Night dropping…etc.

août 19, 2008

Paris et moi on fait la paire. De bar en bazar, on se perd dans un dédale d’absconds couloirs ou salles plafonnées, de boudoirs cocotte ou de charmants taudis.  

La nuit à paris est mieux qu’ailleurs, car on est toujours ailleurs. Entre mesure et démesure, on s’emmourache, se claquemure, se fait violence, descend des litres de champagne rosé et fumons des vogue montées sur porte cigarette. Tantôt en stilettos tantôt en bottes en daim indiennes, on fait de nos nuits des tableaux de gouache psychédélique. Paris brouille les codes, les masques se superposent, les charmants jeunes hommes sont psychopathes, les slovaques extravertis de riches businessmen, les jolies cocottes d’improbables intellos. Et nous nous brouillons les pistes. Noircis de khôl nos yeux enflamment les comptoirs, alcoolisées nos veines qui embrassent demain, le cœur en bandoulière, la force rage qui bouillonne savamment pendant que l’on peaufine notre déhanché.

Paris est l’enfant terrible des noctambules. On le chérit, on le sermonne, on le met au défi, de nous remplir encore de douce folie. Toujours, encore, un peu d’espoir.

 Chaque soleil qui tombe nous ouvre les portes d’une nuit d’inconnu. On ne sait pas qui il y a derrière le bar, ni qui se cache sous le comptoir.

L’échafaudée commence par un Pinot noir au Tourville où les riverains du 7ème écument leurs derniers soupirs. Au Zinc, on grignote tapenade sur tapenade, en buvant la carte des vins. Au Murano, on boit dans des tubes à essai des vodka fruit rouge déconcertantes sur chaises montées sur ressort et lit de marbre sur fond de cheminée. Au Sullivan on se fraie un passage au milieu des hard rockers d’irish music. A l’experimental coctail club, on s’ennuie ferme au milieu des pétasses qui commandent des champagnes piscine et des HK. A l’étienne marcel, on regarde passer la faune. On peaufine notre bronzage en terrasse et on fait nos ongles dans le bus en pensant à la soirée qui s’annonce.

Nos soirs se dissipent dans une folie douce, parfois rock’n’roll parfois slowly, troubadours des nuits, nous errons et nous rions des codes, qu’importe d’où tu viens, tes yeux m’en diront bien assez… De volutes en ivresses, nous repeignons nos jours à la lueur des verres brisés et nous dansons, chétives, sur d’impossibles songes.

 

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