace perso, celui qui n’est pas content qu’il aille se faire mettre.
    Je t’ai rendu hommage ds mon blog…si tu as 5 secondes, va jetter un coup d’oeil.
    Je voulais juste ajouter uun truc: « le trou du cul, aussi petit soit-il, serti dans du Dior ou ds une autre marque de haillon, il restera tjrs un dépôt à merde!!!!!!!!!!!!!!! ptdr )
    Freemanement…

  25. Oxmo.P said

    Salut, très sympas ce descriptif de dakar et de sa communauté libanaise. J’ai franchement bien rigolé, j’ai l’impression qu’on parle de ma petite soeur (ou de ma copine). Bon elles ça leur a pas trop plu. Très bon style aussi. Cela dit l’analyse historique (+ sociologique) est un savant mélange de Béchir Ben Yahmed et d’Oriana Fallaci (info tronquée + calomnie). Bravo, mais de grâce, reste dans ton registre (la poésie ?), ton échantillon d’étude est limité au microcosme que tu côtoies, comment peux tu utiliser des formules aussi générales. Dommage, peux faire mieux.

  26. Sam said

    Quel bonheur de lire ce debat, la preuve que tous le monde n’est pas d’accord, et c’est ce qui fait ce monde.
    Ce monde ou chacun a un avis, une pensee, une appartenance a une religion.
    Au fil du temps et grace ( a cause) a la mondialisation et aux medias, les hommes n’ont plus de valeur humaine, morale mais plutot se cree un carapace pour integrer un genre, un style.
    Une sorte de schyzophrenie, voir meme de personnage ideal que l’on cree soi meme a travers ce que l’on voit et on entend.

    Mais doit on etre un electron libre ou appartenir a une elite oui une elite nous sommes elitiste en nous, le fait d »apartenir a un groupe different des autres voila le probleme.

    Pourquoi demander a quelqu’un son origne sa religion et son travail, vous remarquerez que ce sont les premieres questions quel’on pose a une personne que l’on ne connait pas pas, et devinez quoi, la suite de la discussion avec cet inconnu dependra de la question posee.
    Ce que je veux dire par la, c’est qu’on categorise,on classifie les gens par leur image et non pas par leur reelle valeur.

    Et si un jour on vivrait tous ensemble sans meme connaitre le metier et le niveau social de chacun voir meme sa religion, les choses seraient bien plus simple. Une sorte d’osmose, d’equilibre entre les hommes.

    Les hommes oui, un monde ou on ne dira pas celui la est libanais riche celui la est francais celui la est noir, celui la aime le hezbollah l’autre est chretien, l’autre est maronite du Liban…

    Un monde equilibrer, sans sectes, sans classes, sans categorie san ELITE.

    On pense tous appertenir a une elite, que ce soit au lycee (mermoz ont est les meilleurs…)

    Cet esprit de competition, fait avancer malheuresement le monde.

    Le probleme ici n’est pas d’accuser les libanais ni leur maniere de vivre car soyons realistes aujurd’hui tous le monde vit presqu’ainsi, et pas que les libanais, on aurait pu faire le meme article sans citer d’origine et la tournure aurait ete totalement differente.

    Il ya donc une verite et une realite que Sonia souligne et constate.

    Mais ces libanais que j’appelerais les « chaneliser », n’ont jsutement pas de repere.
    Une faut a qui? aux medias? aux parents?

    Ce que je reproche au Senegal c’est juste le manque d’ouverture d’esrprit des gens et le sectarisme mais surtout ce train train habituel qui les noit dans la routine et qui les coupent du monde exterieur.

    Je ne suis pas un professionel de la langue francaise pour faire de si belles phrases bien tournees et avec les beaux adjectifs qui y vont! Mais j’espere avoir fait passer mon message (avec un clavier anglais vous l’aurez compris…)

    Sonia tu vised une goutte d’eau dans l’ocean.

    On pourrait peut etre continuer ce debat?

    La cause de cette maniere de vivre?

  27. C’est encore moi, j’ajouterais juste que t’as pas besoin d’aller loin pour trouver des miséreux, suffit juste de sortir ta tête hors de ta fenêtre, elle se trouve en bas de chez toi, (la misère n’a pas de couleur) donc même dans notre propre communauté certains souffrent, mais on en parle pas, on perds plus son temps à parler sur autrui,à propos de leurs ébats (culs) ou leurs nouveaux biens qu’ils se sont payés…

    Ces gens riches, je les appelle les « GOLDEN BOYS »
    J’en parle dans mon blog…
    (http://lucianofreeman13.skyrock.com/20.html)

    Extrait!

    Le golden boy, c’est le mec qui s’la pète friqué, quitte à péter plus haut que son cul, affiche sur lui sa réussite, en portant des Chaînes, bagues, et dents en or, sappés à la dernière mode, roulant avec des voitures de marque très cheres,
    C’est le fêtard, celui qui traînent à la lumière des spots tard le soir, où poussent les fruits défendus : l’orange mélangé au sky…et au lieu d’aller prier, il préfère allumer des cigares cubains roulés sur les cuisses de femmes à poil…

    Golden Boy veut briller quitte à briser ses potes, sa famille, il a oublié que l’air et l’eau plus que l’or sont précieux, dis lui que la Terre n’est qu’une étape, l’au-delà pour cap.
    Tandis que lui dors, dis lui que même les yeux fermés, tu continues de voir ce que le maître des matrices te permet, les rêves t’interpellent et le réveil te rappelle au devoir : la vie est un don de l’Eternel, de sperme au contact de l’ovule, de fœtus à nouveau-né, la mort n’est qu’un retour vers le royaume, comprends pourquoi certaines tombes de fleurs sont couronnés.

    Mais pour Golden Boy on ne vit qu’une fois, donc il met de côté ALLAH, la résurrection n’est pas de sa foi, l’offre et la demande sont sa loi, la bourse est son temple,
    Dis lui que même les loups font des louanges à DIEU, la gueule pointée vers la voie lactée.

    Quand les Hommes se lèvent, s’inclinent, et se prosternent. Golden Boy ne comprends pas…
    Freeman!

  28. Les esprits ne s’enflamment que chez ceux qui en sont dépourvus…

  29. Audyta said

    Je ne sais pas qui tu es, ce que tu as bien pu faire à Dakar pour te permettre de parler ainsi de choses que tu as si peu vu, mais saches juste que tu ne sais même pas de quoi tu parles! Derrière tout cet « artifice » se cache de nombreuses valeurs que tu ne peux même pas imaginer et que tu n’as surement pas vu ta difficulté à les repérer! La solidarité? elle est innée chez nous, de même pour la générosité..Les « libano-franco dakarois » comme tu le dis si bien, sont plus riches qu’une certaine partie du peuple c’est vrai mais en font profiter, le plus possible, les plus démunis…Quand on fait une bonne action, on ne cherche pas forcément à le montrer, cela fait partie de nos valeurs, on ne se vante pas de ce genre de choses car chez nous c’est un acte normal et quotidien: l’entraide n’a rien d’exceptionnelle, elle est juste naturelle.
    c’est tout ce que je tenais à te dire, sache que je n’ai aucune haine et durant toute la lecture de ton texte j’avais le sourire aux lèvres… Tu cherches à te donner un genre de « Gossip girl »? Trouve un autre sujet sur lequel t’acharner!

  30. meufdu35 said

    je suis de la jeunesse dorée mais je ne suis pas libanaise, tu parles de la communauté libanaise mais tu oublies les senegalais. parmi les riches, les français ne sont que 15% suivi des b libanais qui sont environ 25% des riches, et les senegalais 60%. la jeunesse dorée senegalaise(sexe drogue alcool)n’en a rien à foutre des pauvres. et ça c’est bien dommage. carré VIP au duplex, de la marijuana en tonnes, du champagne a flot, des filles qui dépensent en une journée a dakar city ce qu’un salarié moyen senegalais gagnerait et là encore mon calcul est bien avare des mecs identifiés par la marque de leur voiture (louée)… dans cette vie là les pauvres n’ont pas leur place, la drogue fait partie du quotidien et le sexe n’en parlons même pas (dédicace aux filles de mermoz mariste et jeanne d’arc, les deesses de la sexual way of life. je fais partie de la jeunesse dorée mais j’en ai honte./

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